Dario et Gino étaient amis de tout temps et même si Gino savait que son ami était gay, ça ne lui posait pas de problèmes. Dario n'avait jamais rien tenté avec lui. Cette année, ils sont venus ensemble sur la côte. Ils ont pris les livres pour préparer l'examen de troisième année d'histoire. Le matin, ils révisent ensemble quelques heures et l'après-midi ils vont s'amuser à la plage
Dario se fait bronzer. Gino est assis sous le parasol.
"Viens au soleil. Pourquoi venir sur la plage si tu ne bronzes pas ?"
"Je ne veux pas de coup de soleil, je préfère rester ici."
"Tu ne peux pas faire comme moi ? Mets de la crème solaire, tu ne risqueras rien."
"Non, ça va salir mes vêtements..."
"Mais non, tu n'as qu'à frotter assez longtemps, comme je fais."
"Ça me casse les pieds de me masser si longtemps, comme toi. Je préfère comme ça."
"Veux-tu que je l'étale pour toi ?" lui offre Dario.
Gino hésite, et puis il pense que s'il dit non, son ami pourrait penser que c'est parce qu'il est gay et qu'il ne veut pas qu'il le touche... il pourrait blesser son ami, le froisser et il ne le veut pas.
"D'accord, alors. Merci..." dit-il avec un sourire amical en étalant une serviette à côté de Dario et en s'étendant dessus.
Son ami prend la crème solaire, en verse sur ses mains et commence à masser son ami.
C'est agréable, pense Gino, et Dario ne fait rien pour faire de ce massage quelque chose de spécial. Gino en est reconnaissant à Dario mais ne dit rien. Les mains de son ami sont fortes et délicates à la fois, vraiment agréables. Grâce à l'huile solaire, elles glissent sur sa peau comme un tissu de soie. Son ami le masse longuement, sur tout le corps, évitant l'étroite zone couverte par son slip de bain, et donc ses parties génitales. Non, il ne fait vraiment rien pour transformer son massage en une caresse érotique. Dario est vraiment un chic type.
Plus tard, ils vont se baigner, et jouent ensemble dans l'eau. De retour sur la plage, ils s'allongent et discutent tout en se séchant. Puis Dario étale de nouveau l'huile solaire sur sa peau, avec le même long et agréable massage.
Quand le soleil commence à baisser et que l'air devient moins chaud, ils s'habillent et quittent la plage.
Le jour suivant, c'est Gino qui demande à Dario s'il veut bien lui étaler l'huile solaire. Les sensations qu'il ressent sont vraiment agréables. Gino ferme les yeux et en profite. Dario est vraiment bon, pense Gino. Peut-être est-ce parce qu'il a une sensibilité particulière pour le corps des hommes ? Et puis il pense qu'il est bête, qu'est-ce qu'il va imaginer ?
Le jour suivant, pendant que Dario lui passe l'huile solaire sur tout le corps, Gino se demande ce que son ami peut ressentir. Peut-être qu'il aimerait recevoir le même traitement, et c'est pour cela qu'il le fait si volontiers... Et quand bien même, quel mal y aurait-il à ça ? Masser, c'est tout sauf faire l'amour, non ? Après tout, s'il peut, juste en le massant, faire plaisir à son ami, c'est une manière comme une autre de le remercier de lui étaler l'huile. Alors, après, il propose à son ami de lui mettre l'huile solaire. Masser Dario lui donne aussi d'agréables sensations.
Au fond, nous sommes seulement des amis, se dit Gino une autre fois. Ça ne nous a jamais dérangé de nous déshabiller, même complètement, en face l'un de l'autre. Et même si je m'aperçois que Dario regarde mon outil, je fais bien sûr semblant de ne rien remarquer. Après tout, s'il aime me regarder, c'est parce qu'il pense que je suis bien fait, c'est une sorte de compliment.
Et puis il pense que la prochaine fois, ils pourraient aussi se doucher ensemble, après tout, ils pourraient mutuellement se frotter le dos. Je pense que ça lui ferait plaisir, j'avais tort de toujours l'éviter, de m'enfermer dans la salle de bain pour me doucher, de passer toujours après lui. Bien sûr qu'il l'a remarqué et peut-être cela l'a-t-il blessé. Il peut penser que c'est parce que je ne lui fais pas confiance, alors que c'est seulement parce qu'à la maison, j'ai l'habitude de m'enfermer dans la salle de bain. Mais sensible comme il est, il peut l'avoir interprété autrement.
