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histore originale par Andrej Koymasky


LES ÉMIGRANTS CHAPITRE 6
UN GARÇON DE CUISINE BEAU, BON ET DOUÉ

On était en 1928, et Alceo avait trente et un ans, quand il se présenta au restaurant un garçon de dix-huit ans pour demander s'il y avait du travail pour lui. C'était un garçon grand et mince, un blondinet aux incroyables yeux verts avec des paillettes d'or, et un air de chien battu qui lui fit éprouver de la tendresse. Il était vêtu d'une façon très pauvre, avec des vêtements ravaudés mais propres, et il avait un vieux sac en toile en bandoulière.

"Je regrette, garçon, mais nous sommes au complet pour le moment." lui dit Alceo, en se sentant cependant un peu mal à l'aise pour ce refus.

"Monsieur, je vous en prie... même pour un petit salaire, qui me permettrait simplement de manger et de trouver un toit... Je me contente de peu... ne me renvoyez pas, pour l'amour du ciel..." supplia le garçon.

"Tu n'es pas argentin, garçon. D'où es-tu ?"

"J'ai la nationalité argentine, monsieur, mais je suis né en Italie... Ma mère a émigré ici quand j'avais six ans..."

Alceo alors passa à l'italien : "Ah, mais je suis italien aussi. Et ta mère ?"

"Elle est morte il y a trois ans. On travaillait tous les deux dans la maison du Señor Gómez Avila de Rosario... qui après la mort de sa mère, m'a d'abord embauché à travailler pour lui, mais il y a un an, il a déménagé avec la famille au Mexique et donc je suis resté sans emploi."

"Et qu'est-ce que tu faisais pour lui ?" lui demanda Alceo.

"Le nettoyage et les courses. Ma mère par contre travaillait en cuisine."

"Quel est ton nom ?" lui demanda Alceo, de plus en plus incertain au sujet de son refus initial.

"Arturo Michelotti, monsieur."

"As-tu mangé aujourd'hui ? As-tu faim ?"

"Ce matin, j'ai mangé deux fruits, mais maintenant je sens un peu la faim..."

"Alors, commence par t'asseoir là, pour l'instant, je t'offre un déjeuner et on va parler un peu, en attendant..." lui offrit Alceo.

"Je vous remercie, monsieur. Vous êtes très gentil." dit le garçon avec une ébauche de sourire timide et reconnaissant.

Pendant que le garçon mangeait, Alceo parla encore un peu avec lui et, en attendant, il le regardait et il pensait que c'était un gars vraiment beau et qu'il avait de bons yeux. Il décida donc de le prendre, pour commencer, comme garçon de ménage et marmiton, de lui donner la petite chambre à l'arrière que lui et Pablo avaient utilisé jusqu'à ce qu'il trouve son appartement, et le payer avec les repas et quelque sou à tenir en poche. Si le garçon en valait la peine, il pourrait éventuellement en faire un aide cuisinier ou un garçon de salle.

Comme garçon, beau comme il était, et en uniforme, il aurait été très bien, mais peut-être que trois serveurs c'était trop. Oui, il pouvait être plus utile dans la cuisine... soit pour aider le cuisinier quand il allait faire les provisions, soit comme lave-vaisselle. Après il pourrait l'aider à nettoyer le restaurant lors de la fermeture ou de l'ouverture.

Quand Arturo eut fini de manger, Alceo lui fit sa proposition. Le garçon accepta immédiatement et pour la première fois il s'ouvrit dans un grand sourire reconnaissant et lumineux, qui émut presque l'homme. Alceo alors lui montra où il pouvait dormir et lui fit laisser là son sac, puis l'amena en cuisine rencontrer Italo, le cuisinier, à qui il le confia.

Alceo sentait de la tendresse pour ce garçon seul au monde comme, pour d'autres raisons, il l'était lui aussi. Il était assez honnête avec lui-même pour réaliser ressentir une certaine attirance vers Arturo, mais, à la fois pour son jeune âge, et parce qu'il ne lui semblait pas appropriée de profiter de la reconnaissance du garçon, il s'imposa de ne pas donner de l'espace à ce désir subtil. Ils se voyaient encore, de temps à autre, avec Ramiro et il n'avait pas vraiment besoin d'autre chose.

