Lorenzo congédia le secrétaire Monsieur Florindo et monta enfin dans sa chambre. En entrant, il ferma la porte et vint auprès du lit où Poletto l'attendait en souriant. L'homme retira le drap qui couvrait le garçon et admira son corps nu, magnifique.
"Plus je te regarde et plus tu me plais." murmura t'il.
Poletto, avec une expression mutine lui répondit, "Alors, ne cessez jamais de me regarder, Maître."
"Aujourd'hui, à l'entrepôt, il m'a été difficile de ne pas venir et te toucher, tu sais ?"
"Je l'ai vu dans vos yeux. C'est pour ça que je suis parti aider Monsieur Felice. Si vous aviez continué à me regarder comme ça, il m'aurait été difficile de ne pas me rapprocher pour vous toucher."
"Mais tu peux me toucher, maintenant, qu'attends-tu ?"
Poletto caressa la braguette gonflée de Lorenzo, "Comme elle semble déjà dure !"
"Tu te contentes de le penser ? Pourquoi ne t'en assures-tu pas ?"
Le garçon délaça la braguette et en quelques mouvements libéra le membre durci qui jaillit immédiatement.
"Pauvre petite chose, je t'ai finalement libérée de ta prison, hein ! Tu voulais des caresses, non ? Mais maintenant, c'est ton Poletto qui va s'occuper de toi."
Il commença à la caresser, à la couvrir de petits baisers jusqu'à la sentir frémir.
"Pourquoi trembles-tu comme ça ? Tu as froid ? Viens te réchauffer alors !" s'exclama-t-il en la prenant entièrement dans sa bouche.
Lorenzo sourit au jeu, mais ressentit un plaisir intense. Il caressa la tête du garçon, se baissa pour caresser son corps, se penchant pour palper son beau appendice, dur et droit.
"Laisse-moi me déshabiller, mon garçon. Je veux te sentir avec tout mon corps."
"Non, non. C'est moi qui vais vous déshabiller. J'aime tant le faire." S'exclama le garçon en sautant du lit et en commentant aussitôt à s'occuper des vêtements de son Maître.
Comme il le dénudait, Poletto le caressait, l'embrassait, le léchait. Lorenzo en fut bientôt tout frissonnant. Il attrapa le garçon par la taille, le pencha contre le lit, écarta à deux mains ses petites fesses et se courba pour lécher vigoureusement son petit trou palpitant. Puis, se redressant, il posa contre le bout de son manche turgide et, avec une énergie contrôlée, il poussa, oscillant doucement pendant qu'il s'enfonçait dans le garçon. Poletto poussa son bassin en arrière, presque comme pour donner plus d'élan à cette intrusion souhaitée.
Quand Lorenzo fut à l'intérieur, il saisit de nouveau le garçon par les hanches et commença à le pomper avec enthousiasme. Puis il baissa une main pour se saisir de son membre érigé et le masturber à la même allure que son va et vient dans le petit cul. Ils étaient tous deux si plein de désir qu'en peu de temps, ce fut une symphonie de sourds et ardents gémissements. Puis ils montèrent sur le lit ou, enlacés, ils s'embrassèrent avec passion et tendresse.
"Pardonne-moi, Poletto, je n'ai pas pu résister..."
"Voulez-vous dire que je suis irrésistible, c'est cela ?" demanda le garçon en riant.
"Oui, c'est cela. Tu m'as ensorcelé, mon garçon. Heureusement que nous ne pouvons pas faire l'amour dans l'entrepôt ou j'en oublierais de m'occuper de mes affaires."
"Si c'était possible dans l'entrepôt, peut-être que vous vous lasseriez de moi, Maître."
"Non, c'est impossible ! Tu m'as fait retrouver la fougue de mes vingt ans. Tu es mon élixir de jeunesse."
"Et vous mon élixir de longue vie."
"Reposons-nous un moment et puis... Mon désir pour toi n'a pas disparu, tu sais."
"Pendant que nous nous reposons, me raconterez-vous votre histoire ?"
"Oui, Et donc... quittant Florence avec ma dernière lettre de crédit, j'achetai un cheval et un âne, sur lequel je chargeai tous mes bagages, et prenant la route qui passe par Bologne, je me dirigeai vers Venise. Je remontai la vallée de la Siève, puis le Mugello. Passant Pietramala, j'entrai finalement sur les terres du Pape. Je passais le col de Raticosa, puis je descendis vers Mongidoro, je m'arrêtai dans une auberge.
