Lorenzo entra dans sa chambre, suivi de près par Poletto auquel il déclara: "Je suis vraiment fatigué, ce soir, Poletto. J'ai absolument besoin d'une bonne nuit de sommeil."
"Oh, monseigneur... Dois-je vous laisser pour la nuit?
"En seras-tu déçu, Poletto?"
"C'est vous qui êtes le Maître."
"Mais dis-moi quand même, es-tu plus déçu parce que tu attendais la deuxième histoire ou parce que tu espérais être au lit avec moi?"
"Les deux, Monseigneur, les deux."
"Si tu devais faire un choix, ce soir, que déciderais-tu?"
"Je choisirais l'histoire, Monseigneur."
"Donc tu es plus intéressé par mes histoires que par la perspective de faire l'amour avec moi!"
"Pas du tout. C'est juste que si nous faisions l'amour, après vous seriez fatigué et vous voudriez dormir, alors que si vous me racontez une histoire, vous serez excité et vous voudrez me faire l'amour."
Lorenzo éclata de rire et ébouriffa les cheveux du garçon. "Tu es un petit rusé, toi, mon Polo! D'accord, je plaisantais. Déshabillons-nous et au lit. En vitesse!"
La figure du garçon resplendit et il se déshabilla en un éclair, puis il aida l'homme à se libérer de ses derniers vêtements et ils se glissèrent dans le grand lit sous le baldaquin.
"Que me raconterez-vous ce soir, Monseigneur?"
"Je vais t'expliquer comment j'ai quitté Venise. Je venais juste d'avoir seize ans lorsque cela c'est passé.
Pendant trois ans, mon oncle avait pris son plaisir avec moi, et pendant deux ans, j'avais également eu des aventures. Alors, le fait que je rencontre d'autres hommes qui ne se préoccupaient pas que de leur plaisir personnel, mais m'en procuraient aussi avait rendu insupportables les exigences sexuelles de mon oncle.
De plus, j'étais plus vieux à cette époque, et je commençais à penser par moi-même et à me sentir plus indépendant, d'autant plus que je trouvais des petits boulots qui me permettaient d'avoir un peu d'argent. Aussi, petit à petit, l'idée me vint de changer de vie et de quitter la maison. Mais en fait, je n'en avais pas le courage, parce que je ne savais pas où aller, ni quoi faire pour gagner ma vie.
Je me souviens de ce jour brumeux. Venise est particulièrement attirante quant elle est dissimulée derrière un voile de léger brouillard. Elle ressemble à une reine couverte d'un voile de fine dentelle. Ici et là émergent ses magnifiques palais et ses églises, comme des joyaux. Par instant un bateau ou une barge sortent du néant, comme par magie. Les bruits également sont amortis, étouffés. Même les odeurs changent quand Venise est enveloppée de brume.
Mais, ce jour là, je n'avais pas le cœur pour apprécier ces choses là. En fait, j'avais le cœur à l'envers. Je venais de me disputer avec mon oncle, et par ricochet, avec ma mère. Je vais t'expliquer pourquoi.
Pendant quelques jours, j'avais évité mon oncle, mais la veille, ma mère m'avait envoyé pour lui donner un coup de main pour une tâche dont je ne me souviens plus. J'obéis, bien que de mauvaise grâce. Dès que j'arrivais, mon oncle, comme je m'y attendais ouvrit son pantalon et sortit son instrument, attendant que je lui rende le petit service habituel. Mais cette fois je jouais l'indifférence, et je lui demandais:
"Que voulez-vous que je fasse, mon oncle?"
"Tu sais très bien ce que je veux que tu fasses, petit crétin! Viens ici et commence, je me sens vraiment en forme aujourd'hui."
"Descendez voir ma mère et demandez-lui de s'occuper de vous. Elle n'est pas avec un client pour l'instant."
"Tu suces mieux qu'elle. Allez, au boulot!"
"Non, ça suffit. J'en ai assez d'être votre esclave. Allez vous faire voir, vous et votre maudite bite." répondis-je en me retournant pour partir.
En un pas, il fut sur moi, et m'attrapa brutalement par le bras. "Tu vas me sucer! Maintenant et vite." hurla-t-il
"Ni maintenant, ni tout à l'heure, ni demain! Jamais! J'en ai fini avec cette histoire."