Le garçon travaillait dur, il n'attendait jamais qu'on lui dise quoi faire, il était attentionné et il trouvait toujours quelque chose à faire pour ne pas rester les bras croisés. Italo, le cuisinier, était satisfait de lui et commença à lui enseigner quelques préparations de base. Alceo, tandis qu'Arturo était hors pour faire quelques provisions de dernière minute, demanda au chef ce qu'il pensait du garçon.

Italo, après avoir fait les louanges d'Arturo, déclara : "Cependant, il y a une chose que... que je pense qu'il soit juste que tu saches, Alceo. Je suis presque sûr que le garçon est une tarlouze..."

"Ah oui ?" demanda Alceo, un peu surpris. "Et qu'est-ce qui te fait penser cela ?"

"Eh bien... il ne parle jamais de filles..."

Alceo sourit : "Il est encore jeune... et puis, même moi je n'en parle jamais..."

Italo secoua la tête avec une expression pensive : "Non, c'est normal pour les personnes adultes comme toi et moi qu'on n'en parle pas ; à l'âge d'Arturo, cependant, on ne parle pas d'autre..."

"En supposant que tu aies raison, penses-tu que cela peut être un problème ?"

"Non, peut-être pas, tant qu'il travaille bien, et Arturo travaille vraiment bien. Mais je voulais te mettre en garde. Tu sais que ce serait un problème si je ne me trompe pas, et si ça vient à se savoir. Je pense que nous devons garder un œil sur lui..."

"Mais, excuse-moi, à part le fait qu'il ne parle jamais des filles, il a par hasard essayé avec toi... ou avec d'autres, que tu saches ?"

"Mais non, pas ça. Mais quand on va ensemble faire des emplettes pour la cuisine, j'ai remarqué comme il regarde les beaux garçons, et comment il NE regarde jamais les filles, même celles qui lui font les yeux de rouget et qui le déshabillent des yeux..."

"Je n'ai jamais remarqué rien comme ça."

"Tu ne passes pas beaucoup de temps avec lui, comme par contre je le fais."

"Et si tu as raison, que penses-tu que je devrais faire, donc ? Tu penses que je dois lui parler ? Même s'il était comme tu le dis, tu ne penses pas qu'il le nierait ? Et si tu avais par contre tort, tu ne penses pas qu'il en serait offensé ?"

"Oui, c'est vrai. Je ne sais pas, peut-être que je me trompe. Mais je sentais que je devais t'en parler. Je pense que nous devons juste garder un œil sur lui..."

Alceo n'avait jamais pensé qu'Arturo pouvait être homosexuel, rien dans son aspect ou dans son comportement ne le faisait penser. Cette affaire lui donna une certaine agitation légère. L'attraction qu'il avait d'abord ressenti envers le garçon, se ralluma une fois de plus... cependant il se dit qu'il ne devait pas se mettre certaines idées en tête. Certes, le garçon lui plaisait beaucoup, surtout quand sur son joli visage fleurissait un sourire... Mais, s'il avait essayé d'emmener au lit Arturo, il lui aurait semblé profiter de lui...

Quelques jours plus tard, le restaurant fermé et avant d'aller dormir, Alceo et Arturo, restés seuls, commencèrent comme d'habitude à nettoyer les choses les plus urgentes, en laissant le gros pour le lendemain matin, avant l'ouverture.

"Bon, Arturo, maintenant nous pouvons aller dormir. Le reste nous le ferons demain matin."

"Je peux terminer même tout seul, dans la matinée, monsieur Alceo... si vous voulez vous reposer un peu plus longtemps. Maintenant, j'ai vu ce qu'il y a à faire et comment vous voulez que ça soit fait..." dit le garçon avec un sourire.

"Eh bien, oui... probablement tu peux t'en tirer tout seul." Alceo hocha la tête. "Es-tu heureux de travailler ici avec nous ?"

Arturo, qui était à deux pas de lui, le serra dans ses bras un court instant, puis le relâcha et fit un pas en arrière, rougissant. L'homme fut pris un peu au dépourvu par ce geste.

"Eh bien ? C'était quoi ce câlin ?" demanda-t-il, en essayant de cacher l'excitation que ce geste bref avait été éveillée en lui.

"Je voulais juste vous dire combien je suis reconnaissant et heureux de travailler ici pour vous..."

Alceo lui passa les doigts dans les cheveux, comme pour les coiffer même s'il n'y en avait pas besoin et dit, se sentant encore plus excité : "Tu es un bon garçon, Arturo..."

