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histoire originale par Andrej Koymasky


pin UNE CONTE DE FÉE ? CHAPITRE 11
LE RITE BRÛLANT DE L'AMOUR

Assis sur le sac de couchage déployé, Martino regardait David. Quand son ami se tourna vers lui, il lui tendit la main dans une proposition muette de s'asseoir à ses côtés. Leurs doigts se croisèrent et il attira doucement David à lui. Ils s'enlacèrent et leurs corps bougeaient, souples et tendres, se mélangeant. Leurs bouches assoiffées descendirent entre les jambes de l'autre, vers les membres triomphants, de nouveau tendus, brillant dans le soleil, et ils s'unirent dans un merveilleux soixante neuf. Chacun était affamé de l'autre, prêt à le porter aux plus hauts sommets du plaisir. Leurs mains se cherchaient, leurs doigts se croisaient de nouveau. Leurs membres, solides comme la roche, durs et forts, goûtaient les délices d'une bouche vorace et accueillante, presque comme pour une première fois.

Ils étaient couchés sur le côté, une jambe posée sur la couverture et l'autre pliée, le pied posé derrière l'autre genou, relevée pour mieux s'offrir à l'autre. Ils étaient à présent fermement unis, chacun dans l'autre, leurs bassins ondulaient dans un lent mouvement de va et vient, ils formaient un ensemble de totale harmonie.

Passée l'impétuosité après l'attente de cette intimité tellement désirée, de ce premier contact, ils revinrent face à face. Parallèles, unis dans un profond baiser, les torses serrés l'un contre l'autre, les érections se cherchaient, se frottant dans un duel amical, leurs mains passaient encore et encore sur les larges dos, lisses, sur les reins puissants, fouillant entre les cuisses nerveuses, les fesses tendues, cherchant le point le plus tendre, chaud et sensible de l'autre. Et leurs trous se faisaient insistant : Viens, je te veux ! Et leurs doigts répondaient, prépare-toi, celui que tu veux arrive.

Ils voulaient tous deux s'offrir à l'autre en premier.

"Prends-moi..." chuchota David.

"Toi d'abord..." murmura Martino

"Fais-moi tiens !" insista Martino.

"Prends-moi..." répéta David.

L'attente mutuelle fit un peu retomber la tension. Ils se regardaient dans les yeux, heureux. A présent assis l'un en face de l'autre, ils effleuraient leur poitrine, leurs flancs et leurs ventres, caressaient les membres durs et dressés, avec un désir infini.

"Quel dommage que nous ne puissions nous prendre simultanément", murmura David, en admirant les formes de son compagnon.

"Vraiment dommage", répéta Martino en écho toujours plus attiré par lui.

"L'un de nous doit être le premier, mais lequel ?" demanda David à mi-voix.

"Toi. Tu as quinze jours de plus. Et tu m'as remarqué dix jours plus tôt, alors ton désir a brûlé plus longtemps," dit Martino en lui souriant tendrement. Sans lui donner le temps de répondre, il se coucha sur le dos et fléchit les jambes sur la poitrine, s'offrant totalement à David.

Son ami caressa les petites fesses dures et tendues, puis se glissa sur la couverture, approchant son bassin des formes douces. Son membre parfait effleura le trou palpitant et s'y posa, comme un colibri vibrant, une abeille qui vient butiner la fleur la plus suave. Martino frissonna à cet instant plaisant. Les portes de son château n'attendaient que d'être poussées pour s'ouvrir à la fougueuse invasion. Enfin le bélier poussa en avant et les portes cédèrent.

Comme David poussait le bassin en avant, il se sentit glisser doucement dans la chaude étreinte du trou palpitant et pulsant. Il poussa, poussa encore et pénétra de plus en plus profondément. Et Martino le recevait avec des frissons de joie. Il sentait le membre entrer, majestueux et fier, comme un roi qui prend possession de ses terres.

Lorsqu'il fut complètement en lui, David changea de position. Il souleva le bassin de Martino et se mit à genoux pour pouvoir donner plus d'énergie et de précision à ses poussées. Ils se souriaient avec tendresse et David entama enfin un mouvement lent mais puissant de va-et-vient, régulier, sans hâte, pour prolonger leur intense plaisir. Il voyait que cela plaisait aussi à Martino. Par instant, ils s'embrassaient, se caressaient, pendant que David continuait son infatigable mouvement. Progressivement, les mouvements de David se firent plus énergiques, plus déterminés, pourtant chargés de tendresse virile. Et Martino sentit avec joie que son ami, plus qu'il n'était pris, se donnait.

Enfin, David, la voix rauque d'émotion, murmura, "Je viens, Martino, je viens... oh, mon amour... je... je jouis..." et il se poussa plus à fond et se vida en lui avec de longues et fortes contractions, le tenant fermement par les hanches, jusqu'à ce que la crue se soit passée.