L'aubergiste me demanda, "Avez-vous l'intention de traverser les Apennins, demain ?"
"Oui, sûrement."
"Seul ?"
"Oui ,pourquoi ?"
"Je ne vous le conseille pas. J'ai entendu dire que la route est infestée de brigands. Vous seriez une proie facile et bien appétissante pour eux."
"Que me conseillez-vous de faire, alors ? Il faut bien que je continue mon voyage."
"Etes-vous si pressé ?"
"Pas trop... pourquoi ?"
"Nous attendons en provenance de Rome des escadrons de la Garde Papale qui vont à Bologne. Si vous pouvez les attendre et vous joindre à eux, cela sera plus sûr. Il vous suffira de glisser quelques pièces d'or à leur commandant."
"C'est un bon conseil. Et quand doivent-ils passer par ici ?"
"Avant la semaine prochaine à ce que je sais."
"Très bien, alors je vais les attendre ici, dans votre auberge."
Je n'attendis que trois jours l'arrivée des soldats. C'était trois escadrons de gardes suisses, avec chacun son chef et un officier responsable de l'ensemble. Je parlai avec l'officier, le payai avec un peu d'or, et il me dit que je pouvais les suivre. Mais il me précisa que quand ils s'arrêteraient pour la nuit, je ne pourrai pas dormir dans leur camp, mais juste à la limite. J'acceptai, c'était mieux que rien.
Après que les soldats aient bu et se soient rafraîchis à la fontaine du village, ils reprirent leur marche et je me joignis à la colonne après le dernier escadron. C'était un joli spectacle que de regarder passer ces garçons costauds, à la peau claire, aux cheveux blond, tous habillés de bleu clair, leur hallebarde et leur casque brillant au soleil d'automne. J'en avais remarqué quelques-uns uns qui me semblaient vraiment beaux, mais je ne pouvais rien espérer avec eux, tant qu'ils étaient si bien encadrés. Je me contentais donc de les regarder et de fantasmer.
La colonne, progressant à pied avec armes et bagages, avançait lentement. Au soir, nous étions en vue de Loïano. Ils s'arrêtèrent pour dresser le camp et dressèrent les tentes pour que l'officier et les trois chefs puissent dormir. Ils allumèrent les feux, fixèrent les tours de garde et préparèrent le dîner. Restant à la lisière du camp, je déchargeai mon âne, entravai les deux animaux, accrochai un sac de fourrage devant leur museau, allumai un petit feu et ouvrant mes bissacs, je commençai à manger du pain avec un bon fromage, faisant passer ma nourriture avec un vin léger. A peu de distance, se tenant droit, à coté de sa hallebarde, il y avait un Garde Suisse. Il était un peu courtaud et pas très intéressant, mais par gentillesse, je lui offris quelque chose.
"Non, je n'ai besoin de rien. Un peu plus tard, mon camarade viendra me relever. Je pourrai aller manger mon dîner."
Du camp arrivaient des rires et des chansons. Il faisait déjà sombre. J'étalai mes couvertures, pensant à me coucher. Je vis deux lanternes arriver dans l'obscurité. C'était un chef accompagnant la relève. Un nouveau soldat releva la sentinelle qui rentra dans le camp avec le chef. J'étais assis sur ma couverture et, n'ayant pas envie de dormir, je contemplais le ciel étoilé, observant les constellations. Au bout d'un moment, une voix m'interpella. C'était la sentinelle.
"Messire ?"
"Oui ?"
"Si vous voulez dormir, vous pouvez le faire sans crainte. Je veillerais aussi sur vous. Vous ne courrez aucun risque."
"Merci mon garçon. Mais je n'ai pas sommeil. Ton chef t'as-t-il demandé de veiller aussi sur moi ?"
"Non, bien au contraire. Je n'ai pas à le faire, puisque vous ne faîtes pas partie de la compagnie. Mais comme je dois rester ici, ça ne me coûte rien de veiller sur vous, et je le fais volontiers."
"Je te remercie, c'est bien gentil. Puis-je t'offrir un coup à boire ?"
"Juste un peu, je n'ai pas le droit de boire pendant la garde, vous savez, mais juste une gorgée..."