Le garçon s'appuya légèrement contre son corps et déposa un baiser léger sur la joue de l'homme : "Je suis tellement chanceux de travailler pour vous... Si heureux, monsieur Alceo, qui m'avez pris ici... Je ferais n'importe quoi pour vous... vraiment, quoi que ce soit..."

L'homme était excité de plus en plus et en lutte avec lui-même. Tous deux restèrent immobiles un instant, embarrassés, puis le garçon ceignit légèrement la taille d'Alceo avec un bras et l'homme fit courir ses doigts le long du dos du garçon, puis de nouveau dans ses cheveux. Arturo se pencha contre lui et déposa un baiser léger sur ses lèvres.

"Je, monsieur Alceo... si vous voulez... vous pouvez faire avec moi ce qui vous plaît le plus... même maintenant..." il murmura d'une voix brisée et il rougit comme un tison de braises.

Alceo sentit l'érection du garçon, mais en même temps il se rendit compte que maintenant le garçon pouvait sentir la sienne. En effet, Arturo se frotta contre lui et l'embrassa de nouveau sur les lèvres, en les desserrant et en y passant légèrement la langue.

"Vous pouvez me prendre, me faire vôtre, monsieur Alceo... s'il vous plaît... Je sais que je vous plais, je sens que vous me désirez... et je serais si heureux, si vous me vouliez comme votre garçon..." murmura-t-il, et il embrassa encore l'homme sur les lèvres.

Alceo lui rendit le baiser, puis s'éloigna un peu du garçon : "Je ne sais pas si nous devons, Arturo... Tu es encore si jeune... qu'en sais-tu de ces choses ?"

"J'en sais assez pour comprendre que je veux être à vous, que je voudrais que vous soyez mon homme et moi votre garçon. Et assez pour savoir que je ne vous suis pas indifférent et que vous aussi me désirez."

"Mais... tu as déjà eu un homme, toi ? Sais-tu vraiment ce que cela signifie ? Sais-tu combien il est difficile pour deux hommes de rester ensemble, ici chez nous... et d'ailleurs, partout..."

"Je voudrais vraiment être votre garçon... et ce serait notre secret, personne n'en saurait rien, non ? S'il vous plaît... prenez-moi... Je veux tellement être tout et seul à vous !"

Alceo ne répondit pas, ne dit ni oui ni non... il était évidemment incertain, combattu, mais fortement excité. Puis Arturo glissa sur ses genoux, ses mains sur le derrière de l'homme et, à travers la toile de la braguette, il frotta son visage contre sa forte érection.

"Oh... Arturo... Arturo..." murmura l'homme avec plaisir et caressa le dos du garçon, poussant doucement son bassin vers l'avant. "Vraiment tu veux... être mon garçon ? Es-tu sûr ? Je ne suis pas trop vieux pour toi ?"

Le garçon ne répondit pas, mais il mit ses doigts sur la braguette de l'homme, la déboutonna presque avec urgence, il l'ouvrit, puis il fit descendre le pantalon avec les culottes de Alceo juste assez pour découvrir ses génitaux turgescents et les baisa, les lécha délicatement. L'homme tressaillit, ferma les yeux et se rendit au garçon en poussant un léger gémissement de plaisir.

Arturo reporta les mains sur les fesses maintenant découvertes de l'homme et les caressa, tandis que sa langue descendait le long de la hampe et atteignit les fermes testicules contractés contre la racine du pénis, et il en prit un à la fois entre ses lèvres. Alceo frémit puissamment pour l'intensité du plaisir. Arturo revint en haut le long de la hampe de chair frémissante, jusqu'à ce qu'il atteigne le bout avec sa langue, et se glissa sous la peau tendue du prépuce, en tournant autour du gland gonflé.

Le garçon continua à donner du plaisir à Alceo un peu de temps, léchant et suçant le gland, la hampe dure, les testicules, jusqu'à fermer ses lèvres sur le bout du membre dur qu'il fit glisser lentement dans sa bouche et, centimètre par centimètre, vers le bas dans sa gorge, et enfin son nez pressa contre le buisson de l'aine du jeune homme, et les testicules se pressèrent contre son menton. Alors le garçon commença à bouger sa tête en arrière et en avant, en arrière et en avant, en serrant le membre dur entre ses lèvres, et en y remuant contre la langue, avec art, dans la bouche chaude et humide.

