logoMatt & Andrej Koymasky Home
histoire originale par Andrej Koymasky


pin LE MARCHAND DE VENISE
Ou
LES 24 NUITS DE LORENZO ET POLETTO
QUINZIEME NUIT
UNE ETRANGE INDISPOSITION

Lorenzo s'approcha du lit où le garçon l'attendait en souriant. Ils furent aussitôt dans les bras l'un de l'autre, s'embrassant avec passion.

"Mon Poletto, durant le souper, je t'aurais dévoré. Sais-tu à quel point il me tardait de venir dans cette chambre ?"

"Je le voyais clairement dans vos yeux, Maître. C'est pour cela que je me suis dépêché, pour être devant vous, pour que vous me trouviez prêt quand vous pourriez vous libérer du secrétaire..."

"Oui, et me voilà, enfin. C'est si bon de te prendre dans mes bras, de pouvoir te serrer contre moi... et de savoir que d'ici peu, nous serons de nouveau unis, que nous ne serons qu'un."

Poletto se saisit du membre frémissant de l'homme et se glissa sous les draps pour l'embrasser.

Lorenzo tenta de le retenir et lui dit gentiment, "Si tu fais ça, cette nuit, je ne te raconterai rien. N'es-tu plus intéressé par mes histoires ?"

"Oh que si, Maître. Commencez, je vous en prie." Répondit le garçon de sous les draps.

"Alors sors de là, sacripan !"

Poletto donna un dernier baiser au beau sexe érigé de l'homme, émergea de sous les draps, et les soulevant un peu, regardant par-dessous, dit, "Tu m'attends là. Je dois maintenant écouter l'histoire de mon Maître, mais je m'occuperai de toi bientôt. Tu ne bouges pas, compris ?"

Lorenzo rit, lui ébouriffa les cheveux, et lui passant un bras autour des épaules, il l'attira contre sa poitrine et continua son histoire.

"Et enfin, un jour, je quittai moi aussi Varanasi. Après avoir salué Madan et le Raja, accompagné de seulement mes deux esclaves, Prema et Bao, je repartis vers l'Orient. Mon voyage me conduisit à Fuè, capitale de l'Annam. Après avoir demandé l'autorisation du roi Iepàn, j'y ouvris une échoppe. Les affaires marchaient bien. Mes articles exotiques, le fait que je sois moi-même un étranger attirèrent bientôt une riche clientèle parmi laquelle se trouvait Gilòn, le trésorier royal.

Chaque fois que Gilòn venait dans mon échoppe, il était accompagné de l'un de ses fils, un jeune homme de vingt et un ans du nom de Guiendaï. Autant le père était habituellement souriant, autant le fils présentait toujours une face triste et sérieuse. Il attira immédiatement mon attention, car il était remarquablement beau. Presque tous les Moï, un des peuples de l'Annam, sont beaux, mais Guiendaï était probablement le plus beau de tous les Moï que j'ai vus.

Sa tristesse m'intrigua, de sorte que chaque fois qu'il venait dans ma boutique avec son père, je l'observai discrètement. Je remarquai une chose qui serait probablement passée inaperçue aux yeux d'un observateur moins attentif. Quand il pensait n'être pas observé, il regardait Prema et Bao avec un intérêt et un désir à peine voilé. Je me demandais donc s'il n'était pas, tout comme moi, attiré par les grâces masculines.

Un jour que Gilòn venait dans mon échoppe sans être accompagné de son fils, profitant du fait que j'étais avec le trésorier dans mon arrière boutique pour lui montrer quelques pièces rares, je lui demandais, "Mais au fait, votre fils qui semble beau, sain et fort, pourquoi a-t-il une lumière si triste dans les yeux ?"

