Alors qu'ils se disposaient à quitter l'entrepôt, Poletto demanda à Lorenzo, "Parmi tous les gens qui travaillent ici pour vous, et ceux qui travaillent au palais, Maître... Dieu sait avec combien d'entre eux vous avez fait l'amour !"
"Non, Poletto, à part toi, avec personne."
"Vraiment ? Toni, le marmiton, par exemple, est un beau garçon... et votre gondolier aussi, c'est un joli gamin. Et ici le signor Santolo est un homme agréable et bien bâti, et Bartolo a un beau corps, et à en juger à la manière dont il me regarde, je pense qu'il aime le faire avec les hommes..."
"Je vois que nous avons les même goûts tous les deux. Mais d'abord, je n'essaye pas de mettre dans mon lit tous les hommes que je vois et qui me plaisent. Et puis le signor Santolo ne parle jamais que de femmes, je n'ai pas confiance en Bortolo, si je faisais quelque chose avec lui, je suis sûr qu'il irait partout s'en vanter. Le gondolier est mignon, mais sa tête est vide... et le marmiton est un peu gauche. Et voilà pourquoi je n'ai jamais essayé d'avoir d'aventure avec aucun d'entre eux."
De retour au palais, après le dîner, ils vinrent dans la chambre.
Pendant qu'il caressait le corps de Poletto, Lorenzo lui demanda, "Aimerais-tu faire l'amour avec l'un des quatre dont nous avons parlé cet après-midi, à l'entrepôt ?"
"Non, Maître, je vous ai et je ne suis intéressé par personne d'autre, je vous l'ai dit tant de fois."
"Oui, oui, je sais, mais... si tu n'étais pas avec moi ?"
"Et bien... dans ce cas... je le ferais peut-être avec Bortolo ou avec le gondolier. Bortolo, vous savez, je l'ai espionné pendant qu'il pissait... Sa queue vaut le détour, croyez-moi. Elle provoque l'envie de la prendre en main..."
"Ah, petit fripon ! Ainsi tu espionnes les gens quand ils sont à leurs petites affaires ?"
"Mais non, Maître. Je vérifiais les scellés sur des ballots au départ, comme vous me l'aviez demandé, quand Bortolo est arrivé en sifflotant. Il a regardé aux alentours pour vérifier qu'il n'y avait personne, et je ne sais pas comment, il ne m'a pas vu. Peut-être parce qu'il était au soleil et moi dans l'ombre ou alors parce que j'étais baissé pour vérifier les scellés, qui sait... Alors il a ouvert son pantalon, il l'a sortie et a commencé à pisser dans le canal. J'en ai profité pour la regarder."
"Et il t'a vu ?"
"Je ne pense pas que ça lui aurait déplut, Maître. Ou plutôt... maintenant que j'y pense... il faisait peut-être semblant de ne pas me voir, juste pour me la montrer."
"Et il s'est astiqué ?"
"Non, pas jusque là... Mais quand même, elle était déjà bien gonflée."
"Regarde ! Tes histoires ont aussi fait gonfler la mienne. Est-ce que tu ne te sens pas tenté d'y toucher, de t'en occuper un petit peu ?"
"Et comment, Maître ! Mais pendant que je le fais, pourquoi ne pas continuer à me raconter vos histoires ?"
"Très bien. J'embarquai donc sur un navire Pisan qui devait me conduire d'Alexandrie à Florence, où je pourrais changer ma lettre de crédit. Nous avions devant nous un voyage de plusieurs jours. A bord, à part moi, il y avait de nombreux passagers. Parmi eux, à l'escale de Syracuse, un curieux passager nommé Domenico Adeodato avait embarqué. Il pouvait avoir vingt et un ou vingt-deux ans."
"Quel âge aviez-vous, Maître, à cette époque ?"
"En as-tu perdu le compte ? J'avais vingt-neuf ans. Je me disais que ce garçon était bizarre parce que, même s'il était habillé comme un bourgeois, et avait une belle apparence, je l'avais vu faire des clins d'œil à quelques matelots.