Je m'approchais de lui avec ma gourde et le lui tendis. Je le vis alors de face, il avait la figure d'un ange, il était vraiment beau. Tellement que je fus tenté de l'embrasser. Le garçon but juste une gorgée et me rendit le flacon.
"Quel est ton nom ?" lui demandai-je.
"Gustav, messire. Et vous, comment vous nomme-t-on ?"
"Lorenzo."
Nous discutâmes un moment. Puis, me sentant fatigué, je lui souhaitai une bonne nuit et je me glissais sous ma couverture, à juste deux pas de lui. Gustav de temps en temps faisait quelques pas, peut-être pour se tenir éveillé. Pendant que m'endormais doucement, je regardais sa silhouette svelte et virile. Au bout d'un moment, je le sentis se rapprocher. Je gardai les yeux fermés. Il s'accroupit à coté de moi.
"Dormez-vous ?" me demanda-t-il dans un murmure.
Je ne sais pourquoi, je ne répondis rien. J'avais les yeux à peine entrouverts, et je pus voir qu'il me regardait avec attention. Puis sa main effleura légèrement mon visage en une sorte caresse. Il laissa passer une sorte de soupir imperceptible et se redressa. Je me demandai pourquoi il m'avait fait cette sorte de caresse et pendant quelque instants j'espérai qu'il fasse quelque chose avec moi. Mais j'étais déjà presque endormi et, décidant de ne rien faire, je glissai dans le sommeil.
Au cœur de la nuit, je fut réveillé par un besoin pressant. Je me levai.
Gustav murmura, "Un problème, Messire ?"
"Non. Juste un petit pipi."
"N'allez pas trop loin, dans le noir vous pourriez trébucher. Faîtes-le par ici. De toutes façons, vous n'avez pas à avoir honte avec moi."
Je fis comme il me l'avait dit et j'eus l'impression qu'il me regardait. Je relaçai ma braguette et revins près de lui.
"Ça doit être ennuyeux d'être de garde toute la nuit, seul..."
"C'est vrai. Mais heureusement je ne prends de tour de nuit que tous les cinq jours"
"Si vous étiez deux, votre faction serait moins pesante..."
"Non, le règlement l'interdit. Et puis à deux, on pourrait commencer à discuter, ou même à jouer à des jeux, et alors nous ne ferions pas bien notre devoir."
"Jouer à des jeux ? Quels genres de jeux dans une telle obscurité ?"
Gustav rit doucement, puis murmura, "Vous savez bien... entre camarades, quand personne ne nous voit, il arrive parfois que nous jouions pendant un moment... nous sommes jeunes, et..."
Je pensai que j'avais saisi ce qu'il avait en tête et l'idée commença à m'exciter. Je pensai que l'affaire valait la peine d'être approfondie.
"Vous jouez aux dés ?" lui demandais-je en jouant la naïveté.
"Non, Messire, et même pas aux cartes. Vous devez comprendre que nous, les hommes de troupe, ne pouvons pas nous marier. Seuls les officiers le peuvent. Et donc, pendant au moins quatre ans, nous ne pouvons pas avoir de femmes. Quand nous sommes en ville, ceux qui aiment ça peuvent parfois se payer des filles. Mais pas très souvent, tant notre solde et faible. Alors, habituellement, nous... jouons entre nous, comprenez-vous ? Même en ce moment, il y a sûrement quelques-uns uns de mes camarades qui jouent dans les buissons. Il suffit de ne pas se faire voir pas nos chefs... Oh, ils savent bien que ça se passe comme ça, mais s'ils nous voient, ils doivent nous punir..."
"Et... aimes-tu jouer avec un camarade, ou tu préfèrerais le faire avec une prostituée ?"
"Oh non, je n'aime pas aller avec les prostituées. Je préfère mes camarades, surtout l'un d'entre eux..."
J'étais maintenant totalement excité, ce garçon me plaisait beaucoup. Mais je voulais y aller en sûreté.
"Mais toi... as-tu déjà avec été avec une femme ? Pour faire l'amour, je veux dire."
"Non, messire, je ne suis encore qu'un garçon. Quand j'aurais fait mes quatre ans, je reviendrais dans mon village et je devrai me marier avec la femme que mon père m'aura choisie."
"Quel âge as-tu ?"
"Dix-neuf ans, messire."
"Et parmi tes camarades, y en a-t-il un que tu préfères aux autres pour jouer ensemble ?"
"Un ou deux."
