- Lundi 17/11/1990
- Sainte Elisabeth
Aujourd'hui, Nuccio est venu pour sa leçon parce que samedi, on ne pouvait pas. La leçon a duré une heure et demi et j'ai remarqué qu'il était fatigué, alors j'ai dis, "Arrêtons". Je lui ai demandé s'il voulait se reposer un moment. Il a mis ses bras sur la table et posé sa tête dessus. Je l'ai caressé légèrement. Il a pris ma main et croisé ses doigts avec les miens.
Alors je lui ai dit, "Viens..." J'étais assis à côté de lui, alors il s'est penché et a posé sa tête sur mes cuisses. J'ai caressé sa poitrine (à travers le chandail) pendant un moment. Il a relevé la tête, je me suis penché et je l'ai embrassé. Il a répondu à mon baiser avec enthousiasme. Il aimait et gémissait doucement. Il était terriblement excité, alors j'ai lentement baissé la main. Il ne m'a pas arrêté. Je suis arrivé au renflement entre ses jambes et j'ai caressé sa forte érection. Il a gémi de bonheur, se serrant contre moi. Et puis, tout en le caressant, en l'embrassant et le palpant, j'ai ouvert son pantalon et j'ai caressé son petit (mais si beau) membre, ses bourses, le sillon entre les fesses, et il était de plus en plus excité.
Je me suis penché pour le sucer, et il semblait devenir fou de plaisir. Alors, lentement, je l'ai peu à peu déshabillé et il m'aidait. Nu, il est venu s'asseoir sur mes genoux, sur mon membre nu (en haut, j'avais encore mes habits). Nous nous sommes de nouveau embrassés profondément, et il se serrait contre moi. Il semblait content, cherchant ma verge avec ses petites fesses dures. Il voulait clairement être pris. Alors j'ai bougé pour que mon pieu glisse entre ses fesses musclées et il a coopéré en bougeant le bassin jusqu'à me recevoir en lui. Il s'est agité au-dessus de moi jusqu'à me sentir complètement en lui, et m'a souri avec un tendre plaisir. Il m'a embrassé, les yeux fermés, haletant, une expression de plaisir intense sur son beau visage. Il gémissait doucement, s'agitant sur moi, suçant ma langue. J'étais si heureux.
Et puis...
Tout d'un coup, je l'ai vu devenir triste. Il était au bord des larmes. Je lui ai demandé ce qui n'allait pas en le serrant, et il s'est pelotonné dans mes bras. Alors je lui ai demandé, "J'ai fait quelque chose de mal ?" "Non, c'est moi qui ai fait quelque chose de mal." "Quoi ?" "J'ai déjà en amant, je n'aurais pas dû..." "Je suis désolé. Je le savais mais je n'ai pas réfléchi parce que tu me plais beaucoup." "Moi aussi tu me plais, mais j'ai un amant" "Alors arrêtons."
"Oui, merci." a-t-il dit mais il est resté nu, assis sur moi, sans laisser sortir mon membre. Nous avons parlé. "Nuccio, tu me plais vraiment beaucoup, je sens que je pourrais tomber amoureux de toi. Quand ton amant partira à l'étranger en mars, peut-être qu'on pourrait..." "Je ne sais pas, peut-être... mais je suis amoureux de lui alors peut-être que non." "Ce n'est pas un problème. Je voudrais que tu comprennes une chose. Je ne veux pas seulement baiser avec toi, je voudrais faire l'amour avec toi. C'est différent, comprends-tu ? Mais mon amitié et mon affection envers toi ne dépendent pas de savoir si tu couches avec moi. Si un jour tu m'aimes, j'en serais content, mais ce n'est pas essentiel. Mais je t'aime bien, tu me plais. Est-ce que tu me permets des bisous, des caresses de temps en temps ?" "Oui." "Et si un jour tu me veux, tu me le diras ?" "Bien sûr." "Alors c'est bien comme ça." lui ai-je dit. Pendant ce temps, mon membre c'était retiré et avait glissé hors de lui. Il restait assis sur mes genoux pendant qu'on parlait ,en caressant légèrement mon dos.
Sept heures ont sonné. Il s'est rhabillé, après m'avoir donné rendez-vous pour la leçon samedi prochain. Et puis, juste avent de partir, il m'a pris dans ses bras et m'a embrassé sur la bouche, et m'a dit "Merci Gian." avec un grand sourire. Et il est parti...