"Fais attention, si tu n'obéis pas je dirais à ta mère que tu es une tapette! Tu penses que je ne sais pas que tu vas avec d'autres hommes. Je t'ai suivi, j'ai tout vu, tu es une vraie tantouse!"
"Allez-y, dites tout à ma mère, vous aussi vous êtes une tantouse. Je lui dirai que c'est vous qui m'avez rendu comme ça." lui répondis-je brusquement et, me libérant de son étreinte, je sortis et je marchais dans la ville pour me calmer.
A mon retour, ma mère m'accueillit froidement. "Qu'est-ce que c'est que cette histoire, Lorenzo! Ton oncle m'a parlé de ces choses que..."
"Il t'a dit que j'étais une pédale? C'est plutôt lui, la tantouse. Ça fait trois ans qu'il me force à le sucer, mais j'en ai assez."
"Ne raconte pas d'histoires. Ton oncle ne peut pas être une tantouse, je peux te le garantir. Plutôt que de calomnier les honnêtes gens, explique-moi ce qui se passe. Ton oncle m'a dit que tu laisses des hommes te prendre par derrière."
"Je viens juste de tout t'expliquer, tu peux croire qui tu voudras."
"Ton oncle m'a dit que tu es un fainéant, que tu es paresseux et que tu ne veux rien faire. Il m'a dit que tu lui avais demandé de ne rien me dire, et qu'il arriverait ce genre d'histoires. Je ne suis pas idiote, tu sais. S'il y a une tantouse dans cette maison, ce n'est certainement pas ton oncle, je peux te le garantir!"
"Oh, très bien, mais écoute donc ce que tu dis, toi qui te donnes à n'importe qui. Ce n'est pas à toi de donner des leçons de morale."
"Mais au moins, moi je respecte les lois de la nature, et de plus je gagne ma vie et de quoi te nourrir. Pourquoi est-ce à moi que ça arrive, qu'ai-je fait pour mériter un dégénéré comme fils?
Je compris qu'il était inutile d'insister, aussi je m'enfuis de la maison en hurlant, "La pute, voilà ce que tu as fait."
Je passais la nuit dans la maison de l'un des hommes que j'avais rencontrés dans la rue et je fis l'amour avec lui. Le matin suivant, j'étais d'humeur sombre et je déambulais sans but à travers la cité, juste pour tuer le temps, en essayant de décider quoi faire. Je ne voulais pas rentrer à la maison, je savais que ma mère me chasserait parce que j'étais une tapette.
Aux environs de midi, j'étais assis sur un quai du port principal, les pieds pendus dans le vide, regardant le brouillard arriver. Il était si épais que rien n'était visible, rien qu'une uniforme lumière laiteuse et le bruit ouaté du ressac. J'étais encore d'une humeur de dogue, mais j'étais content d'avoir rompu avec cet homme que j'avais appelé "oncle" pendant des années.
"Ce brouillard est si épais qu'on pourrait le couper avec un couteau, tu ne crois pas?" Déclara soudain une voix profonde, vibrante, juste à coté de moi.
Me croyant seul, je sautais sur mes pieds, et regardais autour de moi, mais le brouillard était devenu si épais que je ne pouvais voir personne. Alors, telle une apparition, une silhouette se matérialisa à mes cotés, surgie du brouillard. C'était un homme grand mais pas gras, avec de larges épaules, des bras et des jambes musclées. Son torse s'appuyait sur les hanches étroites. Il était habillé de manière étrange, mais indubitablement comme un marin. Il avait un gros anneau d'or dans l'oreille droite.
"Comment pouviez-vous savoir que j'étais là? Ce brouillard me rendait à peu près invisible. Il est si épais que je ne vous ai pas vu jusqu'à ce que vous soyez juste à côté" lui dis-je avec une voix ébahie et rendue quelque peu tremblante par la crainte que cette présence inattendue avait déclenchée en moi.
L'homme sourit largement. "Je t'ai vu arriver au moment ou le brouillard est tombé. J'étais à bord de mon bateau, qui est à l'ancre à coté. Je t'ai observé un moment et quand le brouillard est devenu trop épais, je ne t'ai plus vu. Si tu étais parti, tu aurais dû passer devant mon bateau et je t'aurais vu, donc j'étais sûr que tu étais encore ici. J'ai pensé que, peut-être, tu apprécierais un brin de compagnie, quelqu'un à qui parler. J'ai vu que tu étais triste, et quelques fois, ça aide de se confier à des étrangers. On peut leur dire des choses qu'on ne dirait pas à des gens qu'on connaît bien."