A première vue je pensais qu'il essayait de les aguicher pour faire l'amour avec eux, mais je remarquais alors qu'il s'isolait avec la femme de chambre d'un autre passager et qu'ils flirtaient ensemble de manière évidente. En fait, il caressait ses plantureuses mamelles avec un plaisir évident, et aussi pour son plaisir à elle.
A Syracuse, une noble famille avait également embarqué, dont je dois taire le nom, car elle est également bien connue ici aussi à Venise. En plus du père et de la mère, il y avait le fils aîné, que j'appellerai Carlo, qui avait une vingtaine d'années et le cadet, Feliciano, qui en avait dix-sept.
Carlo attira immédiatement mon attention à cause de son aspect sensuel, rehaussé par ses habits et son beau sourire. Il n'était pas très beau, mais il avait une figure attirante. Et si je ne me trompais pas, il regardait les beaux matelots, en essayant de ne pas se faire remarquer, et cela trop souvent pour être un amateur de filles.
Feliciano n'était pas mal non plus. Il était plus beau que son frère, même si son corps se développait encore, et qu'il était encore un peu maigre et osseux, au moins pour mon goût.
Me sentant immédiatement attiré par Carlo, je fis en sorte de me rapprocher de lui, de l'aborder. Cela ne fut pas difficile, à bord du bateau. Et ma certitude augmenta que j'avais vu juste. Ce garçon, comme moi, n'était pas du tout intéressé par les femmes. Aussi, dès le deuxième jour du voyage, après que nous ayons quitté Syracuse, je décidais de l'aborder franchement.
Vers le soir, je le vis sur le pont, penché sur le bastingage, regardant les vagues illuminées pas le soleil couchant. Profitant du fait qu'il n'y avait personne sur le pont à proximité, je vins à ses côtés.
Sur le ton de la plaisanterie, je lui demandai, "Que fais-tu ? Tu attends de voir une jolie sirène à la surface ?"
Il se tourna vers moi et, me reconnaissant, répondit, "Non, je pensais à autre chose. Et puis les sirènes ne m'intéressent pas, à supposer qu'elles existent."
"Alors tu es comme moi, tu préfères les matelots. Au moins, eux, ils existent, et ils sont souvent d'accord."
Je remarquai sa rougeur subite, et après m'avoir jeté un regard surpris, il baissa les yeux et me demanda, "Pourquoi me dis-tu ça ?"
"J'ai bien vu la manière dont tu les regardes. Une personne comme moi qui apprécie les beaux mâles reconnaît immédiatement les autres amateurs. Et le fait que tu aies rougi à ma remarque m'a assuré que j'avais touché juste. Mais tu n'as pas de raison de rougir... au moins pas avec moi."
"Tu veux dire que tu aimes... le faire avec les hommes ?"
"Bien sûr ! C'est pour ça que tu m'intéresses, et que j'ai fait exprès de te parler. Le voyage va durer, bien que pas assez. C'est plus agréable d'avoir un ami à bord avec qui s'isoler de temps en temps."
"Oui, c'est sûr. Mais si tu penses que je puisse être un tel ami, j'ai peur que tu ne sois déçu."
"Et pourquoi donc. N'aimerais-tu pas venir passer quelque temps dans ma cabine ? Je te ferais éprouver de très belles émotions, crois-moi."
"Je te crois. Mais je ne peux pas."
Après beaucoup d'insistance et une forte réticence, il finit par m'en révéler la raison. Même s'il aimait vraiment les hommes et que je l'attirais, il était obligé de refuser ma proposition parce qu'il était l'amant de son frère. Et comme Feliciano était aussi à bord et qu'il était terriblement possessif, il lui était impossible d'aller avec d'autres hommes.
Je lui demandai qui d'entre eux avait commencé leur relation. Il me répondit que c'était son petit frère. A peu près un an auparavant il l'avait surpris en train de faire l'amour avec un serviteur, et il avait été forcé de lui avouer sa passion pour les hommes. Depuis, à part quelques rencontres sans suite, ils avaient uniquement fait l'amour ensemble.