Soudain Alceo gémit bas, la voix rauque : "Oh, putain, Arturo... Je suis... Je suis... Je suis... je vieeeeens... oooohhh..." et quelques jets de semence dense giclèrent dans la gorge du garçon, qui recula un peu la tête pour permettre aux trois ou quatre autres jets de remplir sa bouche et il put les savourer avec plaisir, sans en laisser échapper une goutte, avant d'avaler le jus savoureux de mâle, sucré et salé.

Alceo haletait légèrement, en silence, en continuant à caresser les cheveux du garçon qui tenait le membre du jeune homme dans la bouche, en y passant sa langue et suçant légèrement, jusqu'à ce qu'il revienne progressivement à s'assouplir. Alors il le laissa glisser hors de ses lèvres et l'embrassa tendrement, restant agenouillé devant le patron, en attendant qu'il lui dise quelque chose.

Peu après l'homme fit lever le garçon, le prit entre ses bras et l'embrassa doucement, les yeux brillants : "Tu a été fantastique, Arturo... Où as-tu appris à sucer si bien ? Tu as déjà eu beaucoup d'hommes, toi ?"

"Non, un seul, vous êtes le deuxième, et ce n'était pas un homme c'était un garçon de deux ans plus âgé que moi... c'était le fils de mon vieux patron..." dit Arturo en rougissant, et il raconta à voix basse...

Arturo avait compris être homosexuel quand il avait treize ans. Dans le jardin du patron, le Señor Gómez Avila, il avait surpris le jeune jardinier qui était en train d'avoir du sexe avec une des servantes de la patronne et il se rendit compte que ce que l'excitait vraiment n'était pas la nudité de la jeune fille, mais celle du jeune homme. Il comprit immédiatement être «différent» !

Comment pouvait-il faire, quel traitement existait-il ? Il voulait «guérir» à tout prix de celle qu'il avait entendu dire être une maladie, ainsi qu'un péché mortel et un crime. Les premiers temps furent un enfer pour Arturo, il ne faisait que penser à ce que les gens disaient d'un maricon : pratiquement tous disaient que être homosexuel était une chose dégoûtante. Donc, il était convaincu que personne ne l'accepterait jamais s'ils savaient qu'il était excité par les hommes et pas par les femmes et donc il pensait qu'il lui fallait absolument changer !

Mais avec chaque mois qui passait, il réalisa combien il était absurde de se sentir différent et coupable : toutes les choses que les autres faisaient, il pouvait les faire aussi bien, donc il n'était pas tellement «différent» ; le seul point était le fait qu'il aimait les gars et les autres non. Peu à peu, il réussit à faire la paix avec lui-même et arrêta même de se considérer inférieur aux autres... Peu à peu, il s'accepta pour ce qu'il était. Il savait qu'il avait seulement à cacher ses préférences sexuelles. Il se demandait si par hasard il y avait d'autres comme lui...

Puis, quand il avait quatorze ans, un jour d'été, et vêtu juste d'un short, il était en train d'aider le fils du patron, Manolo Gómez Riva, de deux ans de plus que lui, à déplacer quelques meubles anciens dans le grenier de la maison principale. Manolo à un moment lui mit sa main sur le petit cul et le palpa ; Arturo se retourna, surpris, et l'autre le regarda avec un sourire amusé.

Puis Manolo lui effleura la poitrine nue, et Arturo frissonna au contact, et ferma les yeux, sans bouger. Alors Manolo le prit entre ses bras le tirant à soi... et l'embrassa dans la bouche. Arturo en était étonné, il n'avait jamais soupçonné que le fils du propriétaire était comme lui... Il se sentit incroyablement excité et heureux... et bientôt ils se trouvèrent complètement nus, sur un vieux matelas poussiéreux à faire du sexe : la première fois d'Arturo !

Cette fois-là fut juste la première de nombreuses rencontres secrètes ; Arturo sentait qu'il voulait un bien incroyable à Manolo, qui était tout pour lui, et tout ce que le fils du propriétaire disait, demandait... pour Arturo était la loi, était un devoir. Manolo, par contre, était seulement intéressé au sexe, il voulait juste s'amuser avec Arturo et baiser à son gré le beau petit cul, rien d'autre. Leurs rencontres secrètes durèrent deux ans, cependant, c'est à dire jusqu'à ce que Manolo avec sa famille ait déménagé au Mexique, et qu'Arturo resta sans travail.