Alors Gino, à partir de ce jour, commence à laisser la porte ouverte quand il se douche. J'ai bien fait, se dit-il, il n'est jamais venu, même pas pour jeter un coup d'œil ! Je suis plus tordu que lui, il n'y a même pas pensé. Même maintenant que la porte reste ouverte. J'ai été vraiment idiot, de m'inventer tant de problèmes. J'ai faussé la relation que j'ai avec lui. Heureusement qu'il a bon caractère, mon comportement ne l'a pas offensé. Le fait qu'il soit gay ne le rabaisse pas, non ? C'est un garçon comme les autres, comme moi.
Dario n'est même pas excité, note-t-il une fois, alors qu'il le masse avec l'huile, regardant à la dérobée la douce courbe sur l'avant de son slip de bain. Pourquoi devrais-je penser que parce qu'on est gay, on ne pense qu'au sexe quand on est avec un autre homme ? Et puis, à dire vrai, il est plus réservé que moi. Je me vante toujours auprès de lui de mes conquêtes et il m'écoute de bon cœur, mais il ne parle jamais des siennes... A-t-il un copain ? Avec qui fait-il l'amour ?
Dario prend sa douche... Je vais aller la prendre avec lui, décide Gino. Comme ça, il comprendra que je n'ai pas de préjugés, que je le considère vraiment similaire à moi.
"Je peux ?" demande Gino, depuis la porte.
"Bien sûr, entre." répond Dario, tout en se savonnant.
"Je pensais que si on se douchait ensemble, je pourrais te savonner et te laver le dos, et tu me le ferais..." dit-il en retirant short et sous-vêtements.
"Pas de problèmes." répond tranquillement Dario.
Ils se savonnent mutuellement le dos, puis chacun se savonne le devant, sa propre intimité, sans faire d'histoire. Gino est heureux d'avoir fait le pas.
Sur la plage, pendant que Dario, comme tous les jours, lui passe l'huile solaire sur la peau, Gino s'aperçoit qu'il lui est venu une légère érection. Et bien, pense-t-il, ce n'est pas surprenant. Dario a vraiment des mains expertes. Et c'est une sensation si agréable sur ma peau. Quand il me savonne ou alors quand je lui savonne le dos. Et puis pourquoi se limiter au dos ? Mais c'est vrai que pour le reste, on n'a pas besoin de l'aide d'un ami.
Sous la douche, Gino savonne le dos de Dario. Cette fois, sans y faire attention, il laisse descendre ses mains et lui savonne les fesses. C'est la première fois qu'il touche ses fesses. Elles sont fermes, agréables au toucher, pense-t-il avec un vague sentiment de plaisir. Oui, Dario est bien bâti, il a un beau corps, bien proportionné, la peau douce, il est fort. Il a aussi un bel outil, il doit l'admettre. Dieu sait combien de filles, à ma place, voudraient se mettre à genoux devant lui pour la sucer ou l'implorer de la lui mettre. Et peut-être, même quelques garçons feraient de même avec plaisir.
C'est une nuit très chaude. Ils dorment nus, seul le drap couvre leurs corps. Par la fenêtre, le lampadaire de la rue éclaire la pièce d'une faible lumière. Gino, à un moment, se réveille. Il se tourne vers le lit de son ami et comprend à sa respiration, profonde et régulière que Dario dort. Et puis il remarque que le drap est tendu entre les jambes de Dario à cause d'une vigoureuse érection.
Il ne l'a jamais vu bander, réalise-t-il, et il en est presque surpris. Comment est-elle ? Au repos, elle est pas mal, dure, elle doit être encore plus belle. Est-elle plus grosse que la mienne ? se demande Gino en quittant silencieusement son lit. Il se penche sur Dario et, doucement, fait glisser le drap du corps nu de son ami. Oui, il a un bel outil, et un beau corps. Je l'ai vu tant de fois, à la plage, sous la douche, mais maintenant il est couché là, devant mes yeux et je peux le contempler tranquillement, il est plus beau que jamais.