Se détendant progressivement, David regarda Martino dans les yeux, et s'y perdit. "Mon amour," murmura-t-il, "Oh, mon amour... mon amour..."

Martino prit autant de plaisir dans ces quelques mots que dans l'étreinte qui avait précédé. Comblé, il attendait que David soit totalement détendu en le caressant.

Ce dernier se retira de lui tout doucement, puis, se couchant sur le dos, il s'offrit à son tour à Martino, "Et maintenant, prends-moi, je t'en prie."

Martino se prépara à le satisfaire. Se plaçant entre les jambes de David, il les caressa tout en les posant contre sa poitrine, puis il plaça ses chevilles sur ses épaules. David lui saisit le membre et le guida vers son trou. Martino appuya légèrement et le sentit frémir.

"Tu m'as appelé mon amour, tout à l'heure, quand tu étais en moi," lui murmura-t-il en commençant à s'enfoncer en lui.

"Oui, parce que j'ai senti que je t'aimais comme je ne pourrais aimer personne d'autre au monde." répondit David en le recevant en lui avec reconnaissance.

"Moi aussi, je t'aime, David !" dit Martino heureux, en le pénétrant plus profondément.

"Oui, je le sais, je le sens !" répondit encore David, attirant joyeusement son ami à lui pour le faire rentrer encore plus profondément.

"Et je veux te le dire de tout mon corps, aussi longtemps que nous vivrons," murmura Martino, et il se mit à basculer le bassin d'avant en arrière, et d'instinct il fit tourner ses hanches pour donner plus de plaisir à son ami.

"Oui... dis-le moi... comme ça..."

"Oui, je t'aime. Je suis à toi, tu le sens ?"

"Oui, c'est bon. Moi aussi, je suis à toi !"

"Mon David !"

Il goûtait à présent sa présence en lui, la façon dont il sentait les muscles se tendre sur les reins de Martino à chaque poussée. Il aimait la sensation de ce pieu vigoureux qui le massait à l'intérieur de coups à la fois forts et délicats. Le soleil donnait des reflets d'or à la peau de Martino et la faisait briller à chaque mouvement.

Ils continuèrent à faire l'amour dans un silence enchanté, totalement absorbés, se caressant mutuellement d'un regard amoureux et des mains, avec une émotion croissante. Martino, lui aussi, versa enfin sa semence dans une danse de jets enflammés. Il déchargea en David avec un orgasme long et puissant. Enfin, ils se couchèrent ensemble, haletants, les membres enlacés, baignés par les rayons du soleil déclinant, caressés par une brise légère et parfumée. Heureux et encore unis, ils se détendaient.

"Je t'aime..." murmura Martino

"Je t'aime..." reprit David en écho.

Ils se séparèrent. Leurs verges dégonflées reposaient à présent entre leurs cuisses puissantes, ajoutant leur beauté à celle des corps. Haut dans le ciel, un avion passa silencieusement, traçant sa longue ligne blanche étroite qui se dissipa en petits nuages dans lesquels les deux garçons purent lire leurs noms réunis.

"Sais-tu combien je suis heureux ?" demanda Martino.

En réponse, David lui pressa doucement la main, toujours enlacée avec la sienne.

Un long et tendre moment s'écoula. Puis David se leva et s'étira en ondulant, sensuel.

"Viens voir, Martino, je veux te montrer quelque chose."

Quand son ami arriva à ses côtés, David montait sa longue-vue. Puis il remarqua qu'il regardait sa montre.

"Qu'est-ce qu'il y a ?"

"Il est 3 heures 28... attends..."

La longue-vue faisait un angle d'environ trente degrés avec le sol, pointée vers la rivière, vers un groupe de maisons.

"Tu veux me montrer quoi ?"

David régla la longue-vue, regarda de nouveau sa montre, "Il est 3 heures et demie. Regarde, c'est le stade du village. Chaque samedi, le gardien ouvre le vestiaire et les athlètes vont se préparer pour le match de foot. L'équipe locale, des amateurs..."

"Mais je m'en moque, du foot..." protesta Martino.

David poursuivit comme s'il n'avait pas entendu l'objection. "La longue-vue est dirigée sur la fenêtre des douches. Du sol on ne voit rien, mais d'ici, quand il fait beau et qu'ils ouvrent les fenêtres, comme aujourd'hui... Tiens, regarde dedans !"

Martino ferma l'œil gauche, et plaça le droit devant l'oculaire. Dans le champ de vision, il y avait des larges fenêtres par lesquelles on voyait à l'intérieur. Un mur intérieur séparait les douches en deux, et de chaque côté, les joueurs des deux équipes étaient nus sous les jets. C'étaient tous des athlètes de leur âge, un spectacle plus qu'agréable, un festival de nudité.

David murmura à son oreille, "Tu vois ? Moi aussi, j'ai ma vision spéciale..."

"Mais j'ai juré d'arrêter de faire le voyeur !" protesta Martino tout en continuant à observer les corps nus.