Alors le garçon conclut : "Manolo... après que je le lui avais sucé, me le mettait tout dans le cul... ne voulez-vous pas le faire vous aussi, monsieur ? S'il vous plaît ? Cela me plairait tellement..." dit-il, et il rougit légèrement encore une fois, pour sa hardiesse.

Après avoir écouté le récit, Alceo lui dit : "Arturo... Je te désire depuis pas mal de temps, même si j'ai essayé de ne pas y penser... Oui, cette nuit, je vais te faire mien, et tu seras mon garçon, comme tu dis que tu le veux, que le tu désires... Allons-y, sur ton lit... Cette nuit sera toute à nous."

Il poussa le garçon dans la petite pièce où il y avait le lit, il lui enleva le haut des vêtements et le poussa à s'étendre sur le dos.

"Tu es vraiment très beau, Arturo ! Je suis heureux que tu veuilles être mon garçon..." lui dit-il, se sentant de plus en plus en proie à un désir ardent.

Il lui caressa les bras et le visage, les hanches et les jambes à travers le tissu des pantalons, il s'arrêta un peu sur la braguette gonflée, en la palpant gentiment, mais sans s'y attarder trop longtemps. Puis il s'accroupit entre les jambes du garçon, le fit s'asseoir, l'étreignit et l'embrassa sur les lèvres, gentiment et délicatement, pendant que ses mains exploraient sans cesse tout le corps du garçon.

Bientôt, leur baiser devint plus passionné et leurs langues dansaient tantôt dans la bouche de l'un tantôt dans l'autre. Puis Alceo suça un peu la lèvre inférieure du garçon, embrassa son visage, lui mordilla le lobe de l'oreille, il descendit sur le cou, puis sur sa poitrine. Il embrassa, mordilla doucement et suça les mamelons du garçon, en s'alternant sur l'un et sur l'autre pour quelques minutes, jusqu'à ce qu'ils soient durs et dressés comme deux petits pois chiches ; puis il reprit son voyage vers le bas, le long du corps du garçon.

Agenouillé entre les jambes écartées d'Arturo, il en caressait le ventre tendu et creux, puis il pressa son visage sur la braguette du garçon et serra doucement entre ses dents, à travers la toile, le membre dur. Arturo émit un léger murmure béat.

Puis Alceo descendit du lit et fit déplacer le corps du garçon de sorte que son bassin soit sur le bord et les jambes abandonnées dehors. Il ouvrit le pantalon d'Arturo, en le tirant par le fond, il le lui défila. Il commença à lui mordiller le membre, maintenant emprisonné uniquement par la légère culotte de toile, tandis qu'une de ses mains glissait à l'intérieur, par une jambe, allant jusqu'à ce que ses doigts commencent à fouiller dans le sillon entre les petites fesses. Arturo émit un bas "Ouiiiii..." plein de désir.

Alors Alceo lui défila aussi la culotte, permettant enfin au membre turgescent du garçon de se dresser libre, droit comme le mât d'un bateau... Il se mit à le lécher, baiser, grignoter, sucer mais sans jamais le prendre dans sa bouche. Il souleva les jambes d'Arturo et les fit poser sur ses épaules, puis se pencha pour lui lécher le périnée et, léchant et embrassant, il fit son chemin dans la rainure entre les fesses jusqu'au trou caché.

Pendant de longues minutes Alceo lécha et suça le trou du garçon. Sa langue se poussait dans le petit trou palpitant et Arturo se pressait contre lui, de sorte que la pointe de la langue le pénètre, en appréciant les sensations incroyables que l'homme lui donnait, et que Manolo ne lui avait jamais données.

Alceo continua à lécher et à tester avec les bouts des doigts d'une main le trou chaud enduit de salive, tandis que son autre main lui caressait le membre droit et les testicules contractés et durcis par le plaisir.

"Baisez-moi, monsieur Alceo... baisez-moi... Je ne peux plus attendre de sentir votre bite dure dans mon petit trou étroit... baisez-moi, s'il vous plaît..." murmura le garçon, en secouant la tête sur le matelas, à droite et à gauche, en proie à un plaisir incroyablement intense.

Alceo enfin se souleva sur ses genoux, il étala de la salive abondante sur son membre, écarta les petites fesses du garçon avec les deux mains, et pressa le gland sur le trou palpitant et en attente.

"Maintenant je te prends, Arturo... maintenant je te fais mien..."

"Oui..." répondit le garçon, en le regardant avec des yeux brillants.