Nuccio a un caractère qui me plaît, un corps qui me plaît mais ce n'est pas mon amant ! Je n'ai vraiment pas de chance, j'ai l'impression. Mais l'espoir est le dernier à mourir.
Orlando ? Nuccio ? Ni l'un ni l'autre ? Quelle histoire compliquée !
- Vendredi 21/11/1990
- Présentation de la Vierge Marie
Nuccio m'a appelé pour me dire que demain il ne pourra pas venir à la leçon parce qu'il doit voir sa famille. Il a dit qu'il viendrait mardi prochain. A sa façon de le dire, je crois que ça n'était pas juste une excuse, il était aussi gentil que d'habitude. J''espère que le changement de programme n'est pas dû à notre dernière rencontre, mais je ne pense pas. Bon, on verra la prochaine fois.
Papa m'a parlé de Nuccio et de cette fois où ils avaient commencé à faire l'amour. Il était vraiment perturbé. Il se sentait attiré par les deux garçons, même si au fond, je pense qu'il aurait préféré Orlando.
Cette situation m'a fait revenir en mémoire la fois ou il m'a raconté la façon dont Maman "l'avait conquis". Là aussi, au moins au début, il s'est senti perdu. Je ne sais pas comment ça c'est réellement passé, mais je sais comment il l'a ressenti. Ils étaient en montagne, un groupe d'amis, garçons et filles. Ses amis ne savaient pas qu'il était gay.
Ils étaient dans un chalet de montagne, et Maman et lui étaient seuls. Ils étaient assis en bas des couchettes superposées, à demi-étendus, et ils discutaient. Maman lui a parlé de sa liaison précédente, qui venait de se terminer et de sa déception. Papa, venait de se remettre de la déception que lui avait donnée Sergio, alors, sans lui dire "dans mon cas, c'était un homme", il lui a dit qu'il la comprenait parfaitement. Alors est née entre eux une sorte de complicité. Le sentiment de partager la même déception récente, d'une certaine façon encore douloureuse, les poussa l'un vers l'autre. Au début, ce n'était qu'une sorte d'amitié, de solidarité, de partage, mais c'est vite devenu quelque chose d'autre. De l'affection, une douceur triste, le besoin de se sentir moins seul. Ils s'embrassèrent, leurs corps s'excitèrent et, peut-être sans comprendre comment ni pourquoi, ils se retrouvèrent unis en train de faire l'amour.
Après ça, Papa n'était ni ennuyé ni enthousiaste. C'était arrivé, ça avait été beau, ce n'était que ça. Mais pour Maman par contre ce fut quelque chose de spécial, alors elle avait fait en sorte de faire de nouveau l'amour avec lui. Papa sentait son désir, son affection et il l'acceptait. Et, en plus de répondre à son désir physique avec plaisir, il lui donnait son amitié.
Et ainsi, je fus conçu...
- Mercredi 26/11/1990
- Saint Maxime
J'ai trouvé un message d'Orlando sur le répondeur quand je suis rentré. Il s'excusait de son long silence (son dernier appel remonte à exactement dix jours), et il dit qu'il a besoin de me parler à propos de l'utilisation du terrain de basket au lycée. Et puis, de son habituelle voix douce, il m'a dit qu'il voulait venir me voir bientôt, si je suis d'accord. Comme je le connais, ça veut dire qu'il veut venir pour faire l'amour avec moi. Je n'en peux plus ! Faire l'amour avec Orlando est une des plus belles choses qui soient. Il devient si excité quand je l'embrasse, que je le prends dans mes bras et que je le prends. Le seul fait d'y penser m'excite.
Il m'a dit qu'il m'appellerait bientôt. Malheureusement, j'ai promis à Silvio que je passerais la journée de demain avec lui. Ce malheureusement n'est certainement pas la faute de Silvio, parce que je suis vraiment content d'être avec lui. Je serais content de passer toute la journée avec Silvio, mais je désire Orlando... Je voudrais tant qu'il se décide à devenir mon amant, pour que je puisse passer toute la vie avec lui, lui faire l'amour, qu'il s'endorme dans mes bras, le réveiller le matin, l'embrasser, et recommencer à faire l'amour. S'il acceptait de devenir mon amant, je ne regarderais aucun autre garçon. Je lui serais fidèle à cent pour cent, parce que je sais qu'il remplirait ma vie, lui donnerait du goût, de la valeur.
