Martino ne réussissait pas à se sortir de l'esprit les deux jeunes amants qu'il avait vus à la cabane de la rivière. Il utilisait souvent sa "mémoire" pour les revoir et s'excitait comme à la vue d'un porno, et se masturbait devant ce spectacle. Mais il désirait un homme, il devait en trouver un. Il recommença à les "regarder" mais il ne savait toujours pas comment en attraper un. Il avait essayé avec ceux de la rivière mais sans résultat.
En rentrant le soir du gymnase, quand il traversait le parc, il regardait toujours au alentours, plein d'espoir, mais il ne revit jamais personne attendre sous les réverbères. Mais il ne pouvait pas savoir que c'était seulement une coïncidence si le prostitué était venu dans le parc plus tôt que d'habitude, et que le client était aussi venu plus tôt. Il ne savait pas qu'ils apparaissaient aux abord du parc vers dix heures, et qu'après, le parc était plein de couples et de trios qui baisaient, pour l'argent ou le plaisir, ou les deux. Pour tout dire, Martino ne savait même pas ce qu'était un prostitué...
Son seul jeu était de "regarder" les hommes, et parfois de leur faire avoir une érection avec ses "caresses". C'était un piètre réconfort. Il pouvait toujours donner une érection à son voisin, mais il ne se masturbait pas à chaque fois. En plus, il n'était pas si excité par le corps de Roberto.
Un soir, au gymnase, il remarqua que Carlo, un garçon qui lui plaisait et qui s'entraînait aux mêmes heures que lui, sortait plus tôt que d'habitude. Intrigué, il jeta un coup d'œil dans le couloir et le vit rentrer dans le solarium. Les toilettes étant mitoyennes, Martino s'enferma dans un des box et utilisa sa "vision". Carlo était seul dans la pièce. Il avait allumé les néons mais ne s'était pas déshabillé. Martino en fut encore plus intrigué. Bientôt on frappa à la porte. Carlo ouvrit et le moniteur de judo entra en souriant et dit quelque chose. Il verrouilla la porte derrière lui et étala un grand tissu sur le sol. Ils se déshabillèrent tous deux, se couchèrent sur le sol et Carlo commença à caresser et embrasser le corps du moniteur.
Martino n'aurait jamais imaginé ça de la part d'aucun d'eux, et fut surpris et captivé en les regardant. Le moniteur avait un membre de taille remarquable qui devint bientôt, droit et dur sous les caresses du garçon. Carlo se pencha sur la ferme colonne de chair et commença à la lécher avec habileté. Il donnait de grands coups de langue au gland, puis léchait de haut en bas le pieu turgide, agaçait les testicules gonflés du bout de la langue, revenait à l'extrémité frémissante, la léchant comme une sucette. Il s'attarda sur le gland, avant de tout gober d'un coup, la faisant glisser jusque dans sa gorge. Il devait garder la bouche grande ouverte pour la prendre, et ne pouvait malgré cela prendre que la moitié du puissant pal.
L'homme était toujours couché avec une expression ravie, laissant le garçon faire le travail. D'une main, il s'attardait sur le membre rigide de Carlo, pendant que de l'autre, il lui poussait un doigt entre ses petites fesses, excitant le petit trou dissimulé. Le couple continua un moment de cette façon jusqu'à ce que Carlo se sépare de l'autre et s'installe à cheval sur ses hanches, abaissant son corps pendant que l'autre tenait d'une main la verge dressée vers le haut. Carlo se mit en position, passant son sillon au-dessus de la pointe dressée jusqu'à ce qu'il sente le bon endroit, et se laissa soudainement glisser, s'empalant de lui-même.
Martino observa la scène avec de grands yeux, incrédule à l'idée que le jeune homme puisse sans effort apparent prendre en lui un tel outil. Quand les fesses de Carlo furent bien pressées contre le pubis de l'homme, le garçon utilisa ses bras et ses jambes comme des ressorts pour monter et descendre, s'empalant lui-même. Carlo se soulevait lui-même, soulevant lentement son bassin presque jusqu'à perdre contact, puis il se laissait retomber soudainement, s'empalant de nouveau.
Depuis l'endroit où Martino regardait la scène, Carlo lui tournait le dos, et donc il ne pouvait pas voir l'expression du garçon ni celle du moniteur, et il était déçu, mais il avait une belle vue sur le membre qui apparaissait et disparaissait entre les fesses écartelées de son compagnon. La scène brutale était stimulante et Martino commença à se masturber, sans détourner le regard. A présent, l'homme avait saisi le jeune par les hanches, comme pour le conduire, réguler son mouvement. Chaque fois que Carlo redescendait, l'homme donnait une forte poussée pour mieux l'empaler, plus profondément. Même s'il ne pouvait pas voir leurs expressions, Martino pouvait imaginer leur plaisir à l'énergie qu'ils y mettaient. Martino n'était pas attiré par le moniteur, même s'il admirait son membre imposant, et son corps magnifique, mais il aurait voulu faire l'amour avec Carlo, dont il aimait la figure, le corps et la personnalité.