"Oh, ne m'en parlez pas ! C'est mon tourment. Il y a cinq ans, c'était une perle de garçon, joyeux, heureux, la lumière de mes yeux et de mon cœur, mais à présent, petit à petit, il sombre dans une mélancolie qui semble s'aggraver à chaque année qui passe. J'ai payé des docteurs, des magiciens, des prêtres, des sages et de saints hommes. Sans aucun résultat. Aucun n'a pu le guérir. Je ne sais plus quoi faire. Je lui ai fourni les plus jolies esclaves pour qu'elles le divertissent, mais il n'y a eu aucune amélioration. J'ai organisé des fêtes et des jeux sans plus d'effet. C'est un très bon garçon, respectueux, obéissant, volontaire... Si seulement il n'était pas si triste, il serait parfait, il serait la fierté de son père !"

Je lui dis alors, "Je me demande... je peux peut-être vous aider. Je n'en suis pas certain, mais dans mon pays, nous avons des magies pour guérir ce genre de mélancolie. Je ne suis pas sûr que ça marcherait aussi ici, mais..."

"Vraiment ? Je vous en prie, essayez-les sur mon fils !"

"Je le ferais volontiers, mais je ne peux pas garantir le résultat. Il y faut du temps et de la patience. Et cela a parfois d'étranges effets. Certaines personnes, plutôt que de guérir, commencent à avoir d'étranges visions, qui les font haïr ceux qui tentent de les guérir, les poussant à les accuser mensongèrement de choses incroyables. Je ne voudrais pas prendre un tel risque, voyez-vous..."

"Je vous en prie ! Je vous payerai bien pour tout le temps que cela prendra. Et même si mon fils réagit mal à votre traitement, je vous récompenserai quand même d'avoir essayé. Mais si vous réussissez, ma récompense sera vraiment généreuse. Je vous en prie, acceptez !"

"Je vais y réfléchir et je vous donnerai ma réponse. Mais les rites doivent se dérouler en grand secret, loin des oreilles et des yeux indiscrets, et seuls moi et mes deux assistants serons avec votre fils, personne d'autre. Avez-vous un endroit retiré, mais commode et confortable, où nous pourrions nous enfermer et où nous serions certains de ne pas être dérangés ?"

"Oui, le Pavillon d'Automne. C'est une petite construction dans les jardins du Palais Royal. Mes serviteurs en fermeront les portes et ainsi, personne ne vous dérangera et je donnerai des ordres pour que personne ne s'y aventure jusqu'à ce que tout soit fini. Viendrez-vous ?"

"Si je décide que je peux faire un essai, j'enverrai mon assistant Bao avec un message."

Le jour suivant, après avoir soigneusement expliqué à Prema et Bao ce que j'attendais d'eux, j'envoyai ce dernier pour informer Gilòn que j'essayerai le traitement magique et pour le prier de préparer le Pavillon d'Automne. Je lui demandai de l'équiper de nombreuses lampes, d'un brûle-parfum, d'une grande et solide table et d'une alcôve avec une couverture en peau de tigre et d'une large vasque remplie d'eau chaude et de linges doux pour se sécher.

Bao revint en me disant que le trésorier était content et qu'il avait déjà donné les ordres pour préparer tout ce qui avait été demandé. Bao avait aussi visité le Pavillon et me confirma qu'il était suffisamment isolé et protégé. Je préparai alors des carafes d'une bonne liqueur, les meilleurs parfums et les encens de l'Orient, et des onguents. Puis je fis porter à Prema et Bao de la soie dorée, et je revêtis un habit de précieux brocard indien.

Nous arrivâmes au Palais. Gilòn nous y attendait impatiemment. Dès que nous fûmes en vue, il envoya chercher Guiendaï.

"Mon fils, ce gentil étranger va tenter sur toi une cure magique de son pays, pour tenter de te guérir de ta mélancolie. Tu lui obéiras en tout ce qu'il te commandera, quoi que ce soit. Et espérons que tu puisse finalement guérir."

"Comme mon excellent père voudra !" Répondit le jeune homme en s'inclinant.

Les serviteurs nous escortèrent jusqu'à la porte du jardin d'automne et la fermèrent derrière nous. Guiendaï nous guida jusqu'au pavillon. Quand nous fûmes à l'intérieur, pendant que Prema et Bao préparaient tout conformément aux instructions que je leur avais données, je fis asseoir le jeune homme en face de moi.

"Fais-tu confiance à mon traitement, Guiendaï ?