Je voudrais pouvoir le photographier pendant qu'il dort alangui, complètement nu. Il est si beau ! Entre Orlando et Nuccio, tous deux sont très chauds, passionnés lorsqu'ils font l'amour, tous deux sont très doux, me plaisent beaucoup, mais Orlando il est peut-être plus adapté à ce que je suis, plus adulte, plus viril, plus mâle, comme j'aime.
- Samedi 29/11/1990
- Saint Saturnin
Nuccio est venu pour sa leçon. Si mignon. On s'est enlacés et on s'est fait la bise. Pendant qu'il dessinait, je lui ai lentement caressé la cuisse et il m'a laissé faire. J'avais préparé du gâteau et du jus d'orange et il était content. A la fin de la leçon, pendant qu'on discutait, il m'a dit qu'il aime vraiment le football. Je lui ai promis de lui trouver un abonnement pour les rencontres de la saison. Il était incroyablement heureux, m'a serré fort et m'a embrassé (malheureusement, c'était un baiser totalement chaste) sur les lèvres. Il a dit que la semaine prochaine, il ne pourrait prendre qu'une leçon d'une heure. Il pense que dessiner est très difficile, mais il s'en sort bien. Et il est incroyablement désirable.
Vers 22 heures 30 j'ai téléphoné à Orlando. J'ai entendu une autre voix, je pense qu'il avait un invité, peut-être Gianni. Il n'était pas bavard. Quand je lui ai demandé s'il avait trouvé du travail, il a dit oui. "C'est quoi ?" lui ai-je demandé. Il a répondu qu'il n'avait pas envie d'en parler. "Et pour le basket?" lui ai-je demandé. Je me trompais, c'était du handball, qu'il n'avait encore rien décidé. Alors je lui ai demandé : "Avec ton nouveau travail, tu auras moins de temps libre." "Non, pourquoi ? J'ai du temps libre." "Ça me ferait plaisir de te rencontrer." "Ah, oui, à moi aussi." "Quand?" "Je te téléphonerai." m'a-t-il dit. Alors j'ai compris qu'il n'avait pas envie ou ne pouvait pas parler. Alors je lui ai demandé de m'excuser pour le dérangement et j'ai raccroché. Mais sincèrement j'étais un peu déçu. Je m'attendais un peu plus de chaleur. Orlando il m'a semblé gêné. Qui sait ? J'attends qu'il me téléphone. Ou peut-être que c'est mieux que je l'appelle de nouvel demain ?
- Samedi 06/12/1990
- Saint Nicolas
Orlando n'a pas appelé. Comprenne qui pourra...
Aujourd'hui, Nuccio est venu me rendre le livre d'art que je lui avais prêté. Il n'est resté qu'une demi-heure. Alors nous avons juste parlé et mangé des choux à la crème. Comme d'habitude, je caressais légèrement sa jambe. Un peu avant de partir, il s'est assis sur mes genoux, sans me demander. Il m'a pris dans ses bras et nous avons échangé des bisous. Comme il était gentil et doux. Il ne reviendra que mardi, parce que lundi, il est pris. Il était fatigué, et il s'est fait mal en jouant au football. J'avais tellement envie de l'embrasser, de faire l'amour avec lui, mais je ne veux pas le forcer. Je peux me tromper, mais je pense qu'il m'aime bien, et que je l'attire. Attendons de voir, encore trois mois, peut-être.
Je ne sais pas si je dois laisser tomber avec Orlando, maintenant. Je ne le comprends pas, je ne sais pas quoi penser. J'attends. Et puis, pour Nuccio, je renoncerais à Orlando.
- Mardi 09/12/1990
- Sainte Valérie
Orlando n'a toujours pas appelé. J'espère toujours que le répondeur clignotera quand je rentre à la maison. Mais même si quelqu'un appelle, ce n'est jamais Orlando.