"Et qu'ont-ils de particulier, ces un ou deux ?"
"Ils sont plus doués que les autres. Et leurs corps sont beaux, comme je les aime."
"Et comment les aimes-tu... les corps ?"
"Un peu comme le mien... ou le vôtre, messire."
A cet instant, j'eus la certitude. Je tendis une main et le tâtais entre les jambes. Pendant un moment, il me laissa faire en souriant. Puis, de sa main, gentiment mais fermement, il repoussa la mienne.
"Arrêtez maintenant, messire. Je suis de garde."
"Un peu comme pour le vin, une gorgée et pas plus ?" lui demandais-je avec un sourire.
Il rit et acquiesça. Puis il dit, "Maintenant il faut retourner dormir ou vous allez trop me distraire. Votre compagnie et vraiment plaisante, mais..."
"De ça aussi, juste une gorgée. Je comprends."
Le jour suivant, ils marchèrent toute la journée. Parfois, je pouvais voir Gustav, et, de loin, il me souriait. Nous passâmes Loïano et installâmes le camp plus bas dans la vallée. Au soir, la sentinelle arriva, puis la relève. Après avoir échangé quelques mots avec la sentinelle de nuit, qui était aussi un beau garçon, je déroulai ma couverture et me couchai dessus. Je m'endormis presque immédiatement. Je fus réveillé par un discret bavardage. Je regardai et vis que quelqu'un parlait à voix basse à la sentinelle. Puis la sentinelle s'éloigna vers le camp pendant que le nouvel arrivant venait vers moi.
Quand il fut à un pas de moi, il chuchota, "Es-tu réveillé, Lorenzo ?" C'est Gustav...
"Ah, c'est toi mon garçon ? Viens, je suis ici. Me vois-tu ?"
"A peine... Je suis là..."
L'ombre s'accroupit à mes cotés, et dans la vague lueur de la lune, je reconnus le séduisant profil du garçon.
"J'ai eu envie de venir discuter avec vous... Vous ai-je réveillé ?"
"Oui, mais je suis content que tu sois venu. Veux-tu du vin, puisque ce soir tu n'es pas de service ?"
"J'ai déjà suffisamment bu avec mes camarades... Il fait un peu frais ce soir."
"Tu peux te coucher ici sous ma couverture, avec moi..."
"Si ça ne vous ennuie pas..." murmura-t-il en se glissant promptement à mes côtés
J'étais déjà excité mais je ne voulais pas faire le premier pas. Il se tourna vers moi, sur le côté.
"Si mon chef découvre que je suis sorti du camp, j'aurai des ennuis... Je ne devrais pas être ici..."
"Mais... et ton camarade ? Il t'a vu..."
"Il ne me trahira pas, c'est un vrai ami."
"Mais s'ils te cherchent dans le camp ?"
"C'est peu probable... Et de toutes façons, ils penseraient que je suis dans les buissons pour me soulager ou avec un camarade pour..."
"Pour jouer ?"
"Oui, pour jouer." Répondit Gustav et finalement sa main descendit pour reconnaître ma braguette. "Mmmhh, elle est déjà si dure ! Avais-tu compris que je voulais jouer à ce jeu avec toi ?"
"Je l'espérais."
"Aimes-tu ce genre de jeu ?"
"Ne l'as-tu pas compris hier soir quand je t'ai touché ?"
"Oui, bien sûr. Je l'avais imaginé. Et tu me plais tellement, Lorenzo. Alors recommence à me toucher comme tu l'as fais la nuit dernière. Mon camarade est de garde et me fera signe s'il y a du danger."
"Ton camarade sait que tu es venu ici juste pour jouer avec moi ?"
Gustav rit et acquiesça. Pendant ce temps, il avait ouvert ma braguette et avait maintenant mon membre en main. Je fourrageais entre ses jambes jusqu'à ce que sa braguette soit également ouverte, et à mon tour je sortis son membre. Je me penchai sur lui et l'embrassai sur la bouche. Au début, il l'accepta mais resta immobile, puis il commença bientôt à me retourner mon ardant baiser. Après un moment, nous nous séparâmes pour respirer.
"Je n'ai jamais fait ça avec mes camarades ! J'adore ça !" s'exclama Gustav.
"Déshabillons nous et je vais te faire partager plein d'autres choses que tu vas adorer, tu vas voir !"
