logoMatt & Andrej Koymasky Home
histoire originale par Andrej Koymasky


pin LE MARCHAND DE VENISE
Ou
LES 24 NUITS DE LORENZO ET POLETTO
TROISIEME NUIT
LE BERGER GREC

Tout en aidant son maître à retirer ses bottes, Poletto lui demanda:

"Puis-je rester avec vous aussi ce soir, Maître?"

"La nuit passée ne t'as-t-elle pas suffi?"

"Certainement non, Maître. Je suis prêt à recommencer dès que vous voudrez. Maintenant que j'ai repris des forces, je sens cette fièvre revenir."

"Alors je peux continuer avec l'histoire des nuits passées..."

"S'il vous plait, Maître. C'est parfait. Dois-je me déshabiller?"

"Evidemment, qu'attends-tu? Ne vois-tu pas que je suis déjà excité?"

"Je vois, je vois, Maître. Me voilà, à votre disposition."

"Toi aussi, tu es déjà tout dur, petit fripon, à ce que je vois. Devons-nous commencer par l'histoire ce soir, ou faisons-nous l'amour d'abord?"

"A dire vrai, j'ai du mal à décider. Ce que vous voudrez, Maître, sera toujours bon pour moi."

"Très bien. Où en étions-nous la nuit passée?"

"Vous aviez quitté le bateau de votre fougueux capitaine, car vous ne pouviez plus soutenir son rythme..."

"Ah oui. C'est cela. Et bien, comme je te le disais, d'une part, j'étais désolé, mais d'autre part, j'avais vraiment peur de tomber malade d'épuisement. Alors, j'ai quitté le bateau qui m'avait emporté loin de Venise lorsque nous avons accosté au port de Candia, en Crète. Là, je pus trouver un embarquement sur un bateau de pêche turque qui partait pour Istanbul. Le fils du propriétaire avait convaincu son père de me prendre à son bord.

Je l'avais rencontré sur le port de Candia. Le jeune Turc m'avait fait un clin d'œil auquel j'avais répondu par un sourire. Me donnant une tape sur les fesses, il m'avait demandé sans détour si je voulais tirer un coup. Je l'avais regardé des pieds à la tête et je l'avais trouvé pas mal. C'était un jeune homme d'environ vingt cinq ans, un peu enveloppé, mais pas laid, aussi avais-je accepté.

Il m'avait emmené dans une maison en ruine, avait baissé mon pantalon et pris tout debout, là où nous étions, m'appuyant contre un mur, et me besognant avec vigueur. Pendant qu'il me pénétrait, d'une main, il me pinçait les seins et de l'autre il me masturbait, ce qui au total était relativement agréable. Au cours de la discussion qui suivit, il m'expliqua qu'il repartait sur Istanbul et je lui demandai s'il pouvait m'emmener jusqu'à la mythique cité des Sultans. Il avait immédiatement accepté, bien content de m'avoir avec lui pour la durée du voyage.

Poletto! Si tu continues à me tripoter comme ça, j'arrête cette histoire, et je te prends exactement comme ce pêcheur turc l'a fait avec moi!"

"Pardonnez-moi, Maître, mais j'aime tellement vous toucher. Vous êtes si beau que je n'arrive pas à rester immobile à vos cotés."

"Un vilain flatteur, voilà ce que tu es."

"Non, non, Maître, je vous aime beaucoup. D'être à coté de vous dans un lit, à coté d'un si bel homme et de vous faire l'amour, j'ai l'impression de vivre un rêve."

Lorenzo enlaça le garçon, l'attira vers lui, l'embrassa et le caressa jusqu'à ce qu'il le sente haletant d'excitation et tremblant de désir. Alors soudainement, il s'éloigna de Poletto et lui dit avec un feinte sévérité, "Ceci est ta punition, et si tu me fâches encore, je recommence. Je t'exciterai au maximum et j'arrêterai. Est-ce cela que tu désires?"

"Oh non, je vous en prie! C'est une vraie torture" répondit Poletto avec une grimace espiègle.

Lorenzo lui donna une tape affectueuse et dit, "Bien, veux-tu que je continue cette histoire ou non?"

"Oui, bien sûr. Particulièrement s'il a un beau garçon à qui vous faîtes l'amour et que vous me donnez tous les détails."