Sa voix était à la fois puissante et profonde, douce et aimable, avec un léger accent étranger, bien que son vénitien fût parfait. Même les lignes de son visage montraient un mélange de traits difficiles à identifier, à la fois familiers et différents.
"Vous n'êtes pas Vénitien, n'est-ce pas?"
"Oui et non. Mon père était un marin vénitien, mais c'était le fils d'un slave et d'une femme turque. Ma mère vient de la Marche d'Ancône, mais c'était la fille d'un romain et d'une espagnole... En fait, je ne sais pas ce que je suis."
"Ou vivez-vous?"
"Sur mon bateau, et je voyage à travers la Méditerranée, quoique principalement dans la mer de Venise. Et toi, mon garçon, qui es-tu?"
"Je suis vénitien, fils d'une vénitienne et de la moitié de Venise."
L'homme éclata de rire, "Qu'est-ce que tu veux dire par la moitié de Venise?"
"Ma mère est une pute, alors qui sait qui est mon père. Un de ses nombreux clients, je suppose. De toute façon je n'en peux plus de vivre avec elle. Et ce bateau, c'est le vôtre?"
"Oui, j'en suis le propriétaire et le capitaine."
"Avez-vous un travail pour moi à bord? Je veux vraiment partir d'ici."
"Si tu viens à bord, nous pourrons en parler. Il commence à faire froid ici. Dans ma cabine nous serons bien plus confortables et au chaud et si tu viens me tenir compagnie, nous pourrons boire une ou deux chopes de vin."
J'acquiesçais et l'homme me prit par le bras et me guida jusqu'à son bateau, par une passerelle instable, jusqu'à sa cabine. Je me demandais comment il avait trouvé sa route. Le brouillard était devenu si épais, que je voyais à peine où je posais les pieds, mais sa poigne ferme me donnait un sentiment de sécurité.
Sa cabine était entièrement de bois, naturellement, avec une confortable couchette sur un coté. Au centre de la cabine, une table était fixée au sol, couverte de documents et de cartes en désordre. Il y avait trois tabourets, des armes sur la cloison, des portes fermées indiquant la présence d'une armoire, un coffre-fort et rien d'autre.
Il poussa un tabouret vers moi, et d'un placard, il sortit deux flacons. "C'est peut-être mieux que tu ne boives que du vin. Tu n'es encore qu'un garçon" me dit-il en me tendant un flacon. Suivant son exemple, je l'ouvris et en bus quelques gorgées. Le vin était un peu suret, un peu résineux, probablement d'origine grecque.
L'homme s'assit à coté de moi. "Mon nom est Michel Kurick, comment t'appelles-tu et quel age as-tu?"
"Mon nom est Lorenzo Zorzi, et j'ai seize ans."
"C'est un joli nom, Lorenzo, et tu portes très bien ton âge. Je t'aurais cru plus vieux de deux ans. Tu es très développé pour un garçon de ton âge."
Pendant quelques instants, aucun de nous deux n'ajouta un mot. Nous nous regardions en face, chacun étudiant l'autre de près. J'étais fasciné par la couleur de ses yeux, d'un gris métallique, mais pas froid. Ils me communiquaient une plaisante ardeur.
Puis, rompant ce singulier silence il me dit en souriant, "Tu m'as bien dis que tu voulais travailler sur ce bateau?"
"Oui, je veux partir d'ici."
"As-tu déjà travaillé sur un bateau?"
"Non, jamais, mais pour m'en aller, je suis prêt à faire n'importe quel travail... n'importe lequel."
"Je n'ai pas besoin de marins, mon équipage est complet. Mais il ne me déplairait pas de t'avoir à mes cotés. Tu sais, ces voyages peuvent être longs, et parfois, un peu de compagnie est agréable. Tu es un agréable et avenant garçon, et pendant que je te regardais sur l'appontement, je pensais que j'aimerais bien te rencontrer et te connaître un peu mieux."
Alors, soudain, je vis cette lueur dans ses yeux, et je compris ce qu'il entendait par me connaître mieux. Il n'avait pas une mauvaise apparence, bien au contraire, il m'attirait. Je me demandais de quoi il avait l'air nu. Je lui dis alors: "Je suis vraiment prêt à tout faire. Pourquoi ne pas me faire faire un essai tout de suite?"
