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histoire originale par Andrej Koymasky


pin UNE CONTE DE FÉE ? CHAPITRE 10
PRÉLIMINAIRES PROGRESSIFS

Martino écoutait avec attention.

David ajouta, "Tu vois ce T-shirt ? C'est un cadeau de Claudio, c'est lui qui l'a dessiné... Pas mal, non ?"

"Alors je veux que tu l'enlèves !" dit avec sérieux Martino, avec une expression renfrognée.

"Tu es... jaloux ?" demanda David, un peu surpris.

Martino lui fit un sourire coquin. "Non, mais c'est une bonne excuse pour mieux voir ton corps." dit-il.

David lui sourit en retour, se leva, les jambes légèrement écartées, les bras tombant le long du corps, les mains posées sur le devant des cuisses. Il regarda son ami d'un air malicieux. Une de ses mains se releva et attrapa le bas de son T-shirt. Il le releva doucement jusqu'à ce qu'un de ses seins apparaisse. Pendant un moment, il eut l'impression que l'autre main allait caresser le léger renflement de sa braguette, mais à la place, elle remonta pour relever l'autre coté du T-shirt, découvrant l'autre sein. Puis David, croisant les bras il reprit le T-shirt et le souleva. Sa figure disparut progressivement derrière le tissu. Les aisselles apparurent avec les touffes de poils souples, puis les épaules, le cou, et peu à peu, la figure souriante réapparut. Le T-shirt tomba derrière David et se dégonfla mollement sur l'herbe.

David porta les mains à sa ceinture, comme pour déboutonner son jean, mais à la place, il glissa les pouces dans les passants de ceinture et posa les mains sur son entre-jambes.

"C'est mieux comme ça ?" demanda-t-il doucement à son ami.

"Ça commence à aller mieux," répondit Martino, admirant la large poitrine, les abdominaux finement ciselés, les petits tétons rose sombre, le nombril parfait.

David continua à le contempler d'un regard un peu narquois, "Au moins, ce pantalon n'est pas un cadeau de Claudio", dit-il.

"Pas le mien non plus. Enlève-le."

"Comme tu voudras," répondit le garçon et ses mains se remirent en mouvement, il déboutonna son jean un bouton après l'autre.

Quand la braguette commença à s'ouvrir, il aperçut le caleçon, décoré d'un motif irrégulier bleu et noir. Quand le dernier bouton fut ouvert, les mains de David empoignèrent le jean sur le côté et glissèrent sur les hanches. Il bougea légèrement son bassin et le jean tomba aux genoux. De la jambe, il le repoussa sur les chevilles, puis, un pied après l'autre, il en sortit.

Enfin, il se pencha et retira ses chaussettes, "C'est pas non plus un cadeau de toi," dit David avec légèreté.

Martino caressa des yeux les jambes longues et musclées, sur lesquelles il se tenait avec élégance, comme légèrement, sur la couverture étendue au sol.

"Et maintenant ?" demanda David.

"Tout," dit Martino dans un murmure passionné.

"Si tu me veux sans caleçon... tu dois le gagner, tu dois le mériter."

"Comment ?" demanda Martino du tac au tac.

"Tu dois me l'enlever."

Martino se releva sur les genoux et tendit la main, mais David, avec ce sourire fripon sur les lèvres, l'arrêta d'un mot, "Mais d'abord..."

"D'abord ?" demanda Martino, s'immobilisant et levant les yeux.

"D'abord, tu dois te déshabiller."

"Tu m'as déjà vu tout nu..."

"Absolument. C'est pour ça que je veux recommencer..."

Martino se leva. Il ne se déshabilla pas avec les mêmes mouvements lents et provocants que son ami. Il quitta rapidement sa veste qu'il laissa tomber par terre, puis déboutonna sa chemise, la sortit de son pantalon, et la jeta sur sa veste. La braguette suivit et il se pencha pour enlever son pantalon, qui alla rejoindre les autres sur le sol. Il enleva ses chaussettes et retira son slip de coton, qui se dégonfla à ses pieds. Il exhiba fièrement sa nudité, sa verge bandée au regard ravi de son ami.