Soudain, ils parurent s'immobiliser, et l'homme tint le jeune serré contre son bassin et commença à trembler. Il était en train de jouir. Ils restèrent ainsi, tendus mais immobiles, jusqu'à ce que Carlo se relève lentement et se retourne. A présent, Martino voyait de profil le pénis dressé de Carlo, beau, d'une taille normale. L'homme se mit à genoux, face au garçon, l'attrapa à deux mains par les fesses, et l'attirant à lui, ouvrit les lèvres et poussa tout le membre dans sa bouche. Puis Carlo commença à pousser rapidement son bas-ventre d'avant en arrière, baisant la bouche vorace qui le suçait.
Martino devina qu'il jouissait quand il le vit se tendre et pousser son membre dans la bouche du moniteur. Il constata avec surprise que ce dernier avalait tout, et semblait apprécier. Quand Carlo eut fini de se vider de sa semence, et que les tremblements se calmèrent, l'homme s'écarta d'un air heureux, se léchant les lèvres comme un gourmet qui vient de goûter un met délicieux. Il se leva, face au garçon, prit sa figure entre ses mains et ils s'embrassèrent longuement. Martino lâcha à son tour sa semence dans la cuvette des toilettes, s'imaginant à la place du moniteur.
Ils se rhabillèrent, se donnant un long baiser brûlant, puis ils quittèrent le solarium. Martino s'arrangea, remit en place slip et pantalon, et revint au gymnase. L'entraîneur de judo parlait avec un autre garçon comme si de rien n'était et Carlo se consacrait à ses exercices. L'entraîneur salua son collègue et sortit sans jeter un regard à Carlo qui ne le regarda pas non plus. Martino observait Carlo et, surtout maintenant qu'il savait qu'il était gay, il sentait monter son désir pour lui. Il ne fit rien ce soir-là, mais une idée s'était fait jour en lui.
Le soir suivant, dès qu'il vit entrer Carlo, il alla vers lui et lui dit, "Salut, Carlo. Viens, je te paye un café."
Les clients du gymnase se payaient souvent mutuellement des cafés et Carlo accepta tranquillement.
Quand ils furent seuls en face de la machine à café, Martino lui dit, "Dis-moi, Carlo, toi et l'entraîneur de judo, vous êtes ensemble ou c'est juste des fois ?"
Carlo le regarda avec un regard médusé et dit, "Quoi ? C'est quoi, ces conneries ? Tu es fou ?"
Martino secoua la tête en souriant, lui tendant son gobelet de café. Puis il glissa une autre pièce et dit, "Non, je sais que vous le faites dans le solarium."
"Arrête, ne dis pas n'importe quoi ! On ne fait que bronzer. Comment tu peux penser des choses pareilles ?"
"Des choses pareilles ? Non, non, je sais qu'il se couche et que tu t'assois sur sa grosse bite pour te la mettre, et après, il te suce et avale tout." lui dit calmement Martino en prenant son café et en commençant à le siroter.
Carlo, figé comme une statue, le gobelet encore dans les mains, se défendit nerveusement, "Arrêtes ces conneries !"
"Allez, Carlo ! Il n'y a rien de mal si ça vous plait à tous les deux, non ?"
"Arrête. Tu n'es pas bien, dans ta tête !"
Martino sourit de nouveau, "Bois ton café. Non, c'est pas des histoires. Tu veux que je te décrive dans le détail tout ce que vous avez fait la dernière fois ?"
Carlo avala son café et jeta le gobelet, puis sur un ton moqueur, provoquant, il dit, "OK, supposons que ça soit vrai. Si tu en sais autant, dis-moi, à quoi ressemble celle d'Alfredo ? Qu'est-ce qu'elle a de particulier ?"
Martino ferma les yeux et la "regarda" de nouveau en détail. "Elle est à peu près longue et grosse comme ça, lui dit-elle en faisant le geste avec les mains, et il y a deux cœurs tatoués dessus, un rouge et un vert. C'est bon ?"
"Quand l'as-tu vue ?"
"La dernière fois, pendant que tu le suçais. Tu dis toujours que ce n'est pas vrai ?"
"Bon... mais tu veux quoi, nous dénoncer à tout le monde ?"
"Pourquoi je le ferais ?"
"Je te le demande."
"Il se ferait virer, non ? Et si ta famille savait..."
"Je suis majeur."