"C'est sûr qu'il y en aura un. Un beau pâtre grec. Mais n'anticipons pas. Comme je te le disais, nous sommes partis le jour suivant. Très vite, après que nous ayons mis les voiles, un fort vent se leva. Les pêcheurs étaient aussi d'habiles marins, et ils réussirent à conduire leur esquif. Nous n'étions pas loin de l'île de Polinos quand soudain, le bateau heurta un récif. J'étais sur le pont, essayant d'aider au mieux de mes moyens quand je fus projeté par-dessus bord.

Je tombai à la mer, et j'étais brassé par les vagues quand je vis le bateau disparaître rapidement, caché par la houle. J'essayais de nager ou au moins de garder la tête hors de l'eau. Je ne sais combien de temps je restais à la merci de ces vagues déchaînées, et je pensais que je ne m'en sortirais pas quand une vague monstrueuse me déposa sur une petite plage. Je fus juste capable de me traîner pour ne pas être repris par la mer, et lorsque je me sentis en sécurité, sain et sauf, je perdis connaissance.

Lorsque je revins à moi, avant même d'ouvrir les yeux, j'entendis un son qu'au début, je ne pus identifier. C'était un son de voix tremblantes et mélancoliques, accompagné par une mélodie harmonieuse, jouée sur seulement cinq notes répétées de manière variée.

J'ouvris les yeux et je vis au-dessus de moi un lacis de branchages, presque comme le feuillage de jeunes arbres, bien que moins dense, qui me protégeait partiellement des rayons du soleil brûlant. Tournant la tête, je vis que je n'étais plus sur la plage, mais devant l'entrée d'une simple mais gracieuse cabane faites de branchages et de mottes de terre.

Je m'assis pour voir que je reposais sur une natte de fibres grossières, et c'est seulement à ce moment que m'aperçu que j'étais entièrement nu.

Jetant un coup d'œil aux alentours, je vis un troupeau de montons à quelque distance, et assis sur un rocher, un jeune homme de peut-être vingt ans qui jouait du pipeau.

Je venais de le remarquer quand il se tourna dans ma direction. Quand il me vit, il cessa de jouer de sa flûte, se leva et se dirigea vers moi.

Gêné, je couvris instinctivement mon sexe avec mes mains. Le jeune homme sourit et me désigna quelque chose derrière moi. Je me retournai pour voir mes vêtements pendus sur les branches, en train de sécher. Je me rapprochai pour les prendre mais le jeune homme me barra le passage, et, le sourire toujours sur les lèvres, secoua la tête et me dit quelque chose que je ne compris pas.

"Laisse-moi m'habiller, je t'en prie." Lui dis-je.

De nouveau, le garçon secoua la tête, avec d'autres propos incompréhensibles.

Je continuais à me couvrir de mes mains et je lui dis: "Je ne te comprends pas. Quelle langue parles-tu, grec ou turc?"

Il répondit quelque chose et se rapprocha de moi.

Je fis un pas en arrière et lui demandais "Qui es-tu? Que veux-tu? S'il te plaît, laisse-moi m'habiller." Puis pensant que ce dialogue était inutile, je lui montrais mes habits, puis mon corps.

Il s'arrêta et me regarda sans perdre son sourire.

Je le regardais aussi. Il portait un genre de chasuble couleur de chanvre ouverte sur la poitrine et serrée aux hanches par une largue écharpe, un pantalon serré du même tissu, une paire de bottes de cuir souple et un court sarrau sans manches en peau de chèvre.

La chasuble lui faisait comme une sorte de large robe qui lui arrivait aux genoux. Ses cheveux étaient brun foncés, mêlés de mèches blondes, ondulés, mais pas bouclés, ébouriffés, avec malgré tout quelques traces de peigne.

Son nez était droit et bien proportionné, sa figure ovale avec un menton volontaire. Ses lèvres n'étaient ni fines ni épaisses, mais bien dessinées, avec une ombre de moustache au-dessus. Ses yeux, joyeux et lumineux était affectés d'une légère coquetterie. Ils étaient soulignés d'épais sourcils foncés. Il était attirant, bien que pas vraiment beau. Et il continuait à me sourire.

Ses yeux glissaient de haut en bas sur mon corps, s'attardant par instants sur mes mains, que je conservais opiniâtrement au-dessus de ma nudité. D'une voix douce, montrant mes mains, il répéta quelque chose.

