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histoire originale par Andrej Koymasky


pin CONTES DE PLAGE 14 ème CONTE
APNÉE

Simon et Paola viennent de se marier. Ils n'ont que six mois de vie commune. Ils sont ensemble sur la plage. Ils sont beaux, tous les deux. Il a vingt six ans, elle vingt, ils sont élégants, le couple idéal, admiré, envié. Paola a un frère jumeau, Piero, qui est avec eux sur la plage. Piero et Simon partagent la même passion pour la chasse sous-marine. Ils vont souvent ensemble en mer, ancrent le canot et plongent avec leurs bouteilles et tout l'équipement, pas de harpons, mais une caméra étanche.

Arrivés au large, ils se préparent.

"Qu'est-ce que tu as ?" demande Piero à Simon.

"Rien..."

"Un rien qui se voit un peu trop... Tu ne te serais pas disputé avec Paola ?"

"Non..."

"Parce qu'elle faisait aussi une drôle de tête, ce matin... Qu'est-ce qui c'est passé ?"

"Rien." répond misérablement Simon.

"Allez, tu peux me le dire, non ? On est des amis, en plus d'être beaux-frères !"

"C'est juste que... Paola..."

"Qu'est-ce qu'elle a fait ?"

"Ce qu'elle n'a pas fait, plutôt !" répond Simon, maussade.

"Quoi ?"

"Je me demande pourquoi elle m'a épousé..."

"Vraiment ? Vous aviez l'air si heureux..."

"Oui... Je pensais qu'elle changerait..."

"Mais qu'est-ce qui ne va pas ?" demande Piero avec un sourire encourageant.

"Elle ne veut pas..."

"Elle ne veut pas quoi ?"

"Elle, avec moi... après qu'on se soit mariés... seulement quatre fois. Chaque fois, elle reste là, froide comme une statue..."

"Tu veux dire... au lit ?"

"Ouais !"

"Elle est... frigide ?"

"Exactement... Et elle me coupe l'envie, aussi..."

"Mais... avant de vous marier, tu ne t'en étais pas aperçu ?"

"Elle ne voulait pas qu'on le fasse... Je pensais que c'était juste qu'elle suivait la tradition, et j'aimais ça..."

"Et maintenant... Oh, pauvre Simon, je comprends pourquoi tu fais la tête..."

"Tant que je ne lui demande pas de le faire, elle est gentille, joyeuse, attentionnée... Mais seulement si je n'essaye pas."

"Ben merde, juste quatre fois en six mois.. Mais comment tu fais ?"

"Comment je fais ? Je me branle, mais en douce, parce que si elle s'en aperçoit, elle me traite de porc."

"Merde ! Tout ce temps-là, elle avait un mec comme toi, à qui il ne manque rien, beau, intelligent, bien élevé, gentil, bien pourvu physiquement et... C'est incroyable... Pauvre Simon, je suis désolé... vraiment... Qui pourrait croire ça ? Vous aviez l'air si heureux..."

"Je pensais que ça n'était qu'une question de temps, elle était encore vierge et... Peut-être, progressivement, lui faire sentir du plaisir... J'ai fait de mon mieux, crois-moi..." Simon reste silencieux. "Allons à l'eau, maintenant." dit-il d'une voix décidée.

Ils plongent, prennent des photos, se font de grands gestes pour se montrer ce qu'ils ont découvert de beau. Puis ils remontent dans le canot et rentrent à la plage. Simon semble un peu plus détendu.

"Ça va mieux ?"

"Oui, un peu. C'était bien, en bas, et ça m'a fait du bien de parler avec toi, d'ouvrir mon cœur. Je suis désolé de t'avoir dit de telles choses sur ta sœur..."

"Non, ne t'inquiètes pas. Tu as bien fait, on est amis, non ?" répond Piero avec un gentil sourire. "Tu peux toujours venir me parler..."

"Oui, merci... Maintenant que c'est dit... "

Piero est seul avec sa sœur, parce que Simon est parti faire développer les bobines des films qu'ils ont pris.