Aujourd'hui, au lycée, nous étions seuls dans la classe avec Livio. Les autres étudiants préparaient la fête de fin d'année alors ils n'étaient pas là. Les étudiants dans les salles voisines étaient rentrés chez eux. Alors, pendant que j'étais derrière Livio, lui donnant des conseils sur son dessin, j'ai commencé à lui caresser les épaules. Et puis j'ai descendu les mains pour lui caresser la poitrine à travers son chandail. Je l'ai senti frissonner, alors j'ai osé descendre ma main sur la bosse entre ses jambes et j'ai senti qu'il était très excité. Au bout d'un moment, il m'a gentiment demandé d'arrêter. Mais il n'a absolument pas changé d'attitude envers moi, il était toujours gentil et souriant. Mais je pense qu'il n'y a rien de plus à faire avec lui. Alors, il ne me reste que mes espoirs avec Nuccio et Orlando, même si, pour le moment, le plus gentil et désirable, c'est Nuccio.
Que faire, retourner dans les bars gays ? Je sens bien que la-bas, ce n'est qu'une perte de temps, d'argent, et je m'y ennuie. En plus, je ne sais pas si ça en vaut la peine. J'ai l'impression que je n'y trouverais personne. Et puis Nuccio me plaît tant. Je pense à un cadeau de Noël pour lui. Pour le moment, je lui ai acheté deux boîtes de chocolats Ferrero, et l'une des deux est "Baisers". Un message pour lui rappeler mon désir, mon amour pour lui. Mais je veux aussi lui acheter autre chose. Je verrai.
Les chocolats Ferrero, m'ont fait penser à Livio... Pourquoi n'a-t-il pas réagi tout de suite, pourquoi m'a-t-il laissé faire au début ? N'a-t-il pas eu le courage de dire stop ? Et puis il a attendu un moment pour me le dire. Il aimait mais était troublé. Il était évidemment excité. Dois-je encore essayer avec lui, ou pas ? "Ne me touchez pas de cette façon, s'il vous plait..." a-t-il dit mais après plusieurs minutes à le toucher. Il a dit ça en me regardant droit dans les yeux, mais avec un sourire tellement doux, qui m'a désarmé, plus que ses mots, mais m'a fait éprouver encore plus de désir pour lui. Livio a probablement le corps le plus athlétique et développé des trois, bien qu'il soit le plus jeune. Indubitablement, Livio m'attire beaucoup, et son caractère me plaît aussi.
Je suis passé voir Papa ce jour-là, et il m'a dit, "A l'école, aujourd'hui, j'ai fait une chose que je n'avais jamais faite en trente ans d'enseignement, et que je n'avais même jamais rêvé de faire. J'ai tripoté un de mes étudiants de terminale entre les jambes !" "Qui, Livio ?" "Lui-même. Je sais qu'il a une copine, et il fait partie de mes étudiants. Qu'est-ce qui m'arrive ?" "Il te plaît beaucoup." "Oui, mais..." "Et les deux autres ne te donnent pas beaucoup d'espoirs. Mais le garçon, comment a-t-il réagi?" "D'une étrange façon. Il m'a dit de cesser, mais après que je l'ai longtemps caressé et touché. Et il me l'a dit avec un sourire tellement plein de douceur que je l'aurais embrassé, au lieu de m'arrêter." "Mais tu as cessé." "Bien sûr. Mais selon toi, pourquoi m'a-t-il laissé faire, au début ?" "Probablement parce ça lui plaisait. Peut-être même il était-il troublé, peut-être était-ce une expérience nouvelle, qui l'attirait et le troublait en même temps, tu ne crois pas ? Si elle l'avait vraiment gêné, je crois qu'il aurait réagi d'une façon plus rapide, plus brusque, non ?"
Papa m'a demandé en souriant si je l'encourageais à essayer de nouveau, et il a ajouté : "Mais je voudrais de l'amour, pas seulement du sexe." "Tu demandes vraiment la chose la plus difficile à donner." lui ai-je dis en souriant. "Pourquoi ? C'est plus beau, ça devrait être plus facile, pas plus difficile." "Parce qu'une heure de sexe n'implique pas autant qu'une minute d'amour. Une heure de sexe est une fin en soi, mais pas l'amour, jamais. Je connais beaucoup de gens qui ont peur de l'amour." Il m'a regardé comme si j'avais dit une énormité, "Peut-être as-tu raison, malheureusement." et il semblait peiné.