L'idée des deux frères amants m'excita. Comme il était inutile d'insister avec lui, je pensais qu'il était préférable d'essayer avec son cadet pour pouvoir conduire aussi l'aîné dans ma couchette... et pouvoir ainsi jouir des deux ensembles.
Le lendemain, je fis en sorte de me trouver seul avec le plus jeune et de le rencontrer également. J'usai pour cela d'une astuce; Je lui fis croire que j'étais capable de lire les cartes, et comme cela arrive souvent en de telles occasions, le garçon me demanda de les tirer pour lui. Je sortis de ma sacoche un jeu de tarots marseillais et, après avoir simulé quelques incantations, je commençai.
Je lui dis qu'il avait des relations charnelles, puis j'ajoutai que cela durait depuis un an. Pendant que je parlais, j'observais attentivement ses réactions. Il semblait pétrifié. J'ajoutai aussi que ses parents ne savaient rien de cette affaire sans quoi ils se seraient opposés à cette relation de toutes leurs forces. A présent, le garçon semblait presque troublé. Je repris mon imposture, lui disant que j'allais essayer de trouver la personne en question. Il refusa en me disant qu'il ne croyait pas aux tarots et que de toutes façons, il devait retourner dans la cabine de ses parents; Il se releva et s'enfuit à toutes jambes.
Le jour suivant, passant près de lui, je lui murmurai, "Je sais qui est ton amoureux. Mais je ne le dirai à personne, ne t'inquiètes pas." Et je m'en allai.
Après quelques instants, il revint me voir. "Pouvons-nous aller dans ta cabine pour y parler discrètement ?" me demanda-t-il.
J'acceptai évidemment tout de suite et nous y allâmes. A peine arrivé, il me demanda, d'un ton nerveux, "Tu sais vraiment qui est mon amoureux ?"
"Bien sûr, les cartes sont claires pour qui sait les lire. Regarde, tu es la première carte que je vais sortir du paquet, et ton amoureux est la seconde que toi, tu vas sortir. Voilà, la première est le valet de coupes. Choisis la tienne."
A l'aide d'un tour que j'avais appris en Perse, je fis en sorte qu'il tire la carte que je voulais, le cavalier de coupes.
Je lui dis alors, "Tu vois, exactement le même résultat qu'hier soir. Si tu es le valet de coupes, qui est celui, légèrement supérieur à toi, mais inférieur au roi et à la reine de coupes que représentent ton père et ta mère ? Le cavalier de coupes est ton frère Carlo. C'est donc ton amoureux secret."
Feliciano était interloqué. Je continuai à lui faire tirer d'autres cartes et à lui en faire mon interprétation.
"Tu l'as forcé à devenir ton amant parce que tu as découvert quelque chose de compromettant sur lui..."
"Non. Je ne l'ai pas forcé. Il a tout de suite été d'accord."
"Je ne sais pas, peut-être. Mais là, je vois une contrainte. J'ai peut-être fait une mauvaise interprétation. La contrainte arrive peut-être plus tard. Tu es peut-être jaloux de lui et tu ne le laisses pas aller avec d'autres hommes."
"C'est vrai, je ne veux pas qu'il le fasse avec des serviteurs."
"Ah, il le faisait avec des serviteurs ? Je ne l'ai pas vu dans les cartes..." lui dis-je, faisant semblant d'être étonné.
"Oui, je l'ai surpris en train de la faire avec un de nos serviteurs... Avant, je ne savais pas que lui aussi aimait le faire avec des hommes... et depuis quelques temps, j'étais très attiré par mon frère..."
"Alors tu en as profité pour le lier à toi. Mais toi, avant ça, tu avais déjà été au lit avec un homme ?
"Quelques fois... seulement avec un de mes cousins..."
Je fis une impasse osée, faisant semblant de consulter les cartes, "Légèrement plus âgé que toi... et c'est lui qui a commencé."
"C'est ça. Il a deux ans de plus que moi."
"Mais tu n'as jamais dit à ton cousin que Carlo était aussi..."
"Sûrement pas."
"Mais tu l'as encore fait avec ton cousin, non ?"