Piero lui fait face, "Hé, Paola... C'est quoi, cette histoire avec Simon ? C'est ton mari ou pas ?"

"Et ben ? Est-ce que ça lui donne le droit de se servir de moi dès qu'il veut ? Est-ce que je suis son esclave ?"

"Non, ne dis pas de conneries ! Mais tu es sa femme... Ça paraît logique qu'il veuille te faire l'amour."

"Vous les hommes, vous ne pensez qu'à baiser. On se met au lit et il bande..."

"Ben, c'est plutôt un compliment. Ça veut dire que tu lui plais, qu'il te désire... Il ne te plait pas ?"

"Si, il est sympathique..."

"Mais non, idiote, pas dans ce sens là..."

"J'aime pas qu'on me baise, que ça soit lui ou un autre, si c'est ce à quoi tu penses."

"Mais alors, pourquoi tu l'as épousé ? Je ne comprends pas."

"Pour quitter la maison, je ne supportais plus Papa et Maman..."

"Et pour ça, tu rends ce pauvre Simon malheureux ?"

"Malheureux... juste parce qu'il ne baise pas toutes les nuits ? Je pensais qu'il s'intéressait aussi à autre chose."

"Entre toutes les nuits et une fois toutes les quarante cinq, il y a une sacrée différence. Tu devrais le comprendre."

"Si j'ai pas envie, j'ai pas envie, non ? Une fois de temps en temps, j'ai pitié de lui, alors je le laisse faire..."

"Pauvre Simon..."

"Pauvre de moi, plutôt."

"Non. Pauvre de lui de t'avoir épousée."

"S'il te fait tellement pitié, va te faire baiser par lui, alors !" dit la sœur d'un ton venimeux.

"Peut-être bien ! Il est tellement beau !" lui crie son frère, furieux.

"Quoi, tu es une pédale ?" demande Paola sarcastique.

"Oui, je suis gay, et alors ? Si j'avais un tel homme, je ne le laisserais pas s'échapper, espèce de dinde ! Simon te quittera, si tu continues comme ça."

"Tant mieux ! Et s'il te plait tant que ça, va le consoler, mais laisse-moi tranquille !"

Simon et Piero sont sur le canot. Simon est équipé de ses bouteilles, du détendeur et du lest. Piero regarde son beau corps élancé, musclé et bronzé. Ses yeux sont captivés par son maillot de bain jaune et orange dont le relief laisse soupçonner la forme du contenu viril. Il se sent attiré, excité, troublé. Il arrête de le fixer et s'équipe lui aussi. Simon attrape la caméra étanche, ils mettent tous deux leur embout, et au signal, ils se laissent tomber à l'eau. Ils plongent rapidement.

Simon explore, Piero le suit, mais aujourd'hui, il n'est pas capable de s'intéresser à ce qui l'entoure. Ses pensées sont pleines de Simon, son corps fascinant, son maillot de bain si bien rempli. Il se sent attiré, fasciné, envoûté.

Simon lui fait signe d'approcher et lui montre le récif de corail. Il lui fait comprendre par gestes qu'il a besoin d'aide pour rester immobile à cause du courant. Piero l'a fait plusieurs fois, il le tient par les jambes pour qu'il reste immobile pendant qu'il filme. Mais cette fois, le seul fait de lui tenir les jambes, d'avoir la tête si près du généreux relief qui déforme son slip de bain met Piero dans un état d'excitation incroyable. Il perd la tête, et d'un mouvement rapide, il baisse le slip de Simon, crache l'embout du détendeur et prend goulûment son beau-frère dans sa bouche.

Simon sursaute, tente de s'écarter, de se libérer, mais Piero ne le laisse pas aller et le suce avec ardeur, collé à lui comme une ventouse Simon saute, se démène, mais ses jambes sont entravées par le garçon, la caméra lui bloque les mains. Il tente de faire surface, pendant que Piero continue de le sucer, plein d'envie Progressivement le couple monte, monte, pendant que Piero suce, suce...

Simon émerge près du canot, lance la caméra dedans et pendant qu'il essaye de se hisser à bord, il demande essoufflé,

"Qu'est-ce qui te prends ? Tu es fou ? Arrête, ça suffit..."