Gustav s'exécuta promptement et je l'imitai. Alors, gardant nos érections coincées entre nos ventres, je commençai à me frotter contre lui et à l'embrasser de nouveau.
"Comme c'est bon, Lorenzo ! Tu sais jouer à des jeux que nous ne connaissons pas... C'est excitant, comme ça..."
"A quoi jouez-vous, entre vous ?"
"Nous nous touchons pendant un moment, et quand elle est assez dure, nous nous enculons, d'abord l'un, puis l'autre."
"Et vous ne faîtes rien d'autre ?"
"Quoi d'autre ?"
Je ne lui répondis pas mais continuai à frotter mon corps contre le sien et à le caresser. Je descendis lentement en le léchant jusqu'à rejoindre son manche dur que je commençai à sucer. Ses doigts effleurèrent ma face, puis mes lèvres serrées autour de son membre frémissant.
D'une voix rauque, il dit, "C'est bon ! Ca m'excite, comme ça. Oh, comme c'est bon !"
"Tu ne le fais jamais avec tes camarades ?"
"Non. Je ne savais même pas que c'était possible de le faire avec la bouche. Comme c'est bon comme ça..."
"Si maintenant tu te retournes, toi aussi tu pourras me le faire. Tu es d'accord ?"
"Bien sûr que je suis d'accord !"
Nous nous suçâmes pendant un moment, puis je me glissais plus bas pour lécher le trou entre ses fesses et Gustav trembla comme s'il était la proie des fièvres. Je revins sucer son beau membre pendant que du doigt, je chatouillais son anus moite, et finalement nous jouîmes l'un dans la bouche de l'autre. Il toussa, tenta de se reculer, mais quand il vit que je ne le lâchais pas mais que j'avalais toutes ses giclées, il y retourna en m'imitant. Quand nous eûmes bu la dernière goutte, nous nous séparèrent. Nous nous embrassâmes encore sur la bouche.
"Quel goût étrange..." murmura-t-il.
Je lui caressai la joue, "Tu n'aimes pas ?"
"Non, je ne sais pas... ce n'est pas mauvais... c'est un peu comme du miel un peu âpre. Je ne savais pas que la crème des hommes était aussi bonne à boire. Dieu, quel bien tu m'as fait !"
"Crois-tu que tu puisses y retourner ? J'ai encore envie, Gustav, j'ai envie de te la mettre, et ensuite que ça soit toi qui me la mettes..."
"Bien sûr que je peux. Mais d'abord, caressons-nous encore et jouons avec nos bouches. Ça te va ?"
"Sais-tu que je suis content de t'avoir rencontré, Gustav ?"
"Moi aussi ! Tu m'as appris plus de choses en quelques minutes que mes camarades en quatre mois de jeux."
"Mais dis-moi, Gustav, comment fais-tu avec tes camarades quand vous vous enfilez les uns les autres ?"
"Comment le faisons-nous ? A quatre pattes, comme les chiens, bien sûr ou debout. Pourquoi ?"
"Parce qu'il y a plusieurs autre manières amusantes de le faire. Ce soir, je vais t'en apprendre quelques-unes."
Je commençais par le prendre de face, le faisant se coucher sur le dos et mettant ses jambes sur mes épaules. Puis après avoir joui en lui pendant que je l'embrassais sur la bouche, le gardant couché comme il était, je m'empalais sur son bel outil, m'agenouillant sur lui et me laissant lentement glisser tout le long. Puis je commençai à rebondir de haut en bas à un bon rythme, jusqu'à le conduire à l'orgasme. Gustav était réellement exténué de plaisir. Après avoir jouis tous les deux, nous nous caressâmes encore puis nous nous rhabillâmes.
"Tu sais, Lorenzo, je suis désolé de devoir déjà te quitter. Il est déjà tard. Puis-je revenir demain soir pour jouer encore avec toi. ?"
"Bien sûr, j'en serai ravi. Je t'attendrai. J'aime te faire l'amour."
"J'aime aussi beaucoup. C'est dommage que nous arrivions déjà à Bologne dans deux jours..."
"Ne pouvons nous pas nous rencontrer dans Bologne ? Je peux m'y arrêter quelques jours..."
"Je ne pense vraiment pas. Nous serons consignés dans une caserne, et je serais déjà content de pouvoir le faire discrètement avec quelques-uns de mes camarades... Mais demain soir, c'est sûr que je reviendrais te voir. C'est bien trop bon. Et puis tu m'en apprendras d'autres, n'est-ce pas ?"