"Oui... deux ou trois fois..."
Je tentai ma dernière passe pour l'impressionner, espérant tomber juste une fois de plus, "Oui, les cartes me disent aussi quand c'est arrivé. Quand ton cousin est venu chez vous à Pise et aussi avant de le quitter à Palerme."
J'avais eu cette idée parce que je savais qu'ils venaient de Palerme où ils avaient visité de la famille. Sa mère était d'une noble famille sicilienne. Je tombais pile. Ebahi, Feliciano me contemplait. Profitant de sa confusion temporaire, je tendis la main et la posait sur sa cuisse en un geste amical.
"Je te comprends, mon garçon. Même si, sincèrement, je pense que tu es un peu égoïste. Si tu peux t'amuser, tu en profites, mais tu ne veux pas que ton frère en fasse autant. Outre les serviteurs, il y a plein de gens qui en valent la peine. Si tu le tiens trop serré, un jour où l'autre, tu le perdras, fais attention !"
A présent, ma main avait glissé le long de sa cuisse et effleurait presque la bosse évidente entre ses jambes..."
"Oh... mais maintenant je comprends tout !" s'exclama soudain Poletto.
Lorenzo, surprit par cette interruption inattendue, lui demanda, "Tu comprends ? Et quoi donc ?"
"La combine des tarots ! Zane avait tout organisé !"
"Mais de quoi parles-tu, Poletto ?" lui demanda Lorenzo, qui savait déjà tout ce que Zane avait manigancé.
"Oh, rien Maître. Juste une farce que Zane m'a faite. Mais heureusement, je ne suis pas tombé dans le panneau. Mais continuez votre histoire, Maître, s'il vous plait..."
"D'accord. Continuant donc à parler avec Feliciano, je poursuivis ma manœuvre, et enfin, j'arrivai à mon objectif, entre ses jambes. Le garçon n'eut qu'un léger sursaut, mais ne se déroba pas sous ma main ni ne réagit. Je le caressai alors, le palpant jusqu'à ce que je sente sa réponse se dilater sous ma main.
Je lui dis alors, "Détends-toi, Feliciano. Depuis la première minute où je t'ai vu, j'ai voulu faire l'amour avec toi. Dégrafe ton justaucorps que je puisse caresser ton beau corps..."
Il fit avec empressement ce que je lui demandais, et en quelques instants, nous fûmes enlacés, étendus sur ma couchette, nous arrachant hâtivement l'un l'autre les vêtements qui nous couvraient, dans une sorte de course frénétique au plaisir.
Le garçon manquait d'expérience, mais participait avec enthousiasme. Quand je l'eus déshabillé, je vis qu'il avait déjà un membre d'adulte qui mobilisa tout de suite mon attention. Je devais lui donner un plaisir tel qu'il veuille revenir faire l'amour avec moi.
Je mis en œuvre tout mon art, toute mon expérience et je sentis que petit à petit, j'atteignais mon but. Je n'étais qu'à moitié excité, mais c'était sans importance. Cependant, Feliciano avait perdu toute contenance et goûtait avidement le plaisir que je lui donnais. Je ne me consacrais qu'à ça et quand je le sentit prêt, je lui donnais la poussée finale, lui faisant atteindre un orgasme tellement intense qu'il se tordait frénétiquement entre mes mains. Puis je le caressai pour qu'il se détende.
Quand nous fûmes rhabillés, il prit ma main et me demanda d'un ton implorant, "Pourrons-nous nous revoir dans ta cabine pour faire encore l'amour ?"
"Oui, bien sûr. Mais je n'ai encore jamais vu deux frères faire l'amour. Je voudrais que vous veniez ensemble. Et je participerais, bien sûr. Je pense que ça serait vraiment bien."
"Comme tu voudras, pourvu que tu me fasses jouir encore aussi fort. Dis-moi quand et j'amènerais aussi mon frère ici pour que nous puissions faire l'amour à trois."
"Mais ton frère sera d'accord ?"
"Je sais comment le prendre et lui faire faire ce que je veux. Dis-moi seulement quand nous pouvons revenir."