Parfois, il a vraiment l’air naïf, Papa. Et puis il m'a demandé, "Au moins, vous deux, vous vous aimez ?" "Oui, Papa, et j'ai suivi ton conseil, tu avais raison." "Mon conseil ?" "Oui, je lui ai fait sentir que j'avais envie de lui, et il s'est calmé. Maintenant, on ne fait plus l'amour que deux ou trois fois par jour." "Et bien... vous avez de la chance, vous, les jeunes, de trouver que deux ou trois fois, c'est être calmé !" a-t-il dit en souriant. "Mais nous ne jouissons pas à chaque fois, Papa. C'est pas mal de le faire sans jouir, parfois." "Oui, tu as raison. Mais es-tu heureux ?" "Oui, je le suis, mais toi ?"
"Je ne le sais pas encore." a-t-il répondu en haussant légèrement les épaules.
- Vendredi 19/12/1990
- Saint Gratien
De retour à la maison à 21 heures 40, j'ai trouvé un message d'Orlando sur mon répondeur. Il s'excusait de son long silence (cette fois, ça fait vingt jours !) et il disait qu'il était désolé que je ne sois pas là, mais qu'il m'appellerait bientôt. Au début, j'ai ressenti un grand désir de le rappeler immédiatement, mais j'ai dit non, j'attends qu'il me rappelle. Je pensais qu'il ne rappellerait pas, mais en fait... Chaque fois que j'entends sa voix, je suis ému. Quel jeu joue-t-il avec moi ? Veut-il simplement une autre bonne baise avec moi ? J'aimerais avoir avec lui une relation différente, d'amitié, pas seulement de sexe (même si j'aime coucher avec lui, je dois l'admettre. Et après, nous avons toujours longuement bavardé, dans les bras l'un de l'autre...). Je voudrais parler avec lui, sortir avec lui, penser l'un à l'autre. Je voudrais faire des projets avec lui. C'est déjà bon signe qu'il ne m'ait pas effacé de ses pensées, c'est vrai, mais... Je n'ai pas l'impression de lui en demander trop. Peut-être que je dois le lui dire, lui parler de ça. Mais je ne sais pas si je serais capable de le lui dire de la bonne façon. J'ai encore très envie de lui téléphoner, d'entendre sa voix douce et sensuelle. Mais peut-être que je l'appellerai demain. Oui, c'est mieux, même si ça me coûte.
Oh, Orlando, Orlando...
- Samedi 20/12/1990
- Saint Liberatus
Aujourd'hui, journée chargée !
A 10 heures, Nuccio est venu pour l'habituelle leçon de dessin, un peu en retard parce qu'il était allé porter ses vœux à son amant. La leçon a duré jusqu'à midi moins dix, et puis, comme il était fatigué, il s'est allongé un moment pour se reposer, blotti contre moi. Je caressais sa nuque, et puis je lui faisais des petits bisous sur les joues. J'ai senti qu'il s'excitait, alors je l'ai caressé de manière plus intime, et il s'est serré contre moi. J'ai glissé une main sous son chandail et sa chemise, et j'ai caressé sa poitrine, ses flancs, son dos. Et puis je me suis penché pour l'embrasser sur la bouche. Il caressait mon corps à travers mes vêtements et s'agrippait à moi, avec des soupirs heureux. Alors je lui ai glissé une main dans le pantalon en descendant lentement et finalement, j'ai caressé son érection tout en l'embrassant. Ça lui plaisait. Il me serrait fort en gémissant. Je lui ai demandé, "Ça va ?" et lui avec un beau sourire et des yeux lumineux, m'a chuchoté, "Oui".
J'ai défait sa ceinture et déboutonné son pantalon. Je les ai baissés ainsi que ses sous-vêtements. Il a ouvert ma braguette et m'a caressé intimement. Après quelques instants, nous étions nus sur le divan. Il gémissait doucement, serrant son corps contre moi, et puis, il m'a guidé en lui en écartant les jambes. Pendant que je le pénétrais lentement, il gémissait à voix basse et se poussait contre moi, frissonnant. Alors j'ai commencé à le prendre avec de longues et lentes poussées, et il soupirait à chacun de mes coups. Il a commencé à haleter bruyamment, se poussant contre moi. Et soudain, convulsivement, il a joui en gémissant bruyamment et l'intensité de son plaisir a déclenché le mien.