"Pas moi. Je pense que la nudité est belle. Tout le monde devrait vivre nu, si le climat le permet. On ne devrait s'habiller que pour se protéger du mauvais temps, pas de la vue des autres. Personne ne devrait avoir honte de son propre corps."

"Ben... les vieux et les moches, quand même..."

"Non, l'âge a son genre de beauté. Et celui que tu trouves moche est peut-être beau aux yeux d'un autre. Non, ça serait beau de vivre nu, comme les tribus d'Afrique ou d'Amazonie, avant que les blancs ne soient venus leur apprendre à avoir honte de leur nature. Et tu crois qu'ils avaient des problèmes de vieux ou de moches ? C'est un faux problème, et je pense que c'est nous, les blancs, qui l'avons créé. Regarde ces garçons. Est-ce qu'ils ne sont pas tous beaux, même les moches ?"

"Mais ce sont des sportifs, leurs corps sont tous bien faits."

"C'est vrai, et on prend plaisir à les regarder. Mais si nous étions habitués à la nudité, je pense qu'on dirait, celui-là me plait, mais pas celui-ci, plutôt que, il est beau ou il est laid. Tu vois ce que je veux dire ?"

"Oui, je crois," dis Martino en quittant la lorgnette et en regardant son ami. "Mais je préfère te regarder toi," et il lui sourit d'un air doux et coquin.

"Moi aussi, mon amour. Mais en regarder d'autres m'aide à réaliser à quel point tu es mieux."

"Mieux ?"

"Bien sûr. Nu, tu es beau, c'est un fait esthétique. Mais au-delà de ça, ta nudité à moi, pour moi. Je la connais de tout mon corps, pas seulement des yeux. C'est comme quand tu regardes des journaux avec des photos d'hommes nus. Beaucoup sont beaux, plus même que ton aimé, mais lui est différent, parce qu'il t'implique totalement. Je t'aimerais même si tu étais moins beau, parce que tu resterais pour moi le plus beau. La vraie beauté, ce n'est pas seulement une question de justes proportions, de courbes harmonieuses. La vraie beauté vient du cœur, des yeux des gens qui s'aiment. C'est une chose spirituelle."

Martino acquiesça pensivement mais répliqua, "Quand même, la première chose que tu vois chez un homme, c'est sa beauté physique. Tu m'as vu nu et tu t'es senti attiré vers moi."

"Si j'avais vu une photo de toi, j'aurais pensé, Comme il est beau ! Mais je n'aurais pas ressenti l'envie de te connaître. Tu m'as attiré par un mélange de détails. L'aspect physique n'est qu'un des nombreux facteurs. La façon dont tu bougeais, dont tu te séchais, tes yeux brillants, la courbe de tes lèvres, tout ça. Et puis il y avait ta voix, tes regards, tes silences. En plus, tu ne m'as pas vu nu avant de commencer à te sentir attiré par moi."

"Tu étais beau, quand même."

"Tu dis qu'il y a cette incroyable ressemblance avec la statuette de David. En es-tu tombé amoureux ?"

"Bien sûr que non. La statue est belle, je veux dire qu'elle représente un bel homme mais ce n'est pas une vraie personne."

"Exactement. Tu es tombé amoureux de moi, à cause de la manière dont je t'ai dit salut, de mon regard sur toi. Mon bel aspect peut avoir attiré ton attention, mais ça peut être arrivé à cause du son de ma voix ou de la lumière que tu as vu dans mes yeux ou de la forme de ma braguette, de ma main, d'une réflexion sensée, d'un simple geste. Mais aucune n'aurait suffi à ce que tu tombes amoureux, n'est-ce pas ?"

"Certainement. Tu as tout ce que tu viens de dire, et plus. Oui, je crois que tu as raison. Même les gens que je trouve moches ont quelqu'un qui les aime, quelqu'un qui a vu des choses que je n'ai pas vues. Peut-être que voir des millions de corps nus nous aiderait à mettre en perspective l'importance de la beauté physique."

"Exactement."

"Et puis, c'est bien d'être nu comme ça, à côté de celui que tu aimes, en pleine nature."

"Oui."

"Mais quand tu venais ici, tout seul, tu te mettais toujours tout nu ?"

"Toujours, au moins tant que le temps le permettait."

"Mais si quelqu'un était arrivé ?"

"Ça aurait été son problème, pas le mien. Si me regarder l'avait gêné, il n'aurait eu qu'à partir. Sinon, il aurait pu continuer à me regarder."

"Ça ne t'aurait pas gêné d'être observé par un inconnu ?"

"Pourquoi ? Je n'ai honte que si je fais quelque chose de mal. Je ne fais de mal à personne quand je suis nu."

Ils étaient assis côte à côte, leurs corps se touchaient légèrement, goûtant cette intimité particulière qui naît entre deux corps qui se sont unis dans les rites brûlants de l'amour. Ils parlèrent de nombreuses choses, sans voir passer le temps.


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