logoMatt & Andrej Koymasky Home
histoire originale par Andrej Koymasky


pin CONTES DE PLAGE 9 ème CONTE
LA RÉVISION

Le conseil municipal avait décidé d'améliorer le service aux touristes, et de rendre obligatoire pour tous les maîtres-nageurs comptant moins de cinq ans d'expérience la participation à des cours spéciaux pour renouveler leur licence. Ils obligèrent les maîtres-nageurs les plus jeunes à s'inscrire aux cours. Au total ils étaient onze.

Aujourd'hui pendant le cours de secourisme, il y a un cours sur le bouche-à-bouche. L'instructeur expose d'abord la théorie, puis fait une démonstration et tous les étudiants essayent sur un mannequin.

Puis il dit, "Bien. Maintenant, mettez-vous par deux et essayez ensemble."

Quelqu'un proteste, "Je vais devoir poser ma bouche sur une de celles-là ? Si au moins c'était une fille..."

"Tu ne dois pas l'embrasser, imbécile, mais lui faire du bouche-à-bouche." répond l'instructeur et tout le monde rit.

Mais les bons mots fusent, peut-être pour dissiper le malaise que beaucoup ressentent.

"J'essayerai à la maison avec ma femme..."

"Et moi avec ma copine !"

"Et puis je parie que tu lui apprendras la réanimation au bouche-à-queue !"

"Bien ! Tu comprends vite !"

Mais ils commencent l'exercice.

Alfredo se retrouve en binôme avec Donato. Ils ont tous deux vingt deux ans, ils sont amis d'enfance et ont été à l'école ensemble.

"C'est toi qui fais le mort, Alfredo."

"D'accord... Je suis assez mort ? Allez, embrasse-moi... Tu es le prince charmant et moi la princesse endormie dans les bois."

Riant, Donato se place sur lui, à genoux au-dessus de sa poitrine, puis pose sa bouche sur celle de son ami. Il souffle, et avec ses jambes et ses bras, il appuie sur les poumons, souffle, appuie...

Alfredo, sous lui, s'aperçoit d'un détail bizarre ou plutôt embarrassant. Son membre est en train de durcir... le contact des lèvres ? Les mains de son ami sur sa figure ? Mais c'est comme ça, Donato est un homme, et il l'excite. Il espère juste que ça n'est pas visible, ou que son ami ne le sente pas. Et puis il se rappelle, quand ils étaient gamins, pendant plusieurs mois, lui et Donato s'étaient branlés mutuellement, des jeux de gosses, mais à présent ?

"Changez !" annonce l'instructeur.

Pendant un moment, Donato se baisse, et Alfredo sent que son ami bande aussi. Pendant qu'ils échangent leurs positions, il pense confusément, "Mais alors... ça a le même effet sur lui ! Peut-être même sur les autres..."

Maintenant, il est au-dessus de Donato. Il lui prend la tête dans les mains et commence... Pendant quelques instants, il se sent tenté de l'embrasser, de plonger sa langue dans la bouche de son ami... Mais il se dit qu'il n'est pas aussi débile et s'applique sérieusement sur l'exercice. Mais son érection ne cède pas...

Après le cours, ils sortent, et dans la rues les blagues à propos de ces exercices reprennent. L'un après l'autre, les étudiants se saluent et rentrent chez eux. Les maisons de Donato et Alfredo sont à deux pas l'une de l'autre.

"Dans trois jours, ça sera l'examen final... Tu révises, cet après-midi ?

"Oui, bien sûr."

"Très bien, je viendrai chez toi, on révisera ensemble."

"Comme quand on allait à l'école..." dit Alfredo avec un sourire.

"Oui, exactement..." sourit aussi Donato et il ajoute, "A quatre heures, d'accord ?"

"Oui, très bien, je t'attendrai."

Et dans l'après-midi, ils révisent ensemble dans la chambre l'Alfredo.

A un moment, Donato demande d'un air détaché, "Tu veux aussi refaire du bouche-à-bouche ?"

Alfredo le regarde d'un air légèrement surpris. Il n'en voit pas le besoin, mais quand même... "Oui, d'accord. Juste un moment, que j'étale une couverture... Voilà ! Qui fait le mort ?"

"Toi." Répond Donato d'un air décidé.

