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histoire originale par Andrej Koymasky


pin CONTES DE PLAGE 6 ème CONTE
AU CŒUR DE LA NUIT

Les Balzini sont une famille très unie, le père, la mère et les deux fils, Carlo dix-neuf ans et Luca, dix sept. Chaque été, ils vont tous au bord de la mer, berceau familial du père, et où, au centre du bourg, ils ont une petite maison bordée d'un étroit jardin. Les deux garçons ont leur chambre au rez-de-chaussée, côté jardin, et les parents à l'étage.

Carlo est secrètement gay. Il s'en est aperçu à quinze ans. Il n'a pas de copain. Quand l'envie est trop forte, il sort sous le prétexte de voir ses copains, mais en fait, il part draguer. Comme il est beau gosse, il trouve presque toujours quelqu'un qui l'accroche et le ramène chez lui. Carlo aime beaucoup se faire prendre, mais aussi faire des pipes. Si on le suce, il est content mais il ne le cherche pas. Et puis être actif ne le tente pas tellement.

L'année passée, il a eu peur que Luca ne se doute de quelque chose. Il a posé des questions bizarres. Rien de direct, mais... Bien trop personnelles. A un certain moment, comme Luca n'arrêtait pas, et qu'il était du plus en plus embarrassé, en difficulté, il a mis une claque à Luca, et dit, "Arrête tes histoires de pédé, je déteste les pédés."

Après, il s'en était voulu de sa violente réaction, d'avoir été brutal avec son frère, il aimait son frère... Et puis Luca avait bon caractère, il avait boudé quelques jours, et puis tout était rentré dans l'ordre.

Il ne pouvait évidemment pas aller draguer dans le bourg, c'était trop petit, et tout le monde se connaissait. Alors parfois, le soir, étendu nu sur son lit, il se masturbait en rêvant à d'improbables aventures. Il ne manquait pas de phantasmes...

Ce soir, il est étendu sur son lit dans le noir, entièrement nu comme d'habitude, les jambes largement ouvertes, les yeux fermés et se masturbant lentement, profitant des sensations qu'il se prodigue. Soudain, il entend un petit bruit à la fenêtre. Il ouvre les yeux et découvre une silhouette debout dans la faible lumière qui vient de la rue.

Il se redresse et demande d'une voix inquiète. "Qui c'est ?"

La silhouette est fine, on dirait un homme nu, et il distingue un slip de bain à rayures noires et blanches, et une masse de chevaux bouclés.

La silhouette dit, "Chut !", saute à l'intérieur sans un bruit, et s'approche du lit.

Inconsciemment Carlo empoigne toujours fermement son membre dans son poing, mais quand il voit la silhouette s'approcher, il se prépare à sauter de son lit.

L'autre avance au centre de la pièce en répétant "Chut !" et sa main descend pour toucher Carlo entre les jambes.

"Mais que diable..." dit Carlo d'une voix étouffée.

La main attrape son sexe. Carlo essaye de la repousser. Mais la silhouette (il ne peut en distinguer les traits, mais c'est évidemment un homme, et jeune) baisse la tête vers l'entre jambe de Carlo et, avant qu'il ait pu dire un mot, commence à le sucer avec décision.

"Oooh..." s'exclame Carlo mais s'immobilise. L'autre le suce et il sait y faire. "Oooh..." Carlo gémit et commence à se détendre, excité. L'autre lui chatouille les seins. "Oooh..." murmure Carlo toujours couché, s'abandonnant au plaisir que l'inconnu lui donne. "Oh oui..." Carlo soupire en commençant à lui caresser le dos.

L'autre lui donne un plaisir intense. Qui qu'il soit... ce n'est pas un voleur, évidemment, comme il l'a craint un moment... ou c'est un voleur de sexe... il est vraiment bon, un professionnel...

L'autre enlève son maillot de bain et monte à genoux sur le lit. Alors Carlo peut voir le gros mandrin tendu, il en frissonne, il le veut en lui... Il écarte largement les jambes entre lesquelles l'étranger (bienfaiteur), s'agenouille. Carlo relève les jambes contre sa poitrine, une offre claire qui n'a pas besoin d'être expliquée. Mais l'autre continue à le sucer, il n'a pas l'air de comprendre.