E puis nous sommes restés étroitement enlacés, sans parler, à nous caresser intimement et à nous embrasser, jusqu'à 12 heures 10. Il est différent d'Orlando, moins passionné, plus tendre, mais aussi avide de m'accueillir en lui.
Il se préparait à partir, lorsque le téléphone a sonné. C'était Orlando ! Il m'a dit qu'était chez lui parce qu'il n'était pas bien, et il m'a demandé si j'avais envie de l'aller le retrouver, si j'avais le temps. Je lui ai dit oui.
Alors Nuccio m'a demandé si c'était mon amant. Je lui ai fait un demi-mensonge. Que c'est seulement un ami que je n'ai pas vu depuis un mois. Alors Nuccio m'a demandé : "Mais tu as un amant ?" "Non, je n'en ai pas." "Tu ne vas plus dans les bars gays?" "Non, je n'y vais plus depuis presque deux mois." J'aurais voulu ajouter, "Pour toi !" Mais je ne l'ai pas dit. Nuccio est parti, à la porte, il m'a serré dans ses bras et donné un profond baiser.
Il reviendra déjeuner ici samedi prochain à midi et ensuite ça sera sa leçon et a dit qu'il restera jusqu'à 15 heures. Et j'ai pensé que, peut-être, nous ferons de nouveau l'amour, si je le sens de nouveau prêt à se donner à moi sans problèmes, comme aujourd'hui. J'ai très envie de pouvoir le prendre de nouveau, de lui faire l'amour, de sentir son désir de m'accueillir en lui.
Je me suis préparé et je suis vite allé chez Orlando. En chemin, je me disais, "Et toi, comme un idiot, dès qu'il t'appelle, tu y cours !" Mais j'étais heureux d'y aller.
A une heure et quart, j'ai sonné à la porte d'Orlando. Il est venu m'ouvrir, en maillot et pantalon de pyjama. Il m'a demandé de l'excuser de m'avoir fait venir, m'a remercié et m'enlaçant, il m'a embrassé. Nous nous sommes serrés l'un contre l'autre, tous deux très excités, là dans l'entrée, et j'étais encore complètement habillé. Ensuite j'ai enlevé ma veste, et je l'ai poussé sur son lit. Je l'ai déshabillé en le caressant et en l'embrassant sur tout le corps et je me suis déshabillé peu à peu. Nous avons commencé à faire l'amour et c'était très beau. Bien que je vienne de faire l'amour à Nuccio, avoir Orlando entre mes bras a rallumé le désir en moi d'une façon incroyablement puissante. Je l'ai sucé (comme ça me plaît !) je lui ai sucé les seins (comme ça lui plaît !) lui titillant le trou avec un doigt, tout en nous embrassant avec une passion croissante. Il (mais pas seulement lui) était terriblement excité, frémissant, et peu après il m'a prié de le pénétrer.
D'abord, je lui ai longuement léché le trou pour le préparer, j'ai cherché à le prendre par devant, mais ça lui faisait mal, pourtant il me voulait en lui. Alors il m'a fait m'étendre et a tenté de s'enfiler à califourchon, mais ça lui faisait encore mal et ça me faisait perdre mon érection parce que je n'aime pas le faire souffrir. Mais il était vraiment très excité et il me voulait absolument en lui, alors il m'a fait m'exciter de nouveau et, finalement, étendus sur le côté, moi derrière lui, j'ai réussi à le pénétrer et il m'incitait en gémissant sourdement son plaisir et en murmurant, "Oui... oui...." Alors je l'ai mis sur le ventre et moi au-dessus de lui, j'ai finalement pu le pénétrer à fond, avec vigueur et avec un grand plaisir réciproque. Après que j'aie joui, il s'est mis à se masturber pendant que je lui suçais les seins (où il est extrêmement sensible), l'embrassais et lui titillais le trou, et il a joui aussi. Ensuite, nous nous sommes enlacés et je l'ai câliné et lui m'a donné plein de petits baisers, heureux.
Je lui ai offert un peu des nougats Condorelli que m'a apportés Raffaele Je lui ai offert la revue avec mon entretien sur la restauration de la Création de Masaccio, et nous avons parlé. Alors je lui ai dit, "Ça me plairait d'aller me promener avec toi, d'aller nous amuser ensemble, au cinéma, pas seulement de faire l'amour, parce que faire l'amour avec toi c'est très beau, mais je voudrais avoir une relation différente. Tu me plais beaucoup physiquement, c'est sûr, mais surtout comme individu." Il m'a serré et embrassé et il m'a dit : "Merci. A moi aussi, ça me plairait."