Avec les hanches de Simon, la tête de Piero émerge à son tour et il en profite pour respirer. Le membre est turgide, frémissant. Simon tente avec ses mains de se libérer de son beau-frère et de se hisser à bord, mais Piero se remet à l'ouvrage avec une ardeur renouvelée.

"Oh, merde, Piero, arrête... Piero, tu vas me... mettre... eeeen.... colèeeere ! Ah, merde, je vais... jouiiiiiir !" Simon gémit, tremblant, frémissant, vibrant.

Piero avale tous les jets à grandes gorgées, et enfin, lèche les dernières gouttes.

"Mais putain de merde, qu'est-ce qui t'a pris ?" dit Simon, furieux, enfin libre de se hisser dans le canot puis il remonte son slip.

Piero le suit. "Je n'ai fait que ce que ma sœur était supposée faire..." dit-il d'un ton décidé, mais ni gêné, ni intimidé.

"Mais tu n'es pas elle !"

"Malheureusement."

"Ne dis pas de conneries ! Tu es un homme, comme moi..."

"Tu n'as pas aimé ?" demande Piero, presque d'un air de défi.

"Merde, non !" répond sèchement Simon, sans le regarder.

"Te fous pas de moi. Ça..." répond l'autre en montrant la proéminence dans le slip de Simon, "ne ment pas..."

Simon ne répond pas et lui tourne le dos.

"Plus la peine de te cacher, maintenant, tu as aimé, non ?"

"Ben, ça n'a pas d'importance." dit Simon d'une voix basse, hachée.

"Ça aurait été mieux que tu te mettes avec moi plutôt qu'avec cette dinde de Paola..."

"Arrête, qu'est-ce qui te prend ?"

"J'aurais su te donner du plaisir, et pas seulement comme ça..."

"Ça suffit !"

"Tu me plais tellement."

"Ça suffit, maintenant !" implore presque Simon, en lui tournant le dos à nouveau.

Piero lui met la main sur l'épaule, "J'aurais su te donner tout ce dont tu as besoin..."

"Laisse tomber... Mais toi, tu es une péda..." dit Simon avec véhémence, mais il s'arrête soudain.

"Oui, j'en suis une, et alors ? Même le mot te dégoûte ?" dit Piero, accusateur en retirant sa main de l'épaule de Simon.

"Non, je ne pensais pas... je ne savais pas..."

"Oui, je suis gay, et alors ? Et tu me plais, et pas seulement physiquement. J'ai envié ma sœur, et la dinde..."

"Mais... pas moi... Je suis désolé, Piero."

"Je pense que je suis amoureux de toi..."

"Oh merde... Je suis tellement désolé, Piero."

"Je voulais juste te rendre heureux... Excuse moi, je me suis trompé, fait des illusions. Ne t'inquiète pas, je ne t'ennuierai plus... Oui... je ne sais pas ce qui m'a pris."

Ils restent silencieux un moment.

Et puis Piero reprend cherchant d'avoir un ton désinvolte,

"J'ai tout gâché. Rentrons au bord. Je prendrai le premier train, et je rentrerai au plus vite à la maison..."

"Non... il n'y pas mort d'homme, après tout... Si c'est juste à cause de moi...'

"Non, c'est à cause de moi. Comment je pourrais te regarder en face, après ça ?"

"Oh, allez, tout le monde peut faire une connerie, non ? Allez, Piero... Je ne t'en veux pas, tu n'as pas à t'en faire." dit Simon en se retournant vers lui avec un pauvre sourire.

"Bon... De toutes façons, il faut qu'on rentre, s'il te plait."

"Comme tu veux..."

Piero va à la gare voir les horaires des trains. Simon ne dit rien. Pendant le dîner, il y a une étrange tension dans l'air, encore plus lourde par le fait que les trois font semblant de ne pas s'en apercevoir. Ils vont se coucher, Piero dans sa chambre, Simon et Paola dans la leur.