"Pas vraiment, étranger, soit dit sans t'offenser. Mon père a déjà essayé tout ce qui était possible..."

"Feras-tu tous ce que je t'ordonnerai de faire ?"

"Comme mon père me l'a ordonné, je t'obéirai comme je lui obéis."

"Même si les soins te semblent... bizarres ou si tu n'aimes pas ?"

"Oui."

"Très bien. Alors, avant de commencer, tu dois boire le contenu de cette carafe."

"Tout ?"

"Oui, tout."

Guien but tout le contenu jusqu'à la dernière goutte.

Je lui dis alors, "Pour commencer, ton corps doit être purifié. Mes deux assistants vont te déshabiller et laver soigneusement toutes les parties de ton corps. Tu dois rester totalement immobile et les laisser faire, pendant que je t'asperge de l'encens magique."

Pour ce qui était de l'encens magique, comme beaucoup d'autres détails que nous avions joués, ils étaient justes au bénéfice du jeune homme... au cas ou j'aurais eu tort sur les causes de cette étrange indisposition.

Prema et Bao s'étaient maintenant complètement déshabillés et je notai avec plaisir que même s'il restait immobile comme je le lui avais commandé, il regardait leur nudité du coin de l'œil avec un intérêt visible. Mes deux esclaves s'approchèrent de lui et commencèrent à le déshabiller avec une lenteur affectée, effleurant son corps du bout des doigts, de façon savante et experte, pendant que je faisais le tour du trio en balançant le brûle-parfum.

Guien nous laissait faire, docile, suivant les instructions que je lui avais données. Quand il fut totalement nu, je remarquais qu'il portait déjà une demi-érection. Les deux garçons le prirent par les bras et le guidèrent dans la grande vasque remplie d'eau chaude et parfumée, et entrèrent dedans avec lui. Là, leurs mains en coupe, il commencèrent à le mouiller et à le laver, effleurant doucement son corps de la main, s'attardant sur les endroits les plus sensibles aux caresses érotiques. L'effet combiné de l'eau chaude, de leurs mains et des deux corps nus qui bougeaient autour de lui eurent tôt fait de l'exciter, et même si les deux garçons n'avaient pas touché ses attributs, son membre fut bientôt totalement érigé.

Par instant, ils effleuraient son membre de leurs corps ou son corps de leurs membres qui étaient aussi complètement érigés, de même que le mien sous mes vêtements. Guien aussi fermait les yeux et se mordait la lèvre, il avait les poings serrés, contre les hanches, presque comme pour se forcer à ne pas toucher les beaux corps des deux petits génies qui prenaient soin de lui.

Au bout d'un moment, sur un signe discret que je leur fis, mes esclaves arrêtèrent de le "laver", le firent sortir de la vasque et séchèrent soigneusement tout son corps, faisant toujours très attention de ne pas toucher son membre avec leurs mains, mais faisant par instant glisser dessus le doux tissu avec lequel ils le séchaient. Au même moment, sans être vu par Guien, je me déshabillai, ne conservant qu'une large tunique de soie blanche, très large et presque transparente.

Prema et Bao, tout en restant nus, couvrirent Nguyen d'une tunique semblable à la mienne. Nos deux tuniques étaient légèrement soulevées par nos érections. Le jeune homme parut noter la mienne, mais regarda immédiatement ailleurs.

Les deux garçons le guidèrent jusqu'à la table, le faisant s'appuyer contre le bord avec ses fesses, bougeant ses pieds vers l'avant et les écartant de sorte qu'il était penché en arrière et ne conservait son équilibre que parce que son derrière était appuyé contre le bord de la table. Maintenant son érection était clairement visible sous sa tunique. Je posais le brûle-parfum au sol, entre ses pieds, sous sa tunique, puis je me mis en face de lui, les pieds entre les siens. Je le fixais dans les yeux, et à voix très basse, presque un murmure, je lui ordonnais de me pas bouger ses yeux des miens. Jusque là, tout c'était passé dans un silence absolu, presque irréel. Guien me fixait, comme hypnotisé.