Il regarde la figure de son ami, détendue dans son sommeil, l'expression sereine, il est beau. Comme ses lèvres sont douces... pense-t-il confusément. Imperceptiblement, presque sans s'en apercevoir, Gino devient excité. Il se sent de plus en plus attiré par ce corps. Par ces lèvres douces, ces pectoraux forts et souples, ce membre vigoureux et fier. Maintenant Gino a noté son excitation et il en est troublé, alors il recouvre soigneusement son ami en espérant ne pas le réveiller et retourne dans son lit, perplexe de sa propre érection.
Le lendemain, tout se passe comme d'habitude, le si plaisant massage sur la plage, l'agréable douche à la maison... Ils se couchent, se souhaitent bonne nuit, mais Gino n'arrive pas à s'endormir. Il continue à penser au corps de son ami. Il sort de son lit, s'assure qu'il dort, le découvre. Dario n'a pas d'érection, comme la nuit précédente. Il en est presque déçu. Alors doucement, en tremblant presque, il pose la main sur le membre de Dario, et l'effleure. Son cœur bat la chamade. Son ami continue à dormir, alors il se hasarde à le caresser légèrement. Il veut le revoir en érection. Et voilà... elle se redresse doucement, palpitante, majestueuse. Dieu qu'elle est belle. Il regarde le ventre plat, la large poitrine, les lèvres douces. Gino est très excité. Il caresse encore la belle verge, chaude, et finalement turgide de Dario.
Il regarde de nouveau sa figure et ressent un choc. Dario a maintenant les yeux ouverts et le regarde. Gino sent la tête lui tourner comme s'il était soudain ivre.
"Je..." murmure-t-il, confus, embarrassé.
"Viens." susurre doucement Dario, sans bouger.
"Je..." balbutie Gino, en se penchant lentement vers son ami.
"Viens..." répète Dario, les yeux brillants.
"Je..." gémit Gino, et ses lèvres effleurent celle de son ami.
"Viens !" dit encore Dario dans un murmure.
Leurs lèvres se pressent, s'ouvrent, leurs langues se touchent, leurs bouches s'unissent en un long baiser passionné.
Comme en transe, Gino monte sur le lit de son ami, sur le corps de Dario et l'étreint étroitement, tremblant d'émotion.
"Dario ?"
"Je suis là..." répond-il à voix basse.
Leurs érections palpitent l'une contre l'autre, serrées entre leurs deux ventres tendus.
"Oh, Dario..." dit Gino, ému.
"Oui ?" l'encourage tendrement son ami, caressant affectueusement son corps frémissant.
"Je voudrais..."
"Chut... Non, ne dis rien... Tout va bien, tout va bien..."
Gino se laisse aller. Il ressent une grande douceur, un désir pressant pour le corps de son ami qui l'accueille entre ses bras et ses jambes, presque comme s'il voulait envelopper tout son corps. Il laisse Dario, le bercer, le toucher, le caresser, l'embrasser. En retour, il caresse son ami d'une façon de plus en plus intime. Les deux jeunes corps, frais, forts et doux se recherchent, s'explorent, leurs membres se mêlent sans fin. Ils s'embrassent avec une passion et un plaisir croissants.
Gino se sent bien, comme jamais auparavant. Le corps magnifique de son ami lui donne des sensations merveilleuses. Il se sent maintenant plus qu'heureux, reconnaissant. Dario le reçoit sans problème, fait tout son possible pour lui. Il sent que lui aussi doit donner à Dario au moins autant de plaisir. Pour la première fois, il sent que leur longue amitié est à un tournant. Quelque chose de spécial, d'unique, va leur arriver.
"Dario..." dit Gino d'une voix qui est une demande, une prière, une requête.
"Oui ?" dit Dario en l'encourageant, lui souriant tendrement, caressant ses joues d'une main douce comme un papillon.
"Je te veux..." murmure Gino, ému, et il sent sa gorge nouée par l'intensité de ses sentiments.
"Oui ?" murmure Dario en titillant ses petits seins érigés, le faisant frissonner de plaisir.
"Je te veux..." répète Gino en tremblant, perdu dans les yeux pleins d'affection et de compréhension de son ami.
"Oui ?" insiste Dario en caressant le membre dur et palpitant de Gino dans un massage délicieux.
"Je te veux... au fond de moi !" conclut enfin Gino, tremblant, d'une voix implorante.