"Baise-moi !" implore Carlo d'une voix basse mais claire. "Baise-moi, allez !" répète-t-il saisi par un désir intense.

L'étranger abandonne le membre de Carlo, saisit ses fesses à deux mains, les relève un peu, les écarte, approche sa belle queue.

"Attends..." murmure Carlo, il prend de la salive et l'étale soigneusement avec ses doigts deux ou trois fois, "Vas-y !" se recouche et attend avec impatience.

L'autre avance, pointe avec décision sur la cible, et commence à pousser.

"Oooh !" gémit Carlo se sentant heureusement écartelé.

"Chut !" intime l'autre, et il reprend sa poussée.

C'est vraiment fantastique, la taille idéale, pense Carlo, ni trop petite, ni trop grosse, ni trop courte ni trop longue... et elle rentre si bien, frottant les bords de son canal brûlant, juste pour lui procurer du plaisir sans la moindre gêne. Quel plaisir !

Ce visiteur inattendu quoique bienvenu, est à présent tout en lui. Il s'arrête, change de position, et au lieu de partir d'avant en arrière, il commence à bouger son bassin en un cercle parfait, lui donnant un plaisir incroyable. Merde, qu'est-ce qu'il est bon ! Carlo et littéralement en extase. Un tel baiseur, ça vaut le coup... le Prix Nobel de poésie !

Les mains du visiteur bienvenu touchent Carlo avec art sur les points les plus sensibles, pendant que la queue puissante s'active en lui, l'envoyant dans les étoiles. Il n'a jamais été aussi bien baisé, pense Carlo, se sentant au paradis. Il caresse le corps fin et musclé qui lui donne tellement de plaisir. Et il se demande vaguement qui peut être cet artiste de la baise.

Il frissonne, s'agite, tremble de plaisir, caressant le corps vigoureux, les jambes nerveuses et regarde les boucles, à peine dérangées, qui cascadent sur la tête de son dominateur. Il a l'impression de rêver, il est si excité, heureux. Il sent le visiteur inconnu se raidir, vibrer comme une cloche, puis il le sent se contracter et finalement commencer à répandre en lui sa lave, ses jets de magma, et enfin Carlo aussi éjacule, tant son plaisir est intense.

Puis l'autre se retire, lui donne une dernière caresse légère, agile et rapide, il quitte le lit, remets son maillot de bain avec les larges bandes noires et blanches, et va à la fenêtre.

"Non, attends, qui es-tu ?" demande Carlo assis sur le lit, mais l'autre est déjà sur l'appui de la fenêtre.

"Non, attends, je veux te connaître..." murmure Carlo, en sautant de son lit et en courrant à la fenêtre.

Il se penche, il n'y a personne ! Comment est-ce possible ? Comment a-t-il disparu ? Il scrute encore et encore, mais il n'y a plus trace de l'apparition. A l'exception de la plaisante sensation qui persiste au bas de son dos. Il se caresse là, perplexe (bien qu'heureux), il regarde encore le sol, à gauche, à droite, en haut, et puis il retourne sur son lit... Qui peut bien être ce visiteur muet ?

Il a du mal à s'endormir. Il cherche à comprendre. Cette silhouette lui semble vaguement familière, mais qui a une telle tignasse brune, bouclée. Et puis qui a cette fabuleuse queue, qui lui a fait tant de bien ? Ce n'est pas qu'il connaisse la taille de celle des autres. Il y a un temps fou qu'il n'en a pas vu d'autre que celle de son petit frère...

Quelqu'un, ici, dans le village à découvert son secret... Pour entrer si confiant dans sa chambre, c'est quelqu'un qui le connaît bien... Mais pourquoi ne pas rester, ne pas dire son nom, rester caché ? Il couvrirait la route d'or, pour lui, il se donnerait sans réserve...

Le lendemain, il ne pense qu'à ça. Son frère le voit songeur et lui demande ce qui se passe.

"Rien." répond-il d'un ton sec. Heureusement, Luca n'insiste pas.

Le soir, il attend. Cette nuit-là, il ne dort presque pas, se réveille au moindre bruit, espérant que c'est le visiteur de la nuit passée. Mais l'aube arrive, et rien ne se passe. Pourquoi n'est-il pas venu ? Il a été retenu ? Il doit trouver qui c'est, lui dire qu'il sait, et qu'il veut le revoir...