Prema fit résonner un tambourin et Bao commença à jouer de la flûte, très doucement. Chaque fois que Prema heurtait le tambourin, je faisais un léger mouvement vers Guien, me rapprochant lentement de son corps, mes yeux toujours dans les siens. Nous continuâmes ainsi jusqu'à ce que mon corps touche presque le sien, en fait, seuls nos pieds et nos érections se touchaient, à travers nos tuniques de soie. Je pouvais sentir son érection palpiter contre la mienne.

Je remontai lentement les mains et ouvrant le col de sa tunique, je la fis glisser de ses épaules sur ses hanches, le laissant torse nu. Je commençais à effleurer légèrement son torse du bout de mes doigts, m'attardant sur les seins, qui devinrent bientôt durs, érigés, montrant son plaisir.

Alors, me penchant sur lui, je commençais à les travailler avec mes lèvres, les titillant du bout de la langue, les prenant délicatement entre les dents jusqu'à ce que je le sente frémir et qu'il ne puisse retenir une courte plainte étouffée de plaisir. Je continuais à l'agacer, jusqu'à ce que sa plainte soit continue et que son corps tremble.

Prema et Bao arrêtèrent de jouer de leurs instruments, prirent sa tunique et la firent glisser de coté sur ses chevilles. Je m'accroupis devant lui et pendant que Prema et Bao caressaient sa poitrine, ses flancs, son ventre et ses bras, je commençais à jouer avec ma langue sur le coté de son membre érigé et palpitant. Guien lâcha un gémissement, se laissant davantage aller contre le bord de la table, posant les mains dessus, derrière lui, poussant son bassin et son membre affamé en avant, le forçant contre ma bouche. Je l'ouvris et laissais l'outil glisser entre mes lèvres, dans ma bouche chaude et humide.

Mes deux esclaves montèrent alors sur la table et saisissant le jeune homme sous les aisselles, ils le hissèrent dessus. Sans laisser l'outil palpitant s'échapper de ma bouche, je le suivis tout en laissant tomber la tunique qui me couvrait, me retrouvant nu.

Guien reposait sur les coussins. Seules ses jambes pendaient au bout de la table. Prema et Bao, agenouillés à ses cotés, léchaient et embrassaient son corps, sans cesser de le caresser. Tous le corps de Guien tremblait, comme saisi par une forte fièvre, presque un délire. Je laissais le membre de Guien que Prema reprit immédiatement dans sa bouche. Je relevais les jambes du jeune homme et les pliais contre sa poitrine. Seules ses belles petites fesses, douces et attirantes dépassaient de la table.

Je mis mes mains sur ses fesses et les séparais pour y plonger la langue à ma recherche de son petit trou. Dès que je l'eus trouvé, je commençai à le lécher à loisir, parfois doucement, parfois avec énergie, poussant par instant vigoureusement la pointe de la langue dedans, creusant ma voie dans le trou qui, à en croire la consistance, était encore inviolé.

Devant mes yeux, je pouvais voir la face de Prema qui pompait le dard de Guien avec enthousiasme. Je sentis son anus palpiter fortement, son bassin trembler, et je compris qu'il déchargeait jets après jets, dans la bouche accueillante de Prema. Mais comme nous en avions convenu auparavant, nous continuâmes tous trois à lécher, sucer, palper et embrasser son corps. Après un orgasme, les sensations sont bien plus fortes et Guien commença à s'agiter inconfortablement et à gémir fortement.

"Assez, oh, arrêtez ! C'est trop... trop bon... Je ne peux plus le supporter... par pitié..."

Je plongeai alors un doigt dans l'onguent, et remplaçant ma langue avec, je le poussais progressivement en lui. Guien émit un gémissement plus fort, poussant un "Ouiiiiiii..." aigu et au bout de quelques instants, je massais du doigt l'intérieur de son canal vierge et palpitant. Il se lâcha une seconde fois dans la bouche de Prema.

Nous fîmes tous trois à Guien un massage relaxant jusqu'à ce qu'il se calme et glisse dans un profond sommeil, dû aussi au soporifique que j'avais mélangé au cordial qu'il avait bu auparavant.