"Demain matin, à la cloche du second quart."
"Nous serons là, n'en doute pas."
Mon plan avait réussi. Le lendemain, je pourrais goûter le corps sensuel et excitant du beau Carlo. Il me tardait déjà de faire cette rencontre. Le matin suivant, de fait, les deux frères furent à l'heure. Dès qu'ils entrèrent, Feliciano verrouilla la porte avec soin, et commença immédiatement à se déshabiller. Carlo semblait intimidé. Je me rapprochai de lui et commençai à le déshabiller pendant que Feliciano, déjà nu, m'en faisait autant.
"C'est vous qui commencez, les garçons. Je veux admirer comment deux frères font l'amour." leur dis-je.
Ils ne se le firent pas dire deux fois. Comme je l'avais imaginé, très vite, après qu'ils se soient mutuellement excités, c'est le cadet qui pénétra l'aîné, au plus grand plaisir des deux. Je me plaçais alors entre eux deux pour que Feliciano me prenne pendant que je pénétrais le beau Carlo. Je mis en œuvre tout mon savoir pour donner aux deux frères le plus grand plaisir. C'était vraiment très agréable, et quand ce fut fini, les deux frères, mais le plus jeune en premier me demandèrent quand nous pourrions le refaire de nouveau.
"Pendant toute la durée de votre voyage, sans problème. Venez juste dans ma cabine chaque fois que cela vous tentera."
Il en fut ainsi.
Quand nous fûmes en vue du port de Naples, nous vînmes tous sur le pont pour regarder la ville approcher, aussi bien ceux qui débarquaient que ceux qui, comme nous continuaient le voyage. Au bout d'un moment, Carlo me proposa, puisque tout le monde était occupé à contempler le panorama, d'aller dans ma cabine. J'acceptai immédiatement et tous trois, nous nous glissâmes sous le pont. J'avais à peine ouvert ma porte que je vis une fille, penchée sur ma malle ouverte et qui fouillait dedans.
D'instinct, je lui sautais dessus et je tentai de l'immobiliser. Elle réussit à s'échapper pour tomber dans les bras des deux frères qui entraient derrière moi et qui comprirent tout de suite que c'était une voleuse. Il s'ensuivit une brève lutte, mais à trois contre une, nous eûmes vite le dernier mot. Nous réussîmes à l'immobiliser, faisant tomber le foulard de couleur qu'elle portait sur la tête.
La regardant de plus près, je m'exclamais, "Mais, tu es Domenico Adeodato !"
C'était vraiment le garçon. Au sol, je vis un ballot, l'ouvris et trouvai dedans plusieurs objets volés, le butin qu'il avait pris dans les autres cabines. Je compris son plan, voler les passagers pendant qu'ils étaient sur le pont et, grâce à son déguisement, s'échapper sans être inquiété à l'arrivée à Naples.
Les deux frères suggérèrent de le livrer aux gardes du port pour être mis en prison. Mais j'eus une meilleure idée. Ce garçon avait vraiment un joli corps, et maintenant que nous l'avions entre les mains...
Je leur dis alors, "Non, écoutez-moi. Pour l'instant, nous allons le laisser dans ma cabine, ligoté et bâillonné. Nous porterons avec nous sur le pont les choses qu'il a volées. Nous dirons que nous l'avons attrapé pendant qu'il volait mais qu'il a réussi à s'échapper en se jetant à la mer sur l'autre bord. Et donc personne ne trouvera son absence étrange. Après nous pourrons nous amuser à la lui mettre dans le cul tant que nous voudrons jusqu'à Pise. Ne pensez-vous pas que c'est un bon plan ?"
Les deux frères consentirent immédiatement, amusés et excités.
Notre prisonnier pâlit et presque en bégayant, dit, "Non, s'il vous plaît, je ne l'ai jamais prise, je... je n'aime pas ça... je ne l'ai jamais fait avec un homme... Ne me faîtes pas ça !"
"Au contraire, comme ça, cela sera vraiment ta punition !" rétorqua Feliciano, content de mon plan.