"Maintenant, je peux ?"

David lui fit signe que oui et ajouta d'une voix douce, "Tu dois."

Martino tendit la main vers les hanches de David et, se mettant à genoux devant lui, il sortit de sa prison le membre frémissant qui se dressa, battant à chaque pulsation cardiaque, devenant encore plus gonflé, gros et beau, pointant vers le haut, vers la figure de Martino. Il le regarda fasciné, puis effleura de la main la glorieuse érection et en approcha, les lèvres entrouvertes. Puis David se pencha vers lui, éloignant son bassin et, l'attrapant par les bras, il le releva sur ses pieds.

"Nous avons toute la journée," lui dit-il gentiment.

"Ça pourrait ne pas suffire.." soupira l'autre.

"Alors il y aura les suivantes."

Leurs poitrines se touchèrent, et ils frissonnèrent de plaisir.

"On va prendre des coups de soleil. J'ai apporté de la crème solaire. Je vais t'en mettre, et puis tu m'en mettras..."

Les mains de David commencèrent sans attendre à étaler la crème douce sur la peau de Martino en un délicieux massage. Avec de tendres caresses, il passait sur chaque millimètre de sa peau, délicatement mais avec assurance, adresse. Elles insistaient sur les points les plus sensibles, faisant naître des frémissements de plaisir. Tout son corps était à présent couvert de le crème protectrice, sauf ses fesses et son sexe. David s'en occupa du postérieur ferme, d'abord par de longues caresses circulaires, puis du sillon, de haut en bas, et enfin, le doigt trouva le trou palpitant. Martino tremblait, pensant devenir fou de plaisir. On ne l'avait jamais caressé ainsi. Et enfin les merveilleuses mains de David arrivèrent pour étaler précautionneusement, délicatement la crème sur la verge et les testicules de son ami. A présent, Martino tremblait comme s'il avait la fièvre.

David se remit sur ses pieds, tenant toujours le membre tendu et les testicules, et se pencha en avant pour l'embrasser. Martino écarta les lèvres, accueillit sa langue, et rendit le profond baiser, brûlant, intime. Puis, sans rien dire, David lui tendit la crème solaire et Martino commença immédiatement à lui en appliquer.

C'était merveilleux de finalement toucher ce corps magnifique, totalement offert à son admiration, à son désir brûlant. Comme c'était excitant pour ses doigts, et parfois pour toute sa main, de glisser sur la peau soyeuse qui couvrait les muscles d'acier, souples à présent dans le langoureux abandon que provoquait le passage de ses mains. Qu'il était beau d'explorer, sous l'excuse de l'huile solaire, le moindre pli, le plus petit creux, chaque muscle, chaque courbe de ce corps de rêve. Martino pensa confusément qu'il n'aurait pas su dire ce qui l'excitait le plus, toucher ou être touché de cette façon.

Au loin, un coucou lança son appel, et la brise répondit par une douce risée. Le soleil, haut dans le ciel, faisait resplendir les deux corps nus comme ceux des athlètes grecs, trente siècles auparavant, qui graissaient leurs corps avant les compétitions en l'honneur du Dieu Soleil à Delphes.

Le ciel, bleu comme un vitrail de cathédrale médiévale, se réfléchissait dans les yeux des deux garçons, enivrés de la beauté de l'autre. Le parfum de leur désir réciproque inondait l'air. Un papillon les effleura mais s'éloigna pour ne pas troubler l'enchantement qui était apparu.

Martino à son tour se consacra au membre de son ami, avec un soin infini et une amoureuse attention.

La voix de David résonna, légère et mélodieuse. "Voilà, maintenant le soleil peut nous admirer, mais pas nous avoir."