Alfredo se couche. Donato s'installe au-dessus, se penche et lui prend la tête entre ses mains, applique sa bouche sur celle de son ami et commence. Alfredo, immédiatement est pris d'une forte érection. Et il pense que son ami est peut-être dans le même état. Alors il tend la main et la lui passe entre les jambes, sur le paquet, attendant sa réaction, prêt à en rire, "Allez, c'est qu'un jeu !"

Mais Donato ne repousse pas la main, ne sursaute pas, il ne dit rien... A la place, il pousse sa langue dans la bouche d'Alfredo, et le bouche-à-bouche se transforme en un long baiser brûlant. A présent, Alberto le palpe soulignant de la main son érection. Donato frémit fortement. Sans un mot, Alberto commence à lui déboutonner le short. Il l'ouvre, passe la main sous l'élastique et attrape le membre nu et dur de Donato. Son ami gémit. Alfredo le masturbe. Il tremble. Puis il lâche la bouche de son ami, relève un peu la tête et le regarde dans les yeux. Alfredo arrête de le masturber, attendant, mais ne retire pas la main du beau membre de son ami.

"Bon Dieu, Alfredo, tu fais quoi ?" demande Donato à voix basse, troublé.

"Comme on faisait gamins..." murmure son ami.

"Oui, mais alors... on s'embrassait pas."

"On était des gamins... On est adulte..." dit Alfredo en serrant légèrement dans sa main l'évidence virile et turgide de son ami.

"Mais... c'est pas mal ?"

"Pourquoi ?" demande doucement Alfredo

"On est deux hommes."

"Et on aime ça, non ?"

"Oui, mais..."

"Et on est amis, non ?"

"Oui..."

"Et bien alors ? Laisse-toi aller. Moi je veux."

"Moi aussi... Et puis après tout."

"Viens..." murmure Alfredo en passant ses mains sous le T-shirt de son ami, lui caressant les côtés, le dos.

Donato recommence à l'embrasser, presque violemment. Ils frottent leurs corps l'un contre l'autre, se touchent, se caressent. C'est comme s'ils étaient tous deux pris de fièvre. Ils sont nus, couchés sur le côté. Leurs membres se frottent, durs et palpitants, l'un contre l'autre. Donato passe la main entre leurs corps, saisit les deux membres ensemble, et les masturbe avec vigueur, pendant qu'ils échangent un autre profond et brûlant baiser.

Alfredo note avec joie que Donato prend grand plaisir à ce qu'ils font, tout comme lui, d'ailleurs, et que, comme tout néophyte, il y met un véritable enthousiasme. Donato explore le corps de son ami, en cherche les points les plus sensibles. Il découvre vite qu'Alfredo frissonne dès qu'il lui effleure les seins, alors il plonge les sucer, les lécher, les mordiller et se réjouit d'arriver à exciter son ami. Alfredo s'abandonne à ces agréables sensations.

Donato est penché sur lui et sa bouche continue à lui exciter les tétons, mais ce faisant, ses mains lui explorent le corps, lui caressent le sexe et le bas-ventre. Alfredo, à présent couché sur le dos, écarte un peu les jambes pour donner meilleur accès aux mains de son ami et gémit, en proie à un plaisir de plus en plus fort. Donato lui effleure les testicules puis, en dessous, la racine dure de son membre. Alfredo apprécie et écarte encore plus les jambes. Donato poursuit son exploration, sa main pousse plus loin, se glisse entre les fesses, et d'un doigt, teste le trou chaud de son ami.

Alfredo gémit bruyamment, "Oh, Donato, tu me fais mourir..."

"Tu aimes ?"

"Oui..."

"Là aussi, tu aimes ?" demande-t-il étonné en poussant son doigt dans la rosette de chair.

"Oui..."

"Ça te plait aussi comme ça ?" demande-t-il en commençant à enfoncer son doigt dans le trou brûlant, et le bougeant doucement.

"Oh oui..." gémit Alfredo. Lui aussi est surpris. " Merde, oui..."

Donato sent que son doigt a du mal à entrer, alors il le lubrifie avec de la salive et reprend sa pénétration. A présent, le doigt coulisse facilement sur plusieurs centimètres. Alfredo sursaute. Le plaisir est très fort, il ne pensait pas être si sensible à cet endroit. Donato essaye de le bouger un peu et sent son ami frémir.

"Dieu, comme c'est bon, Donato..." il soupire et écarte encore plus les jambes.

"Alors... j'essaye deux doigts..." dit Donato se sentant bizarrement excité à voir le plaisir que prend son ami.