Domenico nous supplia, avec presque des larmes dans les yeux, mais nous restâmes tous trois inflexibles. Je le laissai sur ma couchette, ligoté et bâillonné, fermai soigneusement la porte et revins sur le pont pour raconter la fuite du voleur et rendre son butin. La nouvelle suscita une grande émotion, mais chacun fut content de retrouver ses affaires.
Alors, pendant que le navire s'amarrait dans le port de Naples, nous revînmes dans ma cabine. Nous commençâmes par déshabiller complètement le garçon. Il avait un corps très agréable, puis pendant que les deux autres le tenaient étroitement, j'étalai du baume sur son petit trou vierge et l'empalai. Sans brutalité, mais sans tenir compte non plus de ses gémissements. Puis Carlo lui enleva son bâillon et lui présenta son outil, lui ordonnant de le sucer. Domenico serra énergiquement les lèvres et secoua la tête.
Feliciano lui passa alors un morceau de corde autour du cou en disant, "Si tu n'obéis pas, je vais serrer. Et si tu essayes de le mordre, je serrerai aussi. Comprends-tu, vaurien, voleur ? Suce !"
Domenico, comprenant que Feliciano ne plaisantait pas, ouvrit la bouche et recevant le pieu de Carlo, commença immédiatement à le sucer pendant que je pilonnai son petit cul. Dès que j'eus joui, ce fut le tour de Feliciano de l'empaler avec un réel plaisir, puis Carlo le prit en dernier, le remplissant également de sa semence.
Quand ils furent satisfaits, les deux frères s'en allèrent. Je m'assis alors sur le bord de la couchette, à côté de Domenico, toujours ligoté, et commençait à le caresser sur tout le corps. J'avais décidé de lui donner aussi du plaisir. Le garçon me regardait avec une expression à mi-chemin entre la fureur et l'humiliation. Impassible, je continuai jusqu'à ce que son corps commence à réagir. J'utilisai aussi mes massages érotiques, et quand son outil fut bien érigé, je me penchais sur lui et le suçai. Je continuai ainsi jusqu'à ce qu'il jouisse.
Je lui dis alors, "Tu as dis que c'était ta première fois avec un homme... Tu vas voir que tu vas t'y habituer et que tu aimeras ça. C'est bien mieux que d'être enfermé en prison, tu ne crois pas ? Quand nous arriverons à Pise, je te laisserai partir, déguisé en fille, pour que personne ne te reconnaisse. Tu as tout à y gagner, non ? Mais jusque là, je vais profiter de ton corps toutes les nuits, puisque tu seras dans ma couchette. Je le ferai souvent, et parfois aussi avec mes deux amis. Un intéressant programme, tu ne crois pas, mon joli petit voleur ?"
Domenico, les yeux fixés sur la cloison, ne répondit pas. Les jours passèrent. Je lui apportais à manger et à boire, et je faisais souvent l'amour avec lui, faisant en sorte de l'exciter au maximum, et qu'il aime ça. Mes deux complices aussi, après les premières fois où ils avaient seulement profité de lui pour leur propre plaisir, commencèrent bientôt à l'inclure dans leurs propres jeux érotiques. Ainsi, petit à petit, Domenico ne fut plus capable de cacher le plaisir croissant que lui causaient ces permanentes stimulations sexuelles. Principalement la nuit, quand nous étions seuls, lui et moi, et de plus en plus souvent, il laissait s'exprimer les manifestations de son plaisir, au début seulement des gémissements étouffés, mais aussi m'incitant à le prendre et à le faire jouir.
Je décidai alors de prendre le risque et une nuit, je lui fis cette proposition, " Si tu jures de ne pas chercher à t'échapper, je te détacherai."
"Oui, je te le jure. Mais en fait, vers où veux-tu que je m'échappe, nous sommes en pleine mer. Tu m'as promis que tu me libèrerais à Pise. Tiendras-tu ta promesse ?"
"Bien sûr. Et continueras-tu à faire l'amour avec moi ?"