L'homme me regarda et hocha la tête, puis il me dit gravement, "Les gens disent souvent qu'ils sont prêts à tout faire, mais au moment de vérité, ils reculent..."
"Alors essayez-moi. De cette façon vous saurez tout de suite quelles sont mes limites."
"Es-tu conscient de ce que tu dis, mon garçon?"
"Oui, bien sûr."
L'homme se leva, me prit le flacon des mains et le posa sur la table. Puis, allant jusqu'à la porte, il la ferma au verrou, puis me dit, "Très bien, garçon, déshabille-toi, je veux voir à quoi tu ressembles."
Je me levais et me déshabillais complètement face à lui. Michel, ne détourna jamais son regard de moi, et, pendant que je me déshabillais lentement, il m'observait attentivement, jusqu'à ce que son regard s'arrête entre mes jambes.
"Tu es vraiment bien monté, mon garçon, ça me plait."
"Et aussi, tout marche comme il faut" lui dis-je avec un sourire malicieux.
Il se rapprocha de moi et me toucha la poitrine et les flancs, puis commença à se déshabiller lentement. Son corps semblait un faisceau de muscles, joliment marqués, bien différent des gentilshommes ou des bourgeois que j'avais fréquentés jusqu'alors. Lorsqu'il enleva son pantalon, je vis que le muscle puissant entre ses jambes était déjà à moitié érigé. Dès qu'il fut nu, il m'attrapa par les hanches et me poussa sur sa couchette. Il se mit sur moi, couvrant toute la longueur de mon corps de sa silhouette puissante. Le contact de cette chair chaude et forte me fit frissonner d'émotion. Je me sentais comme enveloppé d'une flamme ardente.
Mes mains se posèrent sur son dos, et je fut surpris de constater combien sa peau était lisse, comme du satin de soie, douce comme du velours, même si elle enveloppait des muscles fermes et puissants, qui roulaient à chacun de ses mouvements. Il pesa sur moi, ses mains caressant mes flancs, et je sentis son excitation grandir rapidement contre moi.
"Ah, mon gars, dès le premier moment où je t'ai vu, je t'ai voulu ici, dans ma couchette. Tu as déjà fais l'amour avec des hommes, pas vrai?"
"Oui, bien sûr."
"Bien, mais tu vas voir qu'avec moi, c'est différent. Je vais te rendre fou de plaisir, jusqu'à ce que tu me supplies de te laisser me donner du plaisir. Avec moi, tu vas découvrir ce qu'est vraiment la joie du sexe avec un homme, un vrai. Laisse-moi faire. Pour le moment, détends-toi et apprends, mon gars."
Je n'aurais jamais pu demander mieux. Cet homme était passionné, fort, puissant et chargé de sensualité d'une façon incroyable. Le son de sa voix me faisait trembler d'excitation.
De plus, il avait un pieu tout simplement fabuleux. Il était long comme une main ouverte, et si gros que je ne pouvais en faire le tour avec le pouce et l'index formés en anneau. Il était parfaitement droit, lisse et bien formé. L'extrémité était à peine couverte par le prépuce, dominant orgueilleusement le membre plus sombre. Au-dessous, ses testicules, glabres et gonflées pendaient lourdement. Le tout surplombé magnifiquement d'un épais tapis de boucles sombres.
En érection, il était parfaitement perpendiculaire au corps, immobile et dur comme le marbre, chaud, à peine frémissant. Le voir suffisait à exciter une grande envie de le toucher, de l'embrasser, de le lécher avidement, de le sentir palpiter entre mes lèvres. C'était vraiment une œuvre d'art vivante! Et Michel savait s'en servir en artiste consommé, comme il savait également utiliser toutes les autres parties de son corps, de ses lèvres à ses mains, sa langue, ses bras, ses jambes... tout.
En bref, je me sentais en proie à un plaisir intense. Puis il posa ses mains sur mon engin, en prenant possession, et du bout de ses doigts, il le titilla jusqu'à la limite de mon endurance. Puis, le prenant dans sa main, il commença à le pomper, de haut en bas, doucement pour commencer, puis sentant mon excitation augmenter, plus vite, en cadence, jusqu'à me porter au point d'ébullition où je me répandis dans une frénésie de spasmes et de gémissements.