Et puis, comme il avait déjà préparé un bain, il m'a demandé si je voulais en prendre un et j'ai dit oui. En sortant du bain j'ai glissé et je me suis écorché le genou et la cheville droite. Ils me font encore mal. Ensuite il s'est endormi. Il semble qu'après avoir fait l'amour il dorme. Je l'ai regardé, puis je me suis étendu auprès de lui et je me suis assoupi. Quand il s'est réveillé, il m'a réveillé par des caresses douces et m'a fait rentrer sous la couverture avec lui. Il se blottissait contre moi et ronronnait comme un chat pendant que je caressais son beau corps nu. Ensuite je suis sorti à acheter deux choux à la crème, quatre sablés, un carton de jus d'orange et nous avons mangé et bu ensemble. Ensuite il m'a de nouveau entraîné avec lui sous les couvertures. De nouveau notre désir s'est réveillé, on a encore fait l'amour avec douceur et enthousiasme. Si nous vivions ensemble, ça serait même plus que trois fois par jour!... Nous avons fait l'amour jusqu'à 17 heures 15 et j'ai dû m'en aller parce que j'avais une leçon. Il m'a remercié infiniment d'être venu le voir.
Pendant qu'il se baignait, j'ai remarqué qu'il avait placé sur la télé les deux petits écureuils et la carte de vœux que je lui avait donnés pour son anniversaire. Plus tard, il m'a dit qu'il avait décidé que je lui donne des leçons et qu'il fallait qu'on fasse un programme. Il a trouvé un job dans une agence de publicité, pas loin de chez lui, et il s'y trouve bien. Il aime son nouveau travail et travaille du lundi au jeudi. Il a dit que malheureusement, pendant Noël, il doit aider un ami à déménager, et que pour le nouvel an, il doit rentrer dans sa famille (et donc aussi chez son amant...)
Il me plaît. Il me plaît beaucoup. Et évidemment je lui plais. Si je ne lui plaisais pas, il pourrait trouver des dizaines d'autres personnes plus que d'accord pour faire l'amour avec lui, et pourtant, il continue à me chercher. Pourtant j'ai peur de ne pas l'avoir tout pour moi. Je dois l'accepter comme il est... ou le perdre. Je ne me sens pour l'instant pas prêt à le perdre. J'ai encore l'espoir qu'à la longue, il s'attache à moi.
Je me fais des illusions ?
De toute façon, au moins pour le moment, je suis décidé à continuer avec Nuccio et Orlando, en espérant que l'un d'entre eux deviendra enfin mon amant. Bien sûr, je devrai abandonner l'autre, mais je le ferai volontiers. Pour le moment, je suis attiré et amoureux des deux, mais quelle foire ! Je n'ai jamais été comme ça, fortement attiré par deux personnes.
C'est le fait qu'il poursuive deux liaisons à la fois qui le troublait le plus, et puis il n'avait pas envie de faire un choix, craignant que celui qu'il choisirait lui dise un jour ou l'autre, "Non, ce n'était qu'une aventure." Il avait peur de se retrouver de nouveau seul. A cette époque, il m'a dit une fois, "C'est ma dernière chance. Je n'en aurai pas d'autre. Alors je dois essayer de ne pas la gâcher, de ne fermer aucune porte, même si ça fait bizarre de leur dire à tous les deux "Je t'aime." Et puis, crois-moi, Raffaele, je ne leur mens pas quand je le leur dis. Je les aime vraiment tous les deux ou plutôt tous les trois. Mais parfois, je me sens comme un vieux cochon."
"Mais tu n'essayes pas de profiter d'eux. Tu attends juste que l'un d'eux réponde à ton amour, c'est ça ? Alors, à mon avis, tu es tout sauf un vieux cochon, Papa !" "Tu es gentil. Tu dis ça parce que tu m'aimes." "Bien sûr que je t'aime, Papa ! Mais je l'ai dit parce que j'en suis sûr. Continue tranquillement, Papa, ne te fais pas tant de soucis."
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