Martino reposa la bouteille, et répondit en écho, "Nous admirer et nous envier."

Se souriant et se tenant les mains, ils bougèrent à l'unisson, et s'embrassèrent de nouveau.

"Je n'ai jamais éprouvé un désir aussi intense, murmura Martino.

"Moi non plus, vraiment."

Ils se tournèrent, pleins de joie, pour admirer le large panorama qui s'étalait majestueux devant eux. Ils se sentaient comme les rois de la terre.

"Ça serait bien de rebâtir ce chalet, et de vivre ici... pour toujours." soupira Martino

"Il y fait très froid, en hiver." dit doucement David.

"Je te réchaufferai avec mon amour," répondit Martino.

"Mais..." dit soudain David d'une voix vibrante.

Martino le regarda un peu surpris, et revit le regard gouailleur de son ami.

"Mais ?" le pressa-t-il, curieux.

"Il faut bien qu'on nourrisse ces corps, tu ne crois pas ?"

Martino opina en souriant. David se sépara de lui et ouvrit un autre coffret.

"Et voilà ce que Matteo a préparé pour nous." Et il commença à énumérer les plats variés qu'il y avait dans chaque boîte.

Ils les disposèrent sur une petite nappe que David étala sur l'herbe, à côté de la couverture, posant dessus tout ce dont ils avaient besoin, et se mirent à manger.

"Lorenzo sait pour nous, c'est ça ?"

"Oui."

"Et Matteo ?"

"Bien sûr. C'est pour ça qu'il a préparé de si bonnes choses. Et ils trouvent tous les deux que c'est bien qu'on essaye de..."

"De se mettre ensemble, j'espère."

"Oui. Et ils m'ont souhaité bonne chance."

"Mais je croyais que tu m'avais dit qu'aucun d'eux n'était gay."

"Moi non plus, je ne suis pas gay," dit sereinement David, et alors, sous le regard interrogateur de son ami, il ajouta, "Et toi non plus, tu n'es pas gay. Tu es Martino. C'est seulement que David plait à Martino et que Martino plait à David. Tu comprends ?" dit-t-il avec un large sourire.

"Pas d'étiquette, c'est ça ?"

"Exactement. On n'est pas des trucs à vendre. On est des hommes."

Pendant le repas, leur excitation se calma, mais pas le bonheur d'admirer l'autre, d'être à ses côtés. Ils mangeaient lentement, savourant cette nourriture, décidant quoi garder pour le dîner. Et ils parlèrent. Ils s'étaient déjà raconté leurs vies, mais dans les grandes lignes. A présent, ils donnaient des détails, pour mieux se connaître. Ils se posaient les questions, écoutaient les réponses.

A un moment, David vit la petite statue dans l'herbe. Il la prit dans la main et la montra à Martino. "Tu penses toujours que je lui ressemble ?" demanda-t-il.

Martino prit le petit David dans sa main, la regarda puis regarda le corps de son ami et lui dit, "Une ressemblance frappante. Mais tu es l'original. La statue de Michel-Ange n'est qu'une tentative d'imitation."

"Surtout sa queue ! Il n'a pas su la copier. Regarde, même maintenant, même au repos, elle est plus grosse, plus belle que celle qu'a sculptée Michel-Ange, pas vrai ?"

"Oui, c'est vrai," dit Martino. Il prit la statue et leva le bras comme pour la jeter dans le vide.

Mais David l'arrêta. "Non, donne-la moi, ne la jette pas. Pauvre petite statue ! Après ce qu'elle a fait pour toi... pour nous."

"A présent que j'ai l'original..." dit doucement Martino, mais il tendit la statuette à son ami.

David se leva et glissa la statue dans une niche entre deux pierres du mur.

"Là ! Tu restes là, petit David. Raconte aux pierres, au vent et au soleil l'histoire de notre amour. Qu'il est né ici, devant toi."


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