Alceo se pencha un peu, prit le garçon par les épaules, le tirant contre son membre, se pencha encore pour l'embrasser à nouveau, et alors que sa langue envahissait la bouche de Arturo, son membre commença à envahir le tunnel chaud et à y glisser dedans, lent mais inexorable, fort mais agréable. Le trou du garçon était serré et palpitant et les deux éprouvèrent un fort plaisir et une agréable chaleur pendant que l'homme sombrait dans Arturo. "Dieu, c'est si beau, monsieur Alceo... Baisez-moi, s'il vous plaît... Poussez votre queue mâle, forte et dure toute à l'intérieur du petit trou de votre garçon..."

Alceo le serra à lui avec une plus grande force, sa langue plongea plus profondément dans la bouche de Arturo, et finalement le membre commença à lui bouger à l'intérieur avec vigueur et à vitesse croissante, en le poussant profondément dans le tunnel serré, chaud, puis en le tirant presque complètement dehors, le poussant de nouveau tout dedans avec force, puis en le tirant à nouveau, dedans dur et profond, puis dehors, de plus en plus rapide. Le bruit léger des testicules de l'homme battant contre les fesses du garçon à chaque poussée, mélangés avec un léger halètement des deux, c'était le seul bruit qui s'entendait dans la minuscule chambre. Plus rapide, plus énergique, encore plus rapide, l'homme le prenait avec grand plaisir.

"Oh, Arturo ! Tu es si étroit... tu es si doux... Bientôt, je vais te remplir avec ma semence et tu seras à moi ! Tout à moi !"

Le membre du garçon était en feu pendant qu'Alceo continuait à lui marteler dedans. L'estomac de l'homme frottait contre la tige dure d'Arturo de sorte que bientôt le garçon se sentit proche de l'explosion d'un orgasme fort. Arturo mit ses bras autour du torse de l'homme en se serrant à lui, tandis qu'Alceo se poussait en lui avec vigueur. Le membre du garçon tressaillit avec force et aussi son anus autour de la hampe de l'homme.

La combinaison des contractions emmena tout de suite le garçon à l'orgasme et son membre éclaboussa vigoureusement toute sa charge entre les ventres et les poitrines des deux. À chaque jet le trou du garçon se contractait avec force et cela également emmena le jeune homme au-delà du point de non retour, de sorte qu'Alceo aussi déchargea dans la profondeur chaude et accueillante d'Arturo, gémissant doucement pour l'intensité du plaisir.

Épuisé, Alceo s'écroula sur le corps du garçon qu'il tenait étroitement entre ses bras, restant enfilé en lui. Comme ils se détendaient tous les deux, ils échangèrent de tendres baisers. Le membre d'Alceo lentement glissa hors du réceptacle chaud du garçon.

Alors le jeune homme se leva, fit se coucher sur le dos Arturo sur le lit, et se coucha à côté, en le prenant entre ses bras et ses jambes et en l'embrassant.

"Maintenant, je suis votre garçon, monsieur Alceo ?" lui demanda Arturo dans un murmure, ému et heureux.

"Oui, tu es mon garçon, Arturo." dit-il en souriant et en lui caressant la joue. "Et donc plus de «monsieur», et pas de «vous»... C'est clair ?"

"Mais les autres... ils ne trouveront pas étrange que..."

"Je ne crois pas, notre relation restera un secret pour tout le monde. Nous sommes tous deux italiens, on peut tout simplement être devenus amis, pour d'autres, il sera donc naturel que on se tutoie, non ?"

"Comme tu veux... Tout et toujours comme mon homme veut..." sourit le garçon heureux.

Alceo réalisa qu'il n'avait jamais ressenti une telle douceur, un tel amour fort comme il le ressentait maintenant pour ce garçon. Ce ne fut pas seulement une belle baise, c'était quelque chose de plus. Plus passionnant, plus important encore...

Seulement alors, en repensant aux autres avec lesquels il avait fait l'amour, il repensa à Ramiro... et il se dit que si Arturo était devenu son petit ami, il ne devait ni ne pouvait continuer à avoir des rapports sexuels avec le bel employé de la Chambre de Commerce. Il devait lui expliquer que ce ne serait ni possible ni juste de continuer à avoir des relations sexuelles.

Après tout avec Ramiro il n'y avait que le plaisir d'avoir du sexe ensemble, il n'y avait pas de lien affectif réel, donc il n'y aurait pas de problèmes...


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