Après être restés allongés côte à côte, sans se toucher, Simon demande, "Paola ?" pensant à lui demander si elle savait que son frère était gay, mais sans lui demander directement.

"Qu'est-ce que tu veux ? Me baiser ?" dit-elle aigrement.

Simon ne dit rien. Il se sent furieux. Comment peut-elle être si conne ?

Il essaye de se contrôler, lui tend un rameau d'olivier.

"Je voulais juste parler..."

"Bon, et bien pas moi." le coupe-t-elle.

"Et puis alors, on ne peut même plus parler ?" éclate-il.

"Pourquoi ça t'embête tellement, que je veuille dormir ?"

Simon se lève, part dans la cuisine, et s'assied à la table, furieux. Il n'a vraiment plus envie de revenir dans son lit. Si seulement il y avait un autre lit dans la maison... Il ne peut pas rester toute la nuit sans dormir. Il se lève d'un coup, entre dans la chambre de Piero et se penche sur lui.

"Tu dors ?" demande-t-il à voix basse.

"Non..."

"Je me suis disputé avec elle..."

"Je suis désolée..."

"Je peux... dormir avec toi, cette nuit ?"

"Avec moi ?" demande Piero médusé. Il s'assied sur le lit, allume la lampe de chevet et le regarde.

"Oui... Si tu est d'accord... Je n'ai pas envie d'y retourner, avec elle..." répond Simon d'un ton amer.

"Pour moi... mais toi, tu es sûr ?"

"Oui."

"Viens..." dit Piero, lui faisant une place à ses côtés.

Simon se couche à côté de lui. Leurs corps ne se touchent pas.

"Je peux éteindre la lumière ?" demande Piero

"Oui..."

Ils restent un moment silencieux puis Simon murmure, "Embrasse-moi..."

"Quoi ? ? ?" demande Piero, effaré.

"Oui, embrasse-moi, s'il te plait..."

"Mais... tu ne penses pas que tu me demandes un peu trop ? Je t'ai clairement dit ce que je ressentais pour toi ? Tu le sais bien !"

"De l'amour ? Mais ne penses-tu pas que j'en ai besoin, encore plus que de sexe ?"

"Oui, mais à moi... tu n'y penses pas ?"

"Si... et ça me va bien..." murmure Simon, et il passe son bras autour du torse de Piero et l'attire vers lui.

"Simon, s'il te plait..."

"Toi aussi, alors, tu me repousses ?"

"Non... c'est juste que... là, tu es en colère, déçu, frustré... mais demain matin ? Plus tard, quand ça sera passé... Tu n'es pas gay..."

"S'il te plait, Piero..." dit le jeune homme en l'enlaçant étroitement.

"De cette façon, tu me rends les choses plus difficiles..." dit le garçon, en se raidissant.

Simon passe au-dessus de lui et essaye de l'embrasser.

"Non, s'il te plait, arrête... Tu vas seulement me faire du mal, comme ça..."

"Je ne veux pas te faire de mal, Piero, vraiment..." dit Simon.

Piero sent l'érection de son beau-frère pousser contre lui, ses lèvres chercher les siennes.

"Tu sais ce que tu fais ?" lui demande le garçon, sentant tout son corps s'enflammer.

"Je veux ton amour."

"Et mon corps ?"

"Aussi, si tu veux..."

"Et... tu me donneras le tien ?"

"Aussi, si tu veux..."

"Corps ? Amour ?"

"Tout ou rien. Je ne te demande pas que de la baise, mais que tu me donnes aussi ton amour."

"Tu es vraiment sûr ?"

"Oui... je suis sûr."

"Un changement si soudain..." murmure Piero mais Simon le calme d'un baiser.

Et enfin, ils font l'amour. Ils ne s'endorment que très tard, enlacés, repus, épuisés. Le matin suivant, quand Piero se réveille, il voit que Simon le regarde.

"Ne pars pas, Piero... Reste ici... avec moi."

"Tu n'as pas... changé d'avis ?" demande le garçon, émerveillé.

"Non, au contraire. J'aime beaucoup ce qu'on a fait..."