Je ne saurais dire pourquoi je me trouvais si embarrassé par ma nudité, mais j'avais vraiment hâte de me rhabiller. Je n'arrêtais pas de penser que si j'étais nu, c'est qu'il m'avait déshabillé et que, de cette façon, il avait pu me détailler à loisir. Je lui montrai de nouveau mes habits. Il vint jusqu'à eux et je pensais qu'il allait me les apporter, mais, en fait il les attrapa et les serra fortement jusqu'à en faire sortir quelques gouttes puis il revint et me montra ses mains humides et dit quelque chose.

Je pense qu'il me demandait d'attendre jusqu'à ce qu'ils soient secs, aussi je décidais de me rasseoir sur la natte et de le surveiller. Il s'assit en face de moi, les jambes croisées, puis continuant à me regarder dans les yeux, il tendit une main et attrapant mon poignet, il retira doucement ma main. Indiquant ses propres yeux il secoua le doigt pour signifier "non".

Je compris enfin qu'il me demandait de me calmer, qu'il ne me regarderait pas. Aussi, je cessais de me couvrir de mes mains.

Se désignant, il déclara: "Stéphanos."

Il était clair que c'était son nom, aussi, me désignant, je lui dis, "Lorenzo."

Cela continua de la sorte. Il désignait une chose, et m'en donnait le nom en grec et je le répétais. Puis il se leva, entra dans la cabane, et ressortit avec un paquet entouré de feuilles et un grand bol de céramique. Il ouvrit les feuilles et me tendit un morceau de fromage frais, m'invitant à le manger puis il plaça le bol plein de lait devant moi et me fit signe de le boire, le répétant dans son langage.

Je réalisai alors combien j'avais faim et acceptai avec reconnaissance. Il me regarda manger et boire sans cesser de sourire puis notre dialogue particulier reprit dans lequel il me donnait de nouveaux mots. Après un moment je perdis conscience de ma nudité, tant j'étais résolu à apprendre.

Pendant ce temps, je regardais Stéphanos et je pensais que c'était vraiment un beau garçon et que cela me plairait de faire l'amour avec lui. Mais j'étais nu en face de lui et il n'avait pas fait le moindre geste, pas jeté le moindre regard à ma nudité. Je pensais qu'apparemment, il n'était pas intéressé par les hommes et que c'était vraiment dommage.

Heureusement, ces pensées n'avaient pas provoqué de réactions physiques, autrement je pense que je serais mort de honte. Cela peut te paraître étrange, mais, si je ne suis pas gêné d'être nu en face d'homme avec qui j'ai fais l'amour, j'ai toujours été très mal à l'aise devant les autres."

"Etes-vous mal à l'aise devant moi, Maître?"

"Plus maintenant, parce que nous avons fait l'amour. Et toi, Poletto, es-tu gêné?

"C'est pareil pour moi. Mais j'aime quand mon Maître me regarde alors que je suis nu. Si je pouvais, je resterais toujours nu en présence de mon Maître."

"Voilà qui serait dangereux. Je serais en permanence tenté de te faire l'amour."

"Ca ne me gênerait pas une seule seconde. Mais reprenez votre histoire, s'il vous plait. Je suis passionné."

"Très bien. Son regard, malgré une certaine déception de ma part, je dois l'avouer, ne descendit jamais en dessous de mes épaules.

Nous sommes restés assis comme ça longtemps, occupés à notre leçon de grec. Puis montrant le pipeau, je lui fit signe d'en jouer. Il acquiesça et sourit puis, le plaçant entre ses lèvres il reprit cette simple mais fascinante mélodie que mon réveil avait interrompu.

Le soleil commençait à descendre sur l'horizon. Stéphanos me prit alors par la main, me levant et me guida à travers les arbres. Pieds nus, il m'était difficile de marcher. Dès qu'il s'en rendit compte, il s'arrêta et me prit dans ses bras, me soulevant sans aucune difficulté et il me porta sur le parcours.

Je sentis la vigueur de ses bras, sous mon dos et mes genoux, je sentis mon coté pressé contre sa poitrine nue, par l'ouverture de sa chasuble et me trouvai immédiatement excité, mais le garçon sembla ne pas s'en apercevoir.

Arrivant au sommet d'une haute falaise rocheuse dominant la mer, il me déposa sur le sol et désigna le soleil couchant qui se reflétait sur la surface maintenant calme et tranquille de la mer. C'était vraiment une scène d'une singulière beauté.