"Oui, je te le promets. Je ne pensais pas qu'entre, hommes, ça puisse être si agréable. Au début, je t'ai haï, je dois dire. Mais maintenant, je suis presque heureux de faire l'amour, surtout quand nous sommes seuls. Mais à quatre, ce n'est pas mal non plus... Mais tu es le meilleur. Tu es capable de me donner un tel plaisir, aucune femme n'a pu en faire autant. J'aime la façon dont tu me baises..."
Je le libérai et il commença immédiatement à me faire l'amour. Maintenant qu'il était libre de ses mouvements, de prendre des initiatives, c'était encore plus agréable qu'avant. Domenico ne chercha pas à s'échapper et resta enfermé dans ma cabine. Je dois aussi dire que, des trois garçons, c'était celui que je préférais. Il apprit aussi à sucer plutôt bien, mais ce qu'il préférait, c'était que je le prenne. Quand je le pénétrais, il devenait très excité et il était évident qu'il prenait plaisir à chacun de mes mouvements dans son petit cul ferme et encore très étroit.
Je lui avais aussi proposé de me pénétrer, et il essaya une fois, mais me dit qu'il préférait que je le pénètre, puis que je le fasse jouir dans ma bouche.
Pendant les derniers jours que nous passâmes à bord, il n'était pas rare qu'il ne me demande de lui faire l'amour. Je n'ai bien sûr jamais refusé.
A l'arrivé à Pise, après avoir débarqué, je me séparais de Carlo et Feliciano qui rentrèrent chez eux avec leurs parents. Puis je dis adieu à Domenico.
Le garçon me demanda, "Prends-moi avec toi, comme ton serviteur. Je ne volerai plus jamais, je le jure. Je veux continuer à faire l'amour avec toi."
"Non. Nous devons nous séparer ici. Tu trouveras un autre homme avec qui vivre, si tu aimes tant ça."
"Oui, je dois l'admettre, j'aime ça. Mais par-dessus tout, j'aime ta belle queue et ta manière de t'en servir en moi. J'aime la manière dont tu jouis de moi et dont tu me fais jouir. Je n'aimais pas Carlo et Feliciano autant que toi. Je ne leur aurais jamais demandé de rester avec eux... Je serai un serviteur fidèle, prend moi avec toi."
Je refusai de nouveau et nous nous séparâmes.
La dernière chose qu'il me dit fut, "Je suis triste que tu n'ais pas voulu de moi. C'est pour moi la vraie punition pour avoir essayé de te voler. Tu m'as fait découvrir comme c'était bon de faire l'amour avec toi, et maintenant, tu me renvoies. Oui, c'est sûr, je trouverai d'autres hommes, mais tu es celui qui a pris ma virginité arrière... Je ne t'oublierai jamais, Lorenzo."
C'est ainsi que nous nous séparâmes..."
"Vous avez aussi pris ma virginité arrière, Maître, c'est pourquoi je peux le comprendre..."
"Regrettes-tu que je l'aie prise ?"
"Non, bien au contraire, j'en suis heureux. Mais pourquoi ne pas avoir gardé ce Domenico ?"
"Parce que je ne lui faisais pas assez confiance, tôt ou tard, il se serait peut-être lassé de moi et il aurait de nouveau essayé de me voler. Je ne le connaissais pas assez."
"Je pense qu'il est impossible de se lasser de vous, Maître. Chaque fois que vous me prenez, c'est comme si c'était la première fois."
Lorenzo sourit, passa au-dessus de lui et commença à lui faire l'amour. Poletto le reçut avec un soupir de plaisir.
Ils étaient tellement occupés à se donner du plaisir l'un à l'autre qu'ils n'entendirent même pas passer le guet. C'était presque l'aube quand, ayant enfin rejoint leur orgasme, Lorenzo souffla la lampe et ferma les courtines du lit. Comblés, ils se couchèrent sur le vaste lit, témoin silencieux de leurs longues nuits d'amour passionné, leurs membres étroitement enlacés, et glissèrent dans un sommeil doux et réparateur, bercés par les pulsations de leurs deux cœurs qui semblaient battre au même rythme.