Nous le portâmes alors dans l'alcôve, attentifs à ne pas le réveiller. Puis enfin, nous donnâmes libre cours à l'excitation qui réclamait satisfaction depuis un moment. Pendant que les deux garçons, couchés sur le coté en soixante-neuf se suçaient mutuellement, je commençais par prendre le petit cul de Bao avant de tourner pour prendre celui de Prema.

Puis nous nous lavâmes ensemble dans l'eau encore chaude du bassin, allumâmes toutes les lanternes, nous rhabillâmes et nous assîmes dans l'alcôve, autour du corps nu de Guien, à présent langoureusement détendu, attendant qu'il se réveille. Cela ne prit pas longtemps. Après quelques instants Guien bougea, étendant voluptueusement ses membres, passant ses mains le long de sa poitrine nue. Puis il ouvrit les yeux.

D'une voix imperceptible, il me demanda, "N'était-ce qu'un rêve ?"

"Quoi ?" Lui demandais-je avec un sourire malicieux, caressant légèrement son membre, maintenant au repos, souple et chaud.

"Tout ce qui est arrivé... là, sur la table..."

"Que préfères-tu ? Que ce ne soit qu'un rêve ou que ce soit la réalité ?"

"Je ne sais pas, je suis troublé... La réalité, peut-être."

"As-tu aimé ce que tu as ressenti ?

"Oui..."

"Est-ce la première fois ?"

"Oui..."

"Mais tu le désirais, non ? Les hommes t'excitent, n'est ce pas ?"

"Je... je crois qu'oui..."

"Quand t'es-tu aperçu que tu étais attiré par les hommes, et non par les femmes ?"

"Il y a environ six ans."

"Et tu n'as jamais fais l'amour avec un homme ou avec un garçon ?"

"Non, jamais... Je veux dire, pas jusqu'à ce jour."

"Pourquoi ? Tu n'en avais pas envie ?"

"Si, je le désirais... Mais quand j'ai pris conscience que j'avais envie de faire l'amour avec des hommes... j'en ai parlé à mon père. Il m'a dit que je ne devais absolument pas faire des choses pareilles parce que les hommes devaient s'unir aux femmes pour engendrer des enfants. Il m'a dit que je devais lui donner de nombreux descendants, pour ne pas le décevoir. Il m'a fait jurer de ne jamais faire l'amour avec un homme ou un garçon. Et il m'a donné comme esclaves des jeunes filles, belles et expertes, et je leur ai fait l'amour, même si je n'ai jamais aimé."

"Tu pourrais contenter ton père mais aimer les hommes en secret, non ?"

"Non, je ne pourrais pas. Je ne veux pas désobéir à mon père. Je ne lui ai jamais désobéi."

"Je vois. Mais... as-tu aimé ce que nous avons fait tout à l'heure ?"

"Oh oui, vraiment beaucoup ! De toute ma vie, je n'ai jamais ressenti d'aussi fortes émotions, d'aussi merveilleuses sensations... Je ne pensais même pas que cela soit possible."

"Nous pouvons t'enseigner comment ressentir des sensations encore plus fortes et belles, si tu veux."

"Oui, j'aimerais bien, mais mon père..."

"Ton père m'a demandé de te guérir. C'est là le traitement secret qui va faire disparaître ta mélancolie. Ton père sait que c'est de la magie... il ne saura jamais qu'il s'agit juste te laisser faire l'amour avec d'autres hommes, et ainsi de libérer ta nature et tes désirs. Dans ce pavillon, personne ne viendra nous déranger. Si tu le désires, je reviendrai encore pour te donner ce traitement magique, qui est de te faire l'amour."

"Oh, j'aimerais tant, mais... mais tu ne vivras pas dans ce pays pour toujours. Et après avoir goûté des choses si merveilleuses, si je dois y renoncer, ça me replongera dans une mélancolie encore bien plus profonde."

"J'y ai pensé, Guiendaï. Avant de commencer, j'ai dit à ton père que le traitement serait très long et qu'il devrait se répéter souvent, et pendant des années... Mais j'ai aussi noté que tu semblais particulièrement attiré par mon esclave Bao..."

