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histore originale par Andrej Koymasky


LA TAVERNE DU BON REPOS CHAPITRE 3
SOUS MAÎTRE BAYLEY GREENE

Le travail dans une taverne ou une auberge peut avoir aussi, parfois, des aspects agréables, comme vous le savez, même s'il y a à courir et trimer, spécialement en hiver quand les clients viennent boire pour se réchauffer le corps et l'âme, avant de se réchauffer sur un lit avec un des garçons à disposition.

Pendant la journée, il y avait habituellement moins de travail, car seuls quelques ivrognes ou quelques voyageurs de passage s'arrêtaient. Mais le soir arrivaient des hommes de Londres pour s'amuser et alors on devait courir. Aussi parce que souvent un de nous garçons devait suivre dans une des quatre chambres à l'étage supérieur l'un ou l'autre client pour le servir et lui permettre de défouler ses désirs... comme vous le savez bien.

Comme nous étions sur le chemin pour Canterbury, les pèlerins s'arrêtaient souvent chez nous en attendant d'aller restaurer leurs âmes, ils ne dédaignaient pas de s'accorder aussi un peu de détente à leur corps avec un ou l'autre d'entre nous garçons. La plupart des pèlerins, s'ils n'avait pas des démangeaisons sexuelles ou s'il préféraient les filles, s'arrêtaient au Tabard Inn : ceux qui choisissaient le Lonely Knight le faisaient parce qu'ici il y avait nous, les garçons...

Parmi les pèlerins il y avait de tout, du paysan au marchand, de l'homme d'église au chevalier, de l'artisan au soldat... et il y avait des jeunes dans la fleur des énergies physiques et sexuelles, des hommes d'âge mûr aux corps solides et agiles ou alourdis par trop de commodités et des vieux qui malgré tout ne renonçaient pas encore aux plaisirs du lit avec un garçon...

Parmi les autres clients du Lonely Knight, il y avait aussi des gens de Londres qui venaient tout simplement le soir, juste avant la fermeture des portes de la ville, juste pour prendre un d'entre nous garçons dans une des chambres, puis rentraient le lendemain matin en ville dès qu'on rouvrait les portes.

Parmi ceux-ci, cependant, il y avait parfois des couples de clients qui, en n'ayant pas la possibilité de partager un lit sans trop de risques dans leur propre maison à Londres, profitaient de l'auberge pour s'accoupler en sainte paix dans une de nos chambres.

Nous les garçons, quand on ne passait pas la nuit dans le lit d'un client, on dormait sur des paillasses que nous étendions dans le garde-manger derrière la cuisine. En plus de moi et Simon, qui était le bras droit de maître Bayley Greene, il y avait Jan qui était d'un an plus jeune que moi et Gavin d'un an de plus que moi.

Jan, au moins selon moi, était plutôt laid, seul ses cheveux blonds étaient vraiment beaux, ils encadraient son visage par des vagues douces larges, et il avait des yeux bleu clair qui suggéraient l'aigue-marine. Mais sinon, le visage était irrégulier, les dents en ruine... Mais il était toujours gai et très demandé, parce qu'il semblait qu'il savait y faire au lit.

Gavin était haut et mince, d'aspect discret, plutôt timide et fermé, taciturne. Mis à part sa taille, son aspect faisait penser qu'il avait du sang saxon, en fait, il avait des cheveux châtain très sombres et lisses, coupés au carré, et la peau un peu sombre. Ses lèvres avaient un pli qui le faisait sembler toujours triste, même si en réalité il ne l'était pas. Je ne l'aurais pas dit ni beau ni laid, en fait.

Simon était enfin à mes yeux le plus beau des trois, mais surtout il était le plus gentil. Il avait les cheveux châtains à peine ondulés, sa lèvre supérieure décorée par une légère moustache qu'il rasait de temps en temps, les yeux d'un vert feuille morte, limpides et sereins. Les lèvres, minces, étaient un tout petit peu pliés en haut aux angles, de sorte qu'il semblait sourire même quand il était sérieux. Il avait aussi un corps fort, proportionné. Simon était principalement demandé par les clients qui voulaient se le faire mettre... Il est né l'année de la mort du roi Edward I.

Peu à peu, entre Simon et moi, naquit une amitié particulière. En fait, il se souciait de moi, couvrant mes erreurs, et me donnait des conseils. Parfois, quand on était juste lui et moi, par exemple, quand on allait couper du bois pour la cheminée dans le hall ou le foyer de la cuisine, pendant de brefs arrêts pour reprendre haleine, on parlait beaucoup et peu à peu on se racontait notre vie jusque-là.

Simon était, comme moi, un fils illégitime. Son père avait été un prêtre, mais il avait été dépouillé de l'habit et chassé par l'église à cause de la vie dissolue qu'il menait, et les trop nombreux enfants illégitimes qu'il avait répandus dans les alentours. Pour obtenir le pardon, il alla aux croisades, et nul n'entendit plus parlé de lui.