"Et alors ? Mais je ne pense pas le dire à qui que ce soit, à moins que..."
"A moins que ? "
"...que tu fasses l'amour avec moi. Tu me plais beaucoup, Carlo. Et ça fait longtemps que j'ai envie de le faire avec toi."
"Mais toi... tu es gay ?"
"Est-ce que je te demanderais, sinon ? Qu'en penses-tu ? Tu es d'accord ?"
"Mais je... Je suis avec Alfredo depuis un an."
"Je ne te demande pas de le quitter. Juste de le faire avec moi."
"Mais si je te dis que je n'ai pas envie ?"
"Ben... quelqu'un pourrait découvrir pour vous et... tu sais ce qui pourrait se passer, non ?"
"Tu me forces à le faire avec toi."
"Et bien j'espérais que tu le ferais avec moi par plaisir, pas de force. Je suis si laid ? Je pensais que j'étais plutôt pas mal, au contraire..."
"Où et quand ?"
"On pourrait aller maintenant dans le solarium."
"Non, Il verrait qu'on n'est plus là et il nous y trouverait. Je ne veux pas qu'il le sache. Ça lui ferait du mal. Je ne l'ai jamais trompé, jusqu'à maintenant.
"Alors dis-moi où et quand."
"Je ne sais pas."
"Quand nous partirons, viens avec moi dans le parc. Il y a des endroits discrets où personne ne va. J'y passe presque tous les soirs et c'est toujours désert."
"Mais ce n'est pas dangereux ?"
"Non, et même la nuit, on peut voir si quelqu'un vient. Bon alors ce soir, d'accord ? On ira ensemble, d'accord ?
"Je crois que je n'ai pas le choix."
Martino était déjà excité, mais ils revinrent dans la salle et firent tous leurs exercices, en s'ignorant. En réalité, Martino ne perdit pas Carlo de vue, et remarqua que quand le moniteur de judo, Alfredo s'approcha et lui murmura quelque chose, le garçon secoua la tête. Martino vit la surprise chez l'homme et décida "d'écouter".
"... aujourd'hui ?"
"Non, je n'ai pas envie, excuse-moi."
"Il y a quelque chose qui ne va pas ?"
"Non, non, c'est juste... une autre fois, s'il te plait."
"Bon, comme tu voudras." répondit le moniteur, laissant le jeune et retournant vers le tapis de judo.
Martino était satisfait.
Quand ils quittèrent le gymnase, Carlo le suivit silencieusement. Martino essaya de le faire parler sur le chemin, mais garçon ne répondit que par monosyllabes.
Ils entrèrent dans le parc et trouvèrent un endroit retiré. Martino demanda, "Ça te va ?"
"Oui. Qu'est-ce que tu veux faire ?"
"Faire l'amour avec toi..."
"Faire l'amour ? Baiser, tu veux dire." répondit l'autre, maussade.
Martino haussa les épaules, "Comme tu veux. Viens, Carlo, baissons nos pantalons."
Martino, terriblement excité et ému, mit la main sur le pénis de son beau compagnon, pendant toujours mollement entre ses cuisses musclées. Sa main tremblait. C'était la première fois qu'il touchait un homme de manière si intime ! Il le caressa, le palpa, le stimula jusqu'à ce qu'il le sente avec plaisir gonfler dans sa main. C'était chaud, doux, et de plus en plus dur.
"A toi, fais-le-moi aussi," dit-il, son excitation augmentant à mesure de ses sensations.
Carlo obéit. La main de son compagnon sur son membre rigide le fit sursauter. Il frissonna involontairement. C'était une merveilleuse sensation. Il ressentait enfin ce dont il avait rêvé, ce qu'il avait désiré pendant des mois. C'était un homme, beau, jeune, à moitié nu, et ils allaient faire l'amour. La masturbation était une pâle imitation, un palliatif. Ça, c'était bon ! Cette main chaude qui le serrait, qui le palpait, ce membre palpitant dans sa main, et...
"Tu veux me baiser d'abord ou je commence ?" demanda Martino, la voix pleine de désir.
"Tu y vas... Moi, j'aime pas la mettre."
"Mais tu aimes te faire sucer, non ? Alors d'abord je vais la mettre dans ton petit cul, et ensuite je te sucerai, d'accord ?"
"Comme tu veux..."
Martino le fit se tourner, cracha dans ses doigts pour lubrifier son anus, se rapprocha et pointa son membre, dur comme du granite, entre les petites fesses dures. Il trouva le trou caché, sentit sa douce chaleur et commença à pousser. Tout d'un coup, il ressentit une intense chaleur envelopper son gland, un fourreau étroit entourer son membre et il s'enfonça dedans. Le réceptacle humide de Carlo l'accueillait. Martino était profondément troublé. Son rêve devenait réalité, enfin, il baisait un homme ! Ses mains s'égaraient sur la poitrine, le ventre de Carlo, puis une s'égara sur son sexe et il aima le sentir battre. Il commença à pomper le cul de son compagnon en rythme et sentit le plaisir le saisir de plus en plus fort. Il était en plein délice, enchanté, c'était intoxication, exultation, bonheur, volupté, une fête !