Toute la journée, Carlo observe attentivement. En commençant par ses amis, mais aussi les connaissances, et même les inconnus... Peut-être un touriste téméraire... Mais personne n'a cette tignasse bouclée, personne n'arbore un slip de bain a larges bandes noires et blanches, personne ne le regarde d'une manière particulière... Et puis le corps, un peu plus large que celui de son frère, un peu plus grand. A peu près de sa taille, il dirait. Mais il a clairement vu la silhouette, elle était claire. Il n'a pas pu distinguer les détails de sa figure, à part cette lueur particulière qui brillait dans ces yeux pendant qu'il le prenait.

Peut-être qu'il ne reviendra pas, pense tristement Carlo le soir, en se couchant. Il regarde avec regret, avec envie, la fenêtre grande ouverte... Il s'endort à deux heures du matin.

Il se réveille en sursaut. Il est là, et il le suce !

"Tu es revenu..." dit Carlo plein de joie en essayant de s'asseoir.

"Chut !" fait l'autre d'un air péremptoire en le repoussant.

Carlo regarde et voit que l'autre a déjà enlevé son maillot. Il tend la main et palpe le doux, vigoureux instrument déjà complètement érigé. Il se tire doucement à lui, il veut le sucer. L'autre devine, monte par-dessus sa poitrine et lui présente sa puissante lance qu'il se dépêche de lécher, d'embrasser, de sucer avec des bruits sonores.

"Chut !" intime l'autre.

Puis l'autre ressort des lèvres et s'introduit entre les jambes de Carlo. Il comprend et les relève volontiers. L'autre se baisse et lèche le trou palpitant, lubrifiant soigneusement avec sa salive. Carlo frissonne. Les boucles chatouillent plaisamment ses cuisses relevées. Puis l'autre se rassoit, il est prêt. Carlo retient sa respiration... L'autre s'enfonce vigoureusement en lui... et il est subitement au paradis.

Mais quand c'est fini, il tente inutilement de le retenir, de lui demander de rester, de lui dire qui il est. Il disparaît.

Carlo est déterminé à découvrir qui il est. Son imagination lui suggère un plan. Il ne peut certainement pas essayer de l'immobiliser, de se battre avec lui. Ses parents pourraient entendre, penser à un voleur, descendre et ça serait encore plus embarrassant, et stupide. Il le perdrait pour toujours. Il ne peut pas non plus allumer la lumière, l'interrupteur est a côté de la porte, loin du lit. Une lampe de poche... Mais le jeune homme ne veut pas être reconnu, il serait furieux et ne reviendrait pas. Non, il doit utiliser la ruse, pas la force.

Le jour suivant, il va dans une droguerie. Il demande de l'encre indélébile pour tissu.

"Ça marque aussi la peau ?"

"Oui, vous devrez porter des gants de caoutchouc. Mais en trois ou quatre jours, en utilisant un bon savon, ça s'en va de la peau." répond le vendeur.

"Très bien." dit Carlo satisfait.

Le petit flacon de teinture huileuse dans la poche, il rentre content à la maison.

Ce soir, il prépare sur la table de nuit une petite soucoupe avec quelques gouttes de teinture. Un beau violet, intense. Pendant que l'étranger le prendra, il mettra un doigt dedans et touchera son dos. Et le jour suivant...

Mais l'étranger ne se montre pas, ce soir là. Et pas le suivant ni le troisième. Carlo ne perd pas espoir, et chaque soir, il prépare soigneusement la petite soucoupe. Il sent qu'il va revenir.

Enfin le jour suivant, au cœur de la nuit, il est de nouveau réveillé de la même plaisante façon. Tout se déroule à merveille. Quand enfin il le prend, avant de perdre complètement le contrôle (comme il sait que cela va arriver) il met en œuvre son plan. L'inconnu est marqué. Il peut à présent se laisser complètement aller et en profiter. Satisfait, il se laisse aller aux merveilleuses sensations que l'autre sait lui procurer.