Mais avant de partir pour les croisades, il avait fait accepter Simon, qui avait alors sept ans, comme serviteur dans un monastère bénédictin. Parce qu'il avait une bonne tête, quand il avait douze ans, il fut admis parmi les candidats et étudia pour prendre les ordres sacrés.

Là, il se lia d'amitié avec un novice de seize ans nommé Thomas, le plus jeune fils d'un baron, qui une nuit, quand Simon avait quatorze ans, l'avait séduit et ils étaient donc devenus amants. Leur histoire a duré un peu plus d'un an, jusqu'à ce qu'ils soient surpris par le maître des novices en pleine étreinte.

Comme punition, Simon avait été expulsé du noviciat, séparé de son bien-aimé, et renvoyé à faire le serviteur. Mais le moine, maintenant, en échange de la promesse de ne pas punir Thomas, exigeait de Simon ses services sexuels.

Simon s'était échappé du monastère quand il avait seize ans, parce qu'il avait entendu dire que Thomas n'était plus là, mais qu'il était revenu vivre avec sa famille, et aussi parce qu'il était fatigué du harcèlement du moine qui l'utilisait presque tous les soirs, avant en le baisant à son aise, pour puis le punir pour le péché qu'il lui avait fait faire ! Pendant un an, il avait survécu en vagabondant et en se vendant, jusqu'à ce qu'il avait été pris en service ici au Lonely Knight, et il était devenu le préféré de maître Greene.

"Mais ensuite, le patron s'est lassé de moi, parce que je me développais trop vite, mon corps était en train d'assumer des formes trop viriles, et je ne lui convenais plus. Mais il me garda ici, parce que je travaille dur et bien et aussi parce que parmi les clients il y en a qui veulent se faire mettre par un garçon qui fait la partie du mâle avec eux." m'a-t-il dit.

À moi, Simon plaisait beaucoup et je me sentais de plus en plus attirée par lui, mais je savais que Maître Greene ne voulait pas que nous fassions du sexe entre nous, parce que, disait-il, "vous devez conserver vos énergies pour les clients qui paient plein d'argent, et ne pas les gaspiller entre vous". Bien qu'il profitait souvent de moi.

En profitant du fait que nous étions seuls, parce que Jan et Gavin étaient dans deux chambres avec des clients, et que le maître ne m'avait pas fait aller dans la sienne, "Il ne me plaît pas de me faire enculer par le patron..." murmurai-je une nuit à Simon.

"Ce que nous aimons et n'aimons pas, mon doux Robin, malheureusement, ça n'a pas d'importance, pour nous les garçons de taverne..." me dit-il, en me caressant une main.

Je la tournai et je tressai mes doigts avec les siens. Je me sentais bien quand j'étais tout seul avec lui... Et plus les jours passaient, plus je sentais un fort désir de faire l'amour avec lui. Mais, comme Simon n'avait jamais essayé de faire quoi que ce soit avec moi, je m'étais convaincu de ne pas lui plaire, physiquement, ou que, de toute façon, il ne fût pas intéressé à moi. Donc, je me contentais de jouir de son amitié croissante.

"Je... je n'ai jamais fait le mâle... avec personne..." je murmurai. "Comment est-ce ? C'est bon ?"

"Ça te plairait ?" me demanda-t-il.

"D'essayer au moins une fois."

" Ça peut aussi être beau, surtout si ce n'est pas seulement... baiser."

"Et quoi d'autre, alors ?" je lui demandai, un peu surpris.

"Avec mon Thomas... il y avait aussi de l'affection... Donc on faisait tout avec amour, et pas seulement pour profiter de l'autre, mais pour lui donner le meilleur de nous-mêmes. Donc, il n'y avait pas entre nous deux un qui faisait toujours le mâle et l'autre pas. On le faisait indifféremment, l'un avec l'autre."

"Et c'était bon ?"

"Oui... c'était agréable et aussi gentil et bon..."

"Et ton Thomas, maintenant, te manque ?" je lui demandai.

"Je me suis résigné."

"Tu ne l'as jamais plus vu ?"

"Seulement dans mes rêves..." répondit-il avec une douceur triste.

J'aurais voulu l'enlacer, mais je ne le fis pas, parce que je craignais qu'il interprétât mal mon geste. Ou peut-être même trop bien, parce que je me sentais de plus en plus attiré par lui.

Pour moi, le moment le plus beau et le plus difficile était quand Simon me proposait d'aller au puits, à la nuit, pour nous laver. On se mettait nu et l'un des deux, chacun à son tour, puisait l'eau, et en versait un seau après l'autre sur le corps de l'ami qui se frottait vigoureusement, soit pour dissoudre et enlever la saleté, soit pour lutter contre le froid de l'eau et de la nuit.