"Mais combien de temps ça va durer ?"

"Pour toujours. Tu penses que c'est trop ?"

"Non, mais... tu y crois ?"

"Bien sûr... Tu lui ressembles tellement, physiquement..."

"Mais je suis un homme..."

"Oui, je l'avais remarqué." dit Simon avec un sourire et une leste caresse.

"Mais... tu ne l'avais jamais fait avec un homme, non ?"

"Mieux vaut tard que jamais..."

"Mais tu n'es pas gay..."

"Ah non ? Mais je te veux, je veux ton amour... Gay, pas gay, est-ce que ça compte ?" demande Simon et il se penche pour sucer le beau membre érigé de son beau-frère.

Exactement comme la nuit précédente, ils se prennent l'un après l'autre, mais cette fois, de jour, se regardant en souriant.

"Je t'ai fait mal ?" demande Piero, quand ils se détendent, enlacés.

"Un peu, mais c'était bon, aussi... Je vais m'y habituer..." répond Simon en l'embrassant légèrement sur les lèvres. "Mais quand même, tu es un vrai champion, en apnée !" ajoute-t-il avec un sourire égrillard.

"Ben tu sais, avec un embout comme le tien... Je n'arrive toujours pas à y croire. Tu es vraiment sûr ?"

"Tu me donnes tout ce qu'il me faut, l'amour... et aussi le plaisir."

"Mais tu préfèrerais peut-être juste me prendre, non ?"

"Non. J'aime aussi quand tu te glisses en moi, de devant ou de derrière. C'était vraiment bien, ce matin, encore mieux que cette nuit. Tu la sens ? Elle se redresse encore, rien que d'y penser..."

"Tu veux... Qu'on recommence ?"

"Si ça ne t'ennuie pas..."

"Bien au contraire, Simon..."

Ils se prennent longuement, et Piero est heureux de voir l'expression radieuse sur les traits de l'homme qu'il aime.

"Il faut le dire à Paola, tu ne crois pas ?"

"Elle sait déjà, pour toi ?" demande Simon.

"Oui, depuis mercredi."

"Pour moi, tu peux le dire à qui tu veux, Piero. Tant que tu m'aimes..."

"Reste ici... Je vais le lui dire." dit Piero en se levant et en s'habillant sommairement.

Il revient plus d'une heure après. "Alors ?" demande Simon, en s'asseyant sur le lit.

Piero s'assied à côté de lui, "C'est fait, tout va bien..."

"Vous avez parlé longtemps..."

"Oui. Au début, elle était hargneuse."

"Et maintenant ?"

"Tout est arrangé, je t'ai dit."

"Ne me fais pas languir, arrangé comment ?"

Piero sourit, "Il ne manque que ton accord..."

"A quoi ?"

"Je peux demander ma mutation à la banque de votre ville. Je viendrai vivre chez vous, mais pas dans la chambre d'ami, dans ta chambre. C'est elle qui ira dans la chambre d'ami. Elle est heureuse comme ça... mais toi ?"

"Tu es sérieux ? Toi et moi... ensemble. Et elle... ne veut pas partir ?"

"Non, elle dit que tu lui vas bien, qu'elle t'aime bien, tant que tu ne lui demandes pas de faire l'amour. Elle dit que comme un ami, ou un frère, ou... un beau-frère, ça lui va bien." ajoute Piero avec un sourire espiègle.

"Il ne manque que mon accord ?"

"C'est ça."

"Non, il ne manque pas. Bien sûr que ma réponse est oui." dit Simon en attirant son amant vers lui.

Le jour même, Paola et Piero changent de chambres. Comme par magie, l'harmonie est de retour dans le petit appartement qu'ils louent dans la station balnéaire. A part eux, personne ne se doute de l'échange entre les deux jumeaux. Quel besoin de le dire aux autres ? Après tout, ce n'est pas leurs oignons ?

Ils ont déjà tout préparé pour leur retour chez eux. Et Paola commence à les appeler "ses hommes", elle est maintenant tranquille puisque l'inquiétude constante de devoir faire l'amour a disparu.


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