"Je vous aime beaucoup tous les trois. Mais tu as raison, Bao a attiré mes yeux et excité mon désir et mes phantasmes à la première minute où je l'ai vu."

"Et bien alors, quand je quitterai ton pays, je te laisserai Bao qui poursuivra officiellement ton traitement, et en fait sera disponible pour faire l'amour avec toi. De plus, au cas ou tu voudrais faire l'amour avec un autre homme, si c'est une personne de confiance, Bao le laissera venir avec toi dans le Pavillon d'Automne sous le prétexte de poursuivre tes rites magiques. Ne crois-tu pas que ce serait une bonne solution ?"

"Oh oui, magnifique !"

"Et pour compléter le tableau, il te suffirait d'épouser la femme que ton père te choisira et de lui faire enfanter tous les petits-enfants que ton père pourrait désirer. Une fois de temps en temps, tu peux aussi faire un sacrifice et satisfaire une femme ? Et ainsi de rendre ton père heureux. Spécialement si tu peux faire l'amour avec l'homme que tu désires chaque fois que tu en as envie. Qu'en penses-tu, mon doux Guiendaï, de ce traitement que j'ai inventé pour toi ?"

"Oh, Lorenzo, tu es un génie. Tu n'as pas seulement compris les racines de mon mal, mais tu as aussi trouvé le bon traitement. Je suis heureux que le destin t'ait placé sur ma route. Comment pourrais-je te rendre ta gentillesse ?"

"En faisant l'amour avec moi aussi longtemps que je resterai ici, à Fuè. Je ne te demande rien d'autre. Ton père, d'ailleurs me paye pour ce traitement... Tu me plais vraiment beaucoup, et je voudrais être le premier homme à qui tu donneras ta virginité."

"Avec grand plaisir, Lorenzo. Je serai tien chaque fois que tu le désireras."

Et il en fut ainsi. Gilòn, dès le premier soir nota une amélioration dans l'humeur de son fils et m'en fut très reconnaissant. Mais je le prévins que le traitement devait se poursuivre, peut-être pendant toute la vie de son fils, sinon une grave rechute était possible. Bien sûr le père fut totalement d'accord.

Deux jours plus tard, nous allâmes encore au Palais pour une nouvelle session du traitement magique et nous nous enfermâmes dans le Pavillon d'Automne, déjà prêt pour les rites. Nous répétâmes plus ou moins ce que nous avions fait la fois précédente, mais avec quelques variations. Je participais au bain et Guien y prit librement une part active, nous lavant et nous touchant.

Quand, de nouveau, il fut sur la table, je le pénétrai de nouveau d'un doigt. Le jeune homme me demanda de le faire avec mon membre. Je lui demandai de patienter encore un peu car il était encore vierge à vingt et un ans et qu'il devait s'accoutumer progressivement à la pénétration. A titre de compensation, quand il me demanda s'il pouvait pénétrer Bao, je lui répondis oui et le garçon s'offrit plus que volontiers. Dès que Guien s'enfonça dans le canal accueillant du garçon, il eut immédiatement un violent orgasme.

Après quelques séances, il commença à fort bien sucer, et à faire aussi le reste. Il ne lui manquait que de perdre sa virginité. Et le jour vint ou je sentis qu'il était prêt, son passage était maintenant complètement détendu, plein de désir et palpitant.

Alors je ne me contentai pas de lui faire sentir mon membre, frottant et tapant contre son trou avide comme les fois précédentes, mais je commençai à pousser, ouvrant ma voie en lui. Quant je sentis que plein de désir, il poussait aussi à ma rencontre, j'appuyai avec plus d'énergie et Guien, comprenant mon intention de lui faire faire le grand saut poussa vers moi avec une vigueur accentuée.

"S'il te plait, Lorenzo, je veux vraiment la sentir enfin entièrement en moi. Même si je ressens de la douleur, je suis décidé à aller au bout cette fois. Enfonce ton épée dans mon fourreau, plante ton arbre dans mon jardin, fais rentrer ton vaillant soldat dans ma forteresse qui brûle d'être prise. Sens comme j'ouvre la porte pour toi. Entre en moi, danse et fais-moi ressentir l'extase ! S'il te plait, Lorenzo !" dit-il.