"Mais demain soir, si ce n'est pas un de tes amis qui est de garde, comment pourrons-nous faire ?"
"Si la sentinelle est quelqu'un que je ne connais pas ou en qui je n'ai pas confiance, je demanderais à un de mes amis de la remplacer. C'est tout simple. Chacun de nous est prêt à accepter si un camarade s'offre pour prendre sa place. Ce n'est pas un problème, laisse-moi m'occuper de ça. Tu verras que demain, je serais encore là pour jouer, ne t'inquiètes pas, Lorenzo." Dit-il en souriant d'un air assuré, et il disparut dans l'obscurité, leste et silencieux.
Le jour suivant, nous dépassâmes le village de Pianoro. Quand nous posâmes le camp pour la nuit, par sécurité, j'explorai les environs pour trouver un endroit à l'abri. Peu après la relève de sentinelle, Gustav se glissa près de moi, souriant.
"Tout c'est bien passé. Un de mes amis est de garde. Quel dommage que ça soit notre dernière nuit..."
"J'ai pensé que pour cette dernière nuit, nous pourrions le faire trois fois, au lieu de seulement deux, si tu peux rester suffisamment longtemps."
"Oh, oui, Lorenzo ! Déshabillons-nous, vite, ne perdons pas de temps. J'y ai pensé toute la journée et j'ai bandé, tu sais ?"
"Attends, je vais te déshabiller et tu me le feras, c'est plus drôle. Et pendant que nous nous déshabillons, nous pourrons nous toucher l'un l'autre..."
La lune presque pleine, et la quasi-absence d'arbre me permirent de mieux voir la douce peau de Gustav. Il était vraiment beau et excitant. Quand nous fûmes nus, je le fis se tenir en face de moi et je lui appris à bien la mettre dans ma bouche. Les hauts buissons nous cachaient. Puis je le fis asseoir sur ma couverture, me levais devant lui et la mis à mon tour dans sa bouche. Nous échangeâmes ainsi nos positions jusqu'à être au bord de l'explosion, je le couchais alors avec moi sur la couverture et, déchargeant chacun dans la bouche de l'autre, nous bûmes avidement l'élixir de l'autre.
Puis nous nous pénétrâmes mutuellement, chacun à son tour, dans différentes positions, comme je le lui avais promis, il jouit deux fois en moi. Il était heureux. Après nous être embrassé pendant un long moment, et nous être dit plusieurs fois adieu parce que nous étions tristes ne nous séparer, nous nous séparâmes enfin, et il retourna dans le camp.
Le jour suivant, nous entrâmes dans Bologne où nos routes de séparèrent. Alors qu'il disparaissait par le portail de la caserne, il agita le bras de loin avec un large sourire.
Je m'arrêtais à Bologne pendant quelques jours, mais je ne pus le voir qu'une seule fois, et de loin, pendant qu'il était de garde au Palais de l'Archevêque. Je décidai finalement de reprendre ma route vers Venise."
"Cette fois, c'est plutôt le soldat qui vous a conquis que le contraire, n'est-ce pas ?"
"Oui, c'est vrai, c'est lui qui a fait le premier pas."
"Et il était beau, ce Gustav ?"
"Oui, plutôt beau. Mais par-dessus tout, il était frais et authentique, un garçon simple, mais pas un simplet. Oui, il me plaisait. Moi aussi, j'aurais aimé passer plus de temps avec lui."
"Et ça a du être beau de le faire dehors, sous la lune, pas vrai ?"
"Oui, c'était romantique. C'était aussi excitant parce que nous ne devions pas être entendus par les autres qui ne dormaient pas loin. Ca a été une agréable expérience."
"Mais maintenant, faisons l'amour, Maître... Je brûle de désir, savez-vous ?"
"Moi aussi, je suis plein de désir pour toi, mon doux Poletto, même si malheureusement nous ne sommes pas en plein air, nous pouvons jouer à ce jeu de la même façon, tu ne crois pas ?"
"Bien sûr. Mais je voudrais pouvoir le faire en plein air, sous la pleine lune ou encore mieux, en plein soleil. Chercherez-vous une occasion de le faire en plein air avec moi ?"
"Je te le promets. Mais maintenant viens ici, mon garçon..."