Mais il ne s'arrêta pas. Il continua à me serrer fermement, puis avec la langue, il commença à le sucer, recouvrant l'extrémité frémissante de chaude salive, me faisant me sentir comme en feu, me portant à un niveau de sensibilité que je n'avais jamais connu. Tout mon corps était tendu, pris de spasmes, arqué, présentant son milieu comme une offrande muette.
Lorsqu'il m'entendit gémir de nouveau, submergé par l'intense plaisir, lorsqu'il fut certain que j'avais perdu tout contrôle, il le prit entièrement dans sa bouche, chaude et humide. Enlevant sa main, il le suça furieusement, bougeant rapidement sa tête de haut en bas, pressant à chaque fois sa tête contre mon aine. De ses mains libres, il pinçait fermement mes seins, jusqu'à ce que je libère une seconde vague que Michel but avec un plaisir évident.
"As-tu aimé, Lorenzo? As-tu aimé ce que je t'ai fais avec ma bouche? C'est bon, non? Mais je n'ai pas encore fini. J'ai encore mieux en réserve, pour toi. Nous ne sommes pas pressés, n'est-ce pas? Je vais t'emmener jusqu'à l'extase pure, crois-moi. Puis ce sera à ton tour de faire pareil avec mon corps, pour mon plaisir. Tu pourras faire ce que tu voudras, mais pas encore..."
Sa voix avait pris un ton de commandement, quoique d'une grande douceur, rauque de passion, de désir, bien qu'étrangement retenue.
Aucune partie de mon corps n'échappa à son exploration, à sa possession. Ses soins, pleins d'expérience, étaient totalement dédiés à me conduire aux plus hauts sommets du plaisir des sens et du sexe.
Je sentais son corps m'envelopper, brûlant comme le soleil d'été, au-dessus de moi, à coté de moi, dedans, tout autour de moi. Mon engin me faisait presque mal, mais ne montrait aucun signe de relâchement. En fait, je ne pouvais pas me souvenir qu'il ait déjà été si dur, même si j'avais déjà connu deux orgasmes successifs.
Puis il commença à me lécher, entre les boules et le derrière. Sa langue s'attardait sur les bords de mon petit trou, le travaillant longuement, le rendant glissant, le fouillant, le stimulant, le pénétrant, jusqu'à ce que je puisse le sentir palpitant, dilaté par l'envie. Je le suppliais de me prendre, de me faire sa chose. Puis finalement il positionna son fier épieu, me pénétra avec, m'écartelant, m'envahissant, me conquérant d'une seule lente mais inexorable poussée, jusqu'à ce que ses boules soit pressées entre ses cuisses musclées et mes fesses.
Il commença à me pilonner de son puissant piston, parfois avec une telle force, que je tremblais violemment, puis si délicatement que je fondais sous le plaisir. Il fit en sorte que je me sente complètement en son pouvoir. Dans un sursaut de plaisir intense, je le suppliais de continuer à me combler, de poursuivre cette suave violence, ce don implacable. Alors je sentis sa semence m'inonder, alors qu'il m'étreignait passionnément. Il répandit profondément en moi les dernières giclées de ses reins puissants.
Alors, finalement il me revint de lui rendre au mieux une partie du plaisir qu'il m'avait si généreusement octroyé. Tous ce qu'il m'avait fait, je le lui rendis, et, ce faisant, je ressentais un plaisir à la fois exquis et sauvage. En touchant, léchant, caressant, embrassant et mordillant chaque partie de son corps, je découvrais qu'à cet instant, il était à moi.
Je me sentis exulter quand, finalement, j'eus son membre massif, palpitant dans ma bouche. Il portait encore le goût du sperme de sa première abondante explosion, et finalement je fut enivré par une rivière qui semblait ne jamais devoir s'arrêter, jaillissant en vagues puissantes. Enfin, je fus emporté par le plaisir, mon propre outil profondément planté dans sa chair bouillonnante, encerclé, emprisonné par son trou avide, dansant à l'intérieur avec une joie sauvage. Après m'être vidé en lui, je m'écroulais épuisé sur sa couchette, consumé mais ravi.
"Est-ce suffisant, Lorenzo?" me demanda-t-il de sa voix profonde, vibrante.
"Non, mais je suis complètement épuisé, il ne me reste plus une once de force. Vous m'avez vidé. Savez-vous, c'est la première fois que je jouis trois fois d'affilée."
"Mais ça ne sera pas la dernière, mon gars. Ça sera comme ça chaque fois tant que tu resteras à bord de ce vaisseau. Je t'aime bien, mon gars, tu es jeune, frais et bouillant comme un étalon en rut."