Puis il dit "Agatos."

Je compris que cela voulait dire "beau". Je le répétai, totalement enchanté par le spectacle.

Nous restions là, assis tranquillement et regardant jusqu'à ce que le soleil ait disparu, enflammant l'horizon. Puis Stéphanos me reprit dans ses bras et me ramena jusqu'à sa cabane.

Il tâta mes vêtements et les sentit encore humide. Alors il rentra dans sa cabane et en ramena une couverture de peau de chèvre, qu'il posa délicatement sur mes épaules, la fourrure à l'intérieur. Il commençait à faire froid car nos n'étions qu'au début de printemps.

Il ramena davantage de nourriture, alluma un feu et s'assit à coté de moi. Quand l'obscurité fut là, il rassembla des feuilles et en fit un tas à coté du feu, puis se coucha dessus pour dormir. Il m'avait abandonné sa natte et sa couverture

Le jour suivant, je put enfin m'habiller. Il continua à m'enseigner le grec. Il n'avait rien à faire de toute la journée. L'île était petite, alors les chèvres ne pouvaient pas s'échapper. De plus il n'y avait aucun prédateur dans l'île, donc tout son travail était de traire les brebis, faire les fromages, ramasser des herbes pour la cuisine, capturer de petits animaux avec des pièges, cuisiner sa nourriture et jouer de son pipeau.

Je compris que j'étais devenu pour lui un précieux compagnon. Petit à petit, je devins capable de communiquer avec lui. Il m'apprit que dans deux semaines, son remplaçant arriverait et qu'il pourrait quitter l'île. Sa famille habitait Sira, sur la grande île d'Ermopolis, non loin du port d'Athènes.

Cela faisait deux semaines que j'étais là quand, alors que nous marchions sur la plage, Stéphanos m'invita à nager avec lui, et immédiatement il se déshabilla. Pour la première fois, je le voyais complètement nu. Il avait un corps agréable, pas musculeux mais lisse et svelte, avec quelques poils sous les bras, sur les jambes et un épais triangle de poils dont l'extrémité atteignait le nombril, puis s'évasait pour encadrer son sexe qui pendait délicatement entre ses cuisses fermes. Il n'était pas particulièrement grand ni petit, mais il était beau.

Je regardais immédiatement ailleurs, craignant qu'il ne remarque mon intérêt, mais c'était difficile car il était vraiment plaisant à regarder, nu comme il était.

Je me déshabillais également, pour courir jusqu'à l'eau. Stéphanos était bon nageur, et il me distança bientôt. Il m'appelait à grands gestes. Je n'étais pas si bon nageur, aussi je préférais rester près de la berge.

Au bout d'un moment, je sortis, et me couchai sur le sable fin et chaud en l'attendant. Je n'avais pas envie de remettre mon pantalon, mais je n'avais pas non plus envie qu'il me voit nu. Je me tournai donc sur le ventre. En fait ça ne me gênait pas qu'il voit mon derrière.

Il arriva peu après. En arrivant sur la plage, il passa les mains sur son corps pour enlever l'eau. Il secoua sa tête, faisant gicler l'eau de ses cheveux. Une nouvelle fois, je laissai mon regard errer librement, caressant sa nudité, mais je dus bientôt me détourner rapidement pour regarder ailleurs.

Il vint à mes cotés, s'accroupit et dit "C'est beau!"

"Oui, c'est vraiment beau ici." Lui répondis-je mais son idée était autre.

En fait, je sentis ses mains sur mon derrière, le touchant à peine, alors qu'il répétait "Tu es beau", tout en continuant à caresser mes fesses.

Je restai immobile comme un roc. J'essayai de me retourner, mais il m'immobilisa d'une main sur l'épaule, me repoussant vers le bas. Puis d'un ton qui était à la fois un ordre et une prière, il dit, "Ne bouge pas, Lorenzo. Je te veux, je veux te prendre, je ne te ferai pas de mal. Je suis ton ami. La mer t'a amené ici et je t'ai ramassé, et j'ai pensé: 'Je le veux'. Mais j'ai dit 'Non, peut-être qu'il ne voudrait pas'. Mais maintenant, je vais t'aimer, car tu es bien trop beau."