"Oui, mon gentil garçon assoiffé de plaisir. Cette fois, je n'hésiterai plus. Je te sens trembler de désir. Je sens que tu es enfin prêt à perdre ta virginité. Voilà, c'est la fin de ton initiation à l'amour entre homme. Et après moi, si tu le veux, tu pourras aussi tester les attributs de Prema et Bao. Me voilà pour toi !" lui dis-je en plongeant tout mon outil dans son canal étroit, bouillant et bien lubrifié, pendant que Bao suçait le beau membre de Guien avec art et passion et qu'il avait dans la bouche celui de Prema, le faisant glisser au fond de sa gorge, avec une passion tout aussi avide. Pendant un moment on n'entendit que des gémissements et des soupirs de plaisir. Mes deux esclaves expérimentés s'étaient réglés sur ma cadence, de sorte que nous puissions jouir tous les quatre ensembles. Nous continuâmes à faire l'amour jusqu'à ce que Guien ait essayé mes deux esclaves et qu'ils aient eux aussi rempli son canal d'amour.

Quand enfin nous nous détendîmes, tous quatre enlacés, Guien était radieux. "C'était vraiment merveilleux, mes amis, de sentir enfin vos membres beaux et forts, pleins de vie, vibrer en moi. Tout ça est merveilleux. Je recommence enfin à vivre grâce à cette cure miraculeuse. J'espère que cela pourra durer longtemps. Merci à toi, Lorenzo, pour avoir si bien su diagnostiquer ma maladie et lui avoir apporté le bon remède. Je n'aurais jamais cru que l'amour entre homme puisse être si merveilleux, sinon je n'aurais jamais obéis à mon père pendant toutes ces années. Il m'avait persuadé, vous savez, il m'avait terrifié et bien que j'en ressente le désir, je n'avais jamais osé lui désobéir..."

"Oui. Parfois être trop obéissant peut être une erreur, mon cher garçon... Mais dis-moi, Guien, maintenant que tu as essayé tout ce que deux hommes peuvent faire ensemble, que préfères-tu ?"

"Tout ! Chacun d'entre vous est spécial pour quelque chose. J'aime la façon de Prema de travailler mon membre avec ses lèvres et sa langue, sa manière de me faire exploser dans sa bouche chaude et accueillante. J'aime Bao quand il me tend ses petites fesses avides, chaudes et douces et sa façon de se jeter contre moi chaque fois que je le prends, me faisant sentir le plaisir que je lui donne à cet instant. J'aime chacun de vos sexes quand ils remplissent ma bouche et étanche ma soif de leur enivrant cordial. J'aime ton pieux brûlant, Lorenzo, quand il palpite au fond de moi, quand il vire, pousse et bat, quand il danse et qu'il me remplit. Je ne peux vraiment pas choisir. Après que vous m'ayez fait découvrir et goûter à tous ces délices, j'ai découvert que je regarde les hommes bien faits et désirables avec encore plus d'appétit qu'avant. La vie est belle grâce à vous trois. J'ai retrouvé la joie de vivre grâce à ta magie, ton traitement secret. Je ne sais vraiment pas comment te remercier !"

Nous continuâmes à faire l'amour avec le fils de Gilòn pendant tout le temps que je passais en Annam, honoré et respecté à la cour pour cette miraculeuse guérison. De plus cette célébrité me valait de fructueuses affaires. Guien était maintenant devenu expert et assuré dans cette pratique, ayant totalement perdu ses inhibitions, même s'il devait se cacher de son père et des autres courtisans, car, à cause de la mentalité de ce peuple, comme ici à Venise, l'amour entre hommes avait été officiellement déclaré contraire aux coutumes et à la loi.

Quand, enfin, je quittai Fuè, je laissais Bao à Guien, comme je le lui avais promis, en expliquant à son père que mon assistant était pleinement qualifié pour continuer mes traitements. J'ajoutai aussi que parfois, il pourrait avoir besoin d'un assistant, et que dans ce cas, il en chercherait un. Gilòn était vraiment très reconnaissant, et Bao vint vivre dans la maison de Guiendaï.