"Vous me prenez avec vous, alors?"
"Bien sûr. Aucun de mes marins, aucun de mes garçons de cabine n'a jamais su me satisfaire comme toi."
"Mais je n'ai jamais été ni marin ni garçon de cabine."
"Mais ce n'est pas non plus ce que tu seras. Ton unique travail à bord sera de me faire l'amour."
"Le travail sera plutôt dur, Capitaine, mais il sera merveilleux" m'exclamais-je en riant et il rit avec moi, alors que nous nous étreignions et nous embrassions.
Et c'est ainsi que débuta mon voyage sur la mer. Je restais à bord de ce navire pendant environ huit mois, et ce furent des mois merveilleux, mais à la fin, je dus lui demander de me laisser partir, de me laisser à terre car j'étais complètement épuisé. Il me remplissait en permanence du besoin de faire l'amour. Il était comme un taureau en rut, infatigable. Certains jours, quand la mer était calme, il lui arrivait de me faire l'amour trois ou quatre fois et chaque fois, il me faisait jouir à plusieurs reprises. Aussi, alors que je mangeais bien et que je n'avais aucune autre tâche que garder sa cabine en ordre, je me sentis bientôt si fatigué que j'aurais voulu ne pas me lever de la journée."
Poletto soupira.
"Qu'y a-t-il mon garçon, pourquoi soupires-tu?" Lui demanda Lorenzo.
"Parce que j'ai beaucoup aimé votre seconde histoire et que je vous envie d'avoir rencontré un homme comme ce capitaine. J'aimerais me sentir si faible, juste pour avoir tellement joui que je ne pourrais plus sortir de votre lit."
"Non, Poletto. Crois-moi, trop c'est trop. Mais parfois, si tu le désires, nous pourrons le faire trois ou quatre fois d'affilée. Et même ce soir, je me sens plein d'ardeur, pas toi?"
"Oh oui! Moi aussi. Pendant que vous me racontiez cette histoire, je ressentais l'envie de faire toutes ces choses que vous décriviez. Regardez, j'en suis encore tout excité!"
Lorenzo repoussa les couvertures et regarda le garçon. "Oui, tu es si beau quand tu es excité. Tu me ferais mourir de désir. Prépare-toi, mon Poletto, à partir de maintenant, je vais te faire jouir jusqu'à ce que tu me supplies d'arrêter avant que tu ne meures de plaisir. Laisse-moi faire, mon joli petit gars."
"Oui, je suis tout à vous, mais je vous ferai tout ce que vous me ferez, comme avec le capitaine."
"D'accord, mais seulement cette fois, tu veux?" lui dit Lorenzo. Il couvrit le garçon et il commencèrent à faire l'amour.
Quand une pâle aurore colora le ciel derrière les fenêtres du palazzo Zorzi, tous deux étaient toujours enlacés dans leur épuisant marathon érotique. Poletto cracha sa semence pour la quatrième fois et gémit, "Cette fois ça suffit, par pitié. C'est vraiment trop beau, Monseigneur, vous me tuez."
"Mais je te veux encore, le sais-tu?"
"Oui, moi aussi. Je vous désire aussi, Maître, mais si je ne me repose pas un peu, je vais perdre la tête. Si vous voulez me la mettre encore, allez-y, faites-le, Maître, mais je ne suis plus en état de lever un bras pour vous caresser. Je n'imaginais qu'on puisse être à ce point ivre de sexe."
"Ça fait toujours mal quant je te prends, n'est-ce pas?"
"Oui, mais bientôt je serais habitué, juste comme vous l'avez dit, et je ne veux pas que vous soyez fâché contre moi."
"Non, ça suffit pour aujourd'hui. Je ne suis pas fâché contre toi, pas du tout. Viens, laisse-moi t'enlacer, je veux m'endormir comme ça."
"Je suis là, Maître. C'est merveilleux de dormir entre vos bras, réchauffé par votre chaleur, respirant votre odeur."
"Mon odeur? A quoi ressemble-t-elle?"
"Une bonne odeur d'homme, Maître. Une merveilleuse et virile odeur suffisante pour me donner le tournis."
Poletto s'installa à sa place, entre les bras et les jambes de son Maître. Lorenzo l'attira contre sa poitrine et bientôt chacun d'eux glissèrent dans un profond sommeil réparateur.