Il sentit son corps se tendre, tous ses muscles se contracter avec une force inattendue, une vigueur inconnue, une énergie primitive. Il se sentit près d'exploser, et ses poussées se firent plus fortes, plus désespérées, presque comme s'il cherchait à le pénétrer de tout son corps et pas seulement de son membre brûlant.
Finalement, comme si une secousse de haute tension avait couru de sa nuque à ses orteils, il se vida dans son compagnon, haletant de plaisir. Puis il s'immobilisa, essoufflé, repu, satisfait. Ça avait été un moment vraiment merveilleux de jouir de cette façon, avec un homme, dans un homme. A cet instant, Carlo fut pour lui tous les hommes dont il avait rêvé, l'homme initial, l'Adam universel. Le brûlant réceptacle de l'orgasme incroyable était le Paradis Terrestre. Quand il se sépara de son compagnon, Martino se sentit presque désespéré.
"C'était merveilleux, Carlo ! Tu sais que tu es mon premier homme ?"
"Ah, vraiment ?"
"Oui, et ça m'a tellement plu, vraiment. Maintenant, je vais te sucer, comme ça tu pourras..."
"Non, ça n'a pas d'importance. Je préférerais partir, si j'ai fait tout ce que tu voulais."
"Mais... ça t'a plu ?"
"Physiquement, oui..."
"Mais ?"
"J'aurais préféré le faire avec mon homme."
Martino était abasourdi. Pour lui, ça avait été si bon qu'il pensait qu'il en était de même pour son compagnon.
Alors, pendant qu'ils arrangeaient leurs vêtements, il dit, "Je ne veux pas te séparer de ton homme, je te l'ai dit. Mais je voudrais le refaire avec toi."
"C'est toi qui tiens le manche, non ? Je n'ai pas le choix, je pense."
"Et bien... J'espérais que tu aimerais, et que tu serais d'accord pour le faire encore. Je te l'ai dit, tu es mon premier homme. Je voulais tellement essayer, je ne savais pas avec qui, alors quand j'ai découvert que tu me plaisais, et que toi aussi... J'ai pensé que je pouvais en profiter."
"Exactement. En profiter. J'aime mon mec. Avec toi... ce n'est qu'une baise. Comment pourrais-tu me forcer à le vouloir ?"
Martino, après ça, réfléchit à ce que Carlo avait essayé de lui dire dans le parc.
Alors quand ils se revirent au gymnase, il l'invita pour un café et dit, "Carlo... si tu ne veux plus le faire avec moi... peu importe, je ne dirais rien à personne sur vous deux, je le jure."
"Ah bon ? Mais pourquoi ?"
"Et bien... J'ai eu tort de te forcer... Je l'ai compris. C'est que... Je le voulais tellement, je ne l'avais encore jamais fait, et..."
"Et tu as profité de ce que tu savais."
"Oui... Mais je comprends, maintenant. J'ai eu tort et je m'excuse."
"Après m'avoir baisé comme tu avais envie, comme une pute, dans le parc."
"Et bien, si je voulais, je pourrais recommencer, non ? A la place, je m'excuse."
"Et tu voudrais que je t'en sois reconnaissant ?" demanda Carlo, sarcastique en le regardant droit dans les yeux.
"Non... Pardonne-moi."
"Et bien n'en parlons plus, alors."
"Amis ?"
"Ben... Pas ennemis..."
"C'est mieux que rien..." murmura Martino.
Quelques jours plus tard, Carlo lui demanda, "C'était vraiment ta première fois, avec moi ?"
"Oui, pourquoi ?"
"Alors je suis le seul ?"
"Oui."
"Pourquoi n'as-tu pas d'ami ? Tu es beau mec. Et tu n'es pas désagréable, malgré... tout ça."
"C'est que... Je ne sais pas comment trouver un ami. Personne n'a écrit sur le front qu'il est gay !"
"J'espère que tu trouveras un ami, alors, et d'une façon plus honnête. Un ami, pas juste quelqu'un... et pas comme tu l'as fait avec moi."
"D'accord, mais comment ?" pensa Martino désolé. Je suis de retour à la case départ, sauf que maintenant j'ai eu un homme, finalement... Mais merde, qu'est-ce que c'était bon !"
Et Martino recommença aussitôt ses "exercices" avec la statuette.