L'inconnu le prend avec vigueur, s'agite en lui avec art. Carlo aime et sent que l'autre profite à fond de son cul. Il lui caresse les seins, le corps et le pénètre puissamment en rythme. C'est un corps jeune, viril, plus que plaisant. Et finalement l'inconnu le remplit de nouveau de sa crème chaude en quelques poussées puissantes dont profite Carlo qui jouit à son tour.

Comme d'habitude, l'étranger disparaît rapidement, silencieusement. Carlo n'essaye même pas de le retenir. Il sourit pour lui-même et s'endort immédiatement, satisfait.

Le matin suivant, Carlo a le bout de l'index droit violet. Longuement, il le lave soigneusement. La couleur passe un peu, devenant marron ou plutôt aubergine. Mais encore parfaitement visible.

"Qu'est-ce que tu as au doigt ?" demande son frère.

"Rien. De l'encre. Un vieux stylo qui fuit."

"Ah..." dit le frère, en avalant le mensonge.

Sur la plage, tout le monde est à moitié nu. Carlo regarde attentivement le dos de chacun, spécialement ceux aux cheveux bouclés, mais aussi ceux qui ont des cheveux ondulés. Le visiteur inconnu de la nuit peut s'être crêpé les cheveux pour ne pas être reconnu. Evidement, il ne regarde pas ceux avec les cheveux plats comme lui et son frère. Mais personne ne porte la moindre trace d'encre violette sur le dos.

Il n'abandonne pas si facilement. Tôt ou tard, il découvrira qui il est. Oui, il a vraiment eu une bonne idée... La journée s'écoule. Dans la soirée, il rentre à la maison pour le dîner. Puis il va se doucher. Demain, il trouvera qui c'est et si besoin il le marquera de nouveau, pense-t-il. La teinture sur son index est clairement visible.

"Carlo, dépêche-toi, il faut aussi que je me douche !" crie Luca de l'extérieur.

"Oui, une seconde, j'ai presque fini..." grince Carlo, un peu énervé.

Il sort, Luca entre. Il ne porte que son short et des claquettes. Et sur son dos nu, Carlo peut voir la marque violette !

Tandis que la porte se referme, Carlo reste immobile. Il sent la tête lui tourner. Ce n'est pas possible, les cheveux... et il n'a pas de maillot de bain à larges rayures noires et blanches. Et puis il était plus grand... Mais la marque, juste là où il l'a touché... exactement la couleur... Ça expliquerait comment il disparaît si vite, il n'a qu'à se glisser par la fenêtre voisine, celle de sa propre chambre...

Quelques secondes, il reste là, sans bouger, comme hébété. Non, ce n'est pas possible... les cheveux... à moins que...

Il se secoue, va d'un pas décidé dans la chambre de son frère. Il commence à fouiller dans les affaires. Mais rien... Il hésite, dérouté. Il décide de reprendre sa recherche, soigneusement, en regardant dans toutes les cachettes... Lui, où cacherait-il des trucs pareils ?

Et voilà. D'un sac de tennis curieusement gonflé, il sort le slip de bain à larges bandes blanches et noires et une perruque bouclée, brune. Il la reconnaît, c'est celle qu'utilisait leur mère quelques années auparavant...

Il se laisse tomber sur une chaise, une des deux "pièces à conviction" dans chaque main et les regarde sans les voir. Ainsi donc, le baiseur fantastique de ses nuits... son frère Luca... C'est pour ça qu'il n'a jamais dit un mot... Quel professionnel de la baise, son petit frère ! Et pourtant il avait l'air plus fort, plus grand, plus musclé... juste une impression ? Ou le fait de la voir en contre-jour, avec si peu de lumière ?

De toute façon, il n'y a pas de doute, c'est évident, c'est vraiment lui.

Il entend la porte s'ouvrir. Luca entre et s'arrête, médusé, et regarde son frère qui porte les deux objets accusateurs dans la main. Les deux frères se regardent un bon moment. Luca reste silencieux, retenant sa respiration... Carlo se lève, Luca tremble visiblement.

Carlo s'approche de lui, jette les deux objets sur le lit, le pousse de côté d'un air sévère et sort... Mais sur le seuil, il se retourne et dit, "Ce soir, tu n'en auras pas besoin... Je t'attends dans ma chambre. Ne me déçois pas, petit branleur !" Il lui fait un clin d'œil, lui sourit et s'en va.


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