Le dernier jour que je passais à Fuè, Gilòn décida de donner une grande fête d'adieu en mon honneur, et nous invita, Prema et moi au palais royal. Après la fête, au moment du départ, arrivèrent vingt serviteurs, chacun portant un cadeau d'adieu. Parmi les cadeaux, je garde toujours en souvenir du jeune et beau Moï une statuette en or du dieu Gina qui est représenté sous les traits d'un très bel homme, totalement nu, debout, son membre au repos, mais de belle taille. Sous le socle, Nguyen avait fait graver une phrase dans son langage, " A mon glorieux Gina, venu de l'Occident pour me guérir". Chaque fois que je regarde cette statue, elle me rappelle le beau Guiendaï du peuple Moï, fils de Gilòn, trésorier du roi Lepàn de l'Annam."

Poletto hocha la tête et demanda, "Me montrerez-vous cette statuette ?"

"Bien sûr. Elle est dans mon petit coffre, avec toutes ces choses rares et précieuses qui me rappellent mes aventures et que je t'ai déjà montrées."

"Et maintenant, Maître, me ferez-vous l'amour comme vous l'avez fait au beau Moï ?"

"Mais Prema et Bao ne sont pas là."

"Je n'ai besoin que de vous. Et même, je pense que je serais gêné si d'autres personnes nous regardaient pendant que vous me donnez du plaisir..."

"Pourquoi ? Aurais-tu honte de ce que nous faisons ?"

"Honte ? Non, bien au contraire, j'en suis fier ! Mais je veux n'être qu'à vous et à personne d'autre et... j'aimerais vous suffire... Si je ne vous suffis pas, cela veux dire que je ne suis pas assez bon pour ce que vous méritez et désirez. Je le comprendrais et... si vous cherchiez un autre garçon en plus de moi... j'accepterais votre décision."

"Non, ne t'inquiètes pas. Je n'ai pas envie d'autres garçons, tant que je t'ai."

"Je vous suffis vraiment ?"

"Mais bien sûr, mon splendide garçon plein de feu."

"Mais quand vous êtes loin, pendant longtemps, comme ce mois que vous avez passé dans la Marche d'Ancône... n'avez-vous cherché quelqu'un pour un peu de plaisir ?"

"L'idée ne m'a même pas traversé l'esprit ! Même si le temps me semblait interminable, et que tu me manquais tant. Non, je n'ai cherché personne pendant ce mois, mon beau garçon."

"Merci Maître, je vous ai aussi attendu, plein de désir et d'affection, et je ne voulais rien faire, et avec personne d'autre."

"Mais dis-moi, ce Zane, ça n'était pas un beau garçon ?"

"Si, bien sûr."

"Et tu n'as pas eu l'impression que si tu le lui demandais, il aurait volontiers fait l'amour avec toi ?"

"Peut-être, mais je ne le lui ai pas demandé. Je n'étais pas du tout intéressé à faire l'amour avec lui. Je vous attendais."

"Mais si tu avais fais l'amour avec Zane ou avec un autre garçon, ça ne m'aurait pas fait de peine, tu le sais bien."

"Très bien, mais je vous l'ai dit, je veux seulement être à vous. Je ne suis intéressé par personne d'autre, que se soit un garçon ou un homme, je le jure."

"Et moi ? Est-ce que je t'intéresse beaucoup ?"

"Voulez-vous que je vous le montre ?"

"Pourquoi pas !"

"Alors, préparez-vous, je ne m'arrêterai pas avant que vous ne me le demandiez..."


Chapitre précédent
precedent
Couverture et table des matières
couverture
6eEtagère
Etagère 6
Chapitre suivant
next


navigation map
recommend
corner
corner
If you can't use the map, use these links.
HALL Lounge Livingroom Memorial
Our Bedroom Guestroom Library Workshop
Links Awards Map
corner
corner


© Matt & Andrej Koymasky, 1997 - 2008