Je ne dis rien. Je restai immobile, très ému. Je sentis son doigt mouillé de salive, forçant l'entrée entre mes fesses. Je frissonnai et il poussa à l'intérieur. Je poussai un gémissement de plaisir qu'il ne comprit pas.

"Je ne vais pas te faire mal, je suis ton ami" répéta-t-il encore, en se couchant au-dessus de moi. Je pouvais sentir son érection, fouillant, pressant, frottant, trouvant son chemin. Je me détendis, soupirant d'aise, attendant de l'accueillir enfin en moi.

Il attrapa mes fesses de ses deux mains et les écarta. L'extrémité de son outil, frissonnante et humide de salive pénétra mon orifice désireux et préparé. Il s'enfonça d'une seule poussée, laissant passer un soupir de plaisir.

Puis, plaçant ses coudes à mes cotés, il passa les mains sous mon corps et prit possession de ma poitrine. S'assurant sur les genoux, il se retira très lentement, pour revenir furieusement, encore et encore.

C'était bon, mais mon propre sexe, emprisonné entre mon ventre et le sol, était douloureusement écrasé sur le sable. Je tentais de me redresser sur les genoux pour diminuer la pression. Mais il tentait de m'en empêcher, et pendant la courte lutte qui s'en suivit, je tombais sur le coté, et lui, tombant de même, sortit de moi.

Je me tournais vers lui, réfléchissant à la façon de lui faire comprendre que je souhaitais seulement changer de position, mais je vis qu'il me regardait d'un air à la fois furieux et contrit. Il avait l'air de ne pas savoir s'il devait se jeter sur moi pour que je lui obéisse ou qu'il implore mon pardon et que nous oublions toute cette histoire.

Je sentis de la tendresse pour lui, et regardant entre ses jambes, je vis qu'il était toujours excité. Son sexe était toujours érigé, parallèle à son ventre, effleurant presque son nombril. Je tendis la main pour le caresser, mais il se méprit sur mon intention, et se recula, le cachant de ses deux mains. Me rapprochant lentement de lui, j'étendis ma main doucement vers sa figure. Je caressai sa joue, rapprochai ma face de la sienne et l'embrassai sur la bouche.

Ses yeux croisèrent les miens, et s'illuminant, cédèrent. Il répondit à mon baiser et me serra avec une grande tendresse. Me gardant dans ses bras, il répétait d'un ton presque hébété, "Lorenzo, Lorenzo, Lorenzo... "

"Oui, Stéphanos, je suis à toi..."

Ma main descendit pour le caresser entre les jambes. Il ferma les yeux, et laissa échapper un soupir tremblant. Je me laissai alors glisser hors de ses bras et me penchai pour le sucer.

Il resta saisi, murmurant, "C'est bon..."

Je le fit se remettre debout, et à genoux en face de lui, je me remis à le sucer, couvrant son membre de ma salive, le préparant pour qu'il me prenne de nouveau. Il prit ma tête entre ses mains, se plantant au fond de ma gorge, les yeux fermés, soupirant de plaisir. Quand je le sentis pleinement excité, je me reculai, et me retournant, je lui offris mon petit cul. Il m'enlaça immédiatement, plaçant un bras autour de ma poitrine, et de l'autre attrapant mon sexe. Et de cette façon, tout debout, il me pénétra de nouveau avec fougue. J'étendis mes bras vers l'arrière et agrippant ses fesses, fermes et nerveuses, l'attirai à moi.

Pendant qu'il me baisait avec vigueur, il me masturbait. C'était merveilleux de le faire là, au grand jour, en plein air, sous les chauds rayons du soleil, nos corps caressés par une légère brise de printemps. Finalement il déchargea en moi son besoin si longtemps réprimé, et simultanément, j'arrosai le sable de ma semence.

A partir de cet instant, nous avons fait l'amour presque tous les jours, parfois plusieurs fois dans la journée, toujours en plein air. Je lui appris comment embrasser correctement, caresser, sucer et d'autres choses. Comme garçon, il ne connaissait que les façons les plus ordinaires de baiser, sans tendresse, sans préliminaires. De plus, il avait toujours été pris, étant le plus jeune. J'étais le premier garçon qu'il ait jamais pris, mais quand je lui fis savoir que j'aimerais le pénétrer à mon tour, il m'offris son derrière sans la moindre hésitation.