Deux doigts... puis trois... puis...

"Oh, dieu, Donato... Qu'est-ce que tu fais ?" demande Alfredo, inquiet.

"Tu n'aimes pas ça ?" lui répond son ami, essoufflé, continuant à pousser son membre bandé dans le trou lubrifié de salive, comme un épieu.

"Oh dieu... oui... mais c'est trop... gros..."

"Mais c'est dedans..." dit Donato, déterminé à ne pas reculer. Maintenant c'est lui qui ressent un plaisir intense.

"O dieu, non... mon dieu... tu me fais mal..."

"Mais tu aimes ça..." insiste Donato, poussant avec une énergie croissante.

"Ouiii..." gémit Alfredo et il commence à se masturber rapidement.

Donato sourit avec convoitise et il pousse plus à fond, et quand il est à moitié dedans, il commence à pistonner son ami avec vigueur.

"Non, arrête... arrête..." supplie Alfredo, pris entre douleur et plaisir.

"Non, c'est trop bon..." murmure Donato, de plus en plus excité.

"Oui, mais ça fait mal..."

"C'est trop bon... répète Donato en augmentant le rythme, excitant les seins de son ami.

"Donaaatooo..." gémit l'autre, "nonn..."

"Siiiii..." souffle Donato et il commence à se vider dans les chaudes profondeur d'Alfredo qui se masturbe avec énergie et bientôt jouit à son tour, arrosant sa poitrine et celle de son ami d'une série de longs jets.

Donato s'écroule sur lui, hors d'haleine. Les deux amis se détendent doucement, parfois parcourus de puissants tremblements. Ils ont tous deux les yeux fermés. Donato sent son membre dégonfler progressivement, et sortir du canal chaud et palpitant de son ami.

Presque au même instant, les deux amis poussent un long et profond soupir

"Tu m'as fait mal..." lui reproche Alfredo, mais sans animosité, presque sur le ton d'un gamin boudeur.

"C'était si bon..." s'excuse Donato, mais sans oser regarder son ami dans les yeux.

"C'est vrai..." concède Alfredo en lui caressant la nuque.

Ils se séparent. Lentement, ils se rhabillent. Ils évitent de se regarder dans les yeux. Alfredo replie la couverture.

"Oh, mon dieu ! On a laissé la porte ouverte... Si quelqu'un était venu pendant que..." dit Donato, saisi.

"Les prochaines fois, on fermera à clé..." murmure Alfredo, attendant la réaction de son ami.

"Oui, bien sûr, ça sera mieux..." dit Donato, frémissant de plaisir à l'idée des prochaines fois...

Ils reprennent leurs révisions. Une gêne diffuse flotte dans l'air. Alfredo a une de ses mains sur la table, près du livre. Donato met la sienne dessus et le serre doucement. Alfredo retourne sa main et leurs doigts se croisent.

"Je t'ai fait très mal ?" demande Donato, sans le regarder.

"Ben... un peu... Mais c'était tellement bon..."

"Oui, c'était vraiment bon. Mais... dit-moi... ça veut dire qu'on est des pédés, toi et moi ?"

"Je ne sais pas, peut-être. C'est important ?"

"Ben... non... pas vraiment... Mais tu sais ce que les gens d'ici en pensent..."

"Ils n'ont pas besoin de le savoir. Si c'est bon pour nous... C'est bon pour toi ?"

"Oui, si c'est aussi bon pour toi."

Quand Donato retourne chez lui, avant de quitter la chambre d'Alberto, il prend son ami dans ses bras et l'embrasse sur la bouche. Leurs langues jouent ensemble un moment, ils ont tous deux les yeux clos, quand ils se séparent, Donato ébauche une caresse à son ami.

"A bientôt, mon ami. Demain, je reviens pour réviser..."

"Oui, bien sûr."

"Et... on fermera la porte..."

"Bien sûr."

"Je suis désolé de t'avoir fait mal, quand..."

"Ben ,c'était la première fois, mais après..."


Chapitre précédent
back
Couverture et table des matières
couverture
4eEtagère
Etagère 4
Chapitre suivant
next


navigation map
recommend
corner
corner
If you can't use the map, use these links.
HALL Lounge Livingroom Memorial
Our Bedroom Guestroom Library Workshop
Links Awards Map
corner
corner


© Matt & Andrej Koymasky, 1997 - 2008