Il me dit que la première fois qu'il avait été pénétré, il l'avait été par son cousin, un berger également, ici même sur cette île, quand il avait douze ans, et que maintenant, contrairement à ce que je pensais, il en avait seulement seize. Il m'expliqua que quand ils étaient seuls, ils se soulageaient avec une chèvre.

Lorsqu'ils arrivèrent avec son remplaçant, il furent très surpris qu'il ne soit pas seul. Il expliqua que j'avais fait naufrage et reprenant le bateau sur lequel son frère aîné était arrivé, il me prit avec lui jusqu'à Sira, dans la maison de ses parents.

Je suis demeuré avec lui quelques jours, pendant lesquels nous avons continué à faire l'amour, mais seulement la nuit, lorsque tout le monde était au lit. Puis Stéphanos me conduisit au Pirée, le port d'Athènes. Quand je le saluai, il me donna son pipeau et un bracelet d'argent qu'il avait ciselé lui-même, pour que je ne l'oublie pas."

"Quelle belle histoire, Maître. Avez-vous toujours les cadeaux de ce beau pâtre grec?

"Seulement le bracelet. Malheureusement, le pipeau a été cassé. Mais j'ai toujours le bracelet, comme je garde tous les souvenirs des hommes avec lesquels j'ai fait l'amour avec plaisir."

"Me le montrerez-vous, Maître?"

"Demain, peut-être. Mais maintenant, c'est à toi de me montrer quelque chose de beau, Allez!"

Poletto se découvrit et présenta à Lorenzo son érection.

L'homme sourit, caressa le garçon et dit, "Mets-toi sur tes pieds, ici, sur le lit. Ce soir, je vais te prendre debout, juste comme la première fois avec Stéphanos."

"C'est bien dommage qu'il n'y ait ni soleil ni brise légère pour caresser nos corps, n'est-ce pas, Maître?"

"Mes caresses ne te suffisent-elles pas?"

"Bien sûr, je les aime. Oh, et vous ne devriez pas vous inquiéter de me faire mal, je commence à m'y habituer, et chaque fois, j'aime davantage. Attendez, je vais me tenir à la colonne du baldaquin, comme ça vous pourrez me la mettre avec plus de force. Arrêtez avec cette pommade et enfilez-moi à fond, je vous veux ce soir mon doux Maître, faites de moi votre chose ce soir, je vous en prie..."

"Oui, mon cher Poletto, j'y suis, la sens-tu? Aimes-tu la façon dont je la pousse dans ton délicat petit trou?"

"Oui, oui, vous me ferez mourir de plaisir, vraiment. Oh, Maître, rentrez-la plus loin, plus fort, je vous en supplie..."

"Mais je ne veux pas te blesser, mon cher Poletto. Tu es encore si étroit que ça me fait même un peu mal."

"Mais il vous plait, vous l'aimez, mon petit cul, n'est-ce pas?"

"Bien sûr que je l'aime, je te l'ai dit. J'aime tout en toi. J'adore faire l'amour avec toi."

"Même si je ne suis pas encore un expert?"

"Mais tu apprends si vite, Poletto. Je suis si content de ta persévérance à apprendre et à me donner du plaisir."

"Vous êtes un professeur exceptionnel, et j'espère que je saurai toujours vous satisfaire encore plus. Mais maintenant, Maître, mettez-la-moi jusqu'au bout. Je ne peux pas résister au désir que j'ai de vous plus longtemps" dit le garçon en poussant son derrière contre l'ardente érection de Lorenzo.

L'homme l'attrapa par les reins, et en quelques mouvements bien mesurés positionna son sexe durci contre le petit trou vorace et bien lubrifié, puis poussa et commença à glisser dedans. Une fois qu'il eut pénétré le garçon, il se mit à lui caresser la poitrine et le sexe, tout en lui léchant la nuque et les oreilles. Sans bouger son membre, il attira le garçon vers lui, l'emmanchant jusqu'au fond. Puis fléchissant doucement les jambes, comme un piston, il commença à pomper le petit cul délicat du garçon en vrai connaisseur, avec une force, une intensité et un plaisir croissants.


Chapitre précédent
precedent
Couverture et table des matières
couverture
6eEtagère
Etagère 6
Chapitre suivant
next


navigation map
recommend
corner
corner
If you can't use the map, use these links.
HALL Lounge Livingroom Memorial
Our Bedroom Guestroom Library Workshop
Links Awards Map
corner
corner


© Matt & Andrej Koymasky, 1997 - 2008