J'avais remarqué que Jan allait se laver avec Gavin, Simon avec moi. Simon m'a dit que avant mon arrivée les trois se lavaient toujours tous les trois ensemble. Notre maître par contre ne se lavait presque jamais le corps, mais seulement les mains, les pieds et le visage, sinon parfois il allait se baigner dans la Tamise... et en effet il puait assez, surtout en été.

C'était une fin d'après-midi et le soleil allait se coucher, quand entra dans l'auberge un page, avec des robes qui avaient dues être belles autrefois mais qui étaient maintenant déchirées et surtout sales. Il demanda au patron si nous avions une chambre libre pour son maître, le baron Philip de Barbour, et aussi deux garçons à affecter à son service, pour la nuit.

Le patron lui dit qu'il préparerait une chambre, et qu'il n'y avait aucun problème pour avoir deux garçons pour le servir. Alors que le page retournait le dire à son seigneur, Greene nous expliqua que Sir Philip rentrait d'un voyage dans les possessions anglaises sur le sol français. À chaque voyage il s'arrêtait chez nous et il demandait toujours deux garçons parce qu'il aimait les regarder pendant qu'ils se baisaient l'un l'autre, mais lui il ne faisait jamais rien.

Alors que Gavin courait à l'étage pour préparer une chambre, battre le matelas et enlever la poussière, le baron entra, suivi par son page. Il s'arrêta à la porte, lança un salut à Greene puis me regarda longtemps.

"Je vois que tu as un nouveau garçon, patron." dit-il enfin, d'une voix basse de baryton et il alla s'asseoir à l'une des tables, tandis que Jan se précipitait pour y placer le meilleur siège que nous avions.

Sir Philip était un homme massif, grand de six pieds peut-être un peu plus, portant une armure complète, son casque sous le bras. Il mit le casque sur un banc à proximité, à côté du page.

Simon tout de suite posa devant lui une cruche d'étain avec une bonne pinte de notre meilleure ale, alors que le page était occupé à lui dénouer les cordons de l'armure pour la lui enlever, en en déposant les parties sur le plancher contre le mur.

Le baron avait un visage avec une expression si intense et fière qu'elle suscitait la crainte. La peau était légèrement bronzée, de la couleur de l'argile fine, il avait les cheveux brun clair, ondulés, longs jusqu'aux épaules et une courte barbe et moustache assez soignées. Les yeux sous des sourcils broussailleux et touffus, étaient profonds et sombres. Sous l'armure il portait une casaque verte et noire, bipartie, et la brague était aussi noire et verte, mais à couleurs inversées.

Comme il était assis près de la cheminée, où crépitait allègrement une souche, il ouvrit les cordons de la casaque et se l'enleva, en la remettant à son page, et il restait torse nu : il était large, musclé et recouvert par un duvet léger qui était plus touffu autour des mamelons et dans le centre, formant une ligne qui s'interrompait sur le nombril, et reprenait, en disparaissant au-dessous de la brague.

D'autres clients étaient en train d'arriver dans l'entre temps, et pendant que nous leur servions la nourriture et les boissons, la salle acquit une atmosphère de plus en plus bruyante et joyeuse. Je remarquai que sir Philip n'enlevait pas ses yeux de sur moi, pendant qu'il mangeait avec un appétit formidable et qu'il buvait. Le page semblait complètement absorbé par sa nourriture, il ne levait pas la tête du plat.

Pendant que j'apportai une seconde cruche d'ale au baron, je l'entendis chuchoter avec notre patron, qui lui disait : "... voudriez attendre la fermeture, parce que vous pouvez voir que nous avons beaucoup de clients..."

"Oui, oui, d'accord. Lorsque vous fermez tu m'envoies Simon et le nouveau..."

Il voulait Simon et moi... et pour nous regarder baiser... donc pour la première fois je pourrais, en fait, je devrais... avoir du sexe avec mon ami. L'idée m'excitait d'une part, et de l'autre me mettait mal à l'aise : je voulais certainement le faire avec Simon... mais pas devant d'autres... Mais ce n'était sûrement pas à moi de décider.

Quand je croisai Simon, je lui dis : "Le baron nous veut nous deux, là haut dans la chambre avec lui..."

"Bien." me répondit-il tranquillement, sans ajouter un mot, et il alla servir.

Plus tard, sir Philip se retira dans la chambre qu'il avait demandée. Son page, au contraire, resta dans la salle, apparemment assoupi. Bayley lui demanda s'il dormirait dans la chambre de son maître ou dans la grange. Le page lui dit que lorsque le maître se faisait envoyer les garçons dans la chambre, il ne voulait pas de lui dans celle-ci.

La nuit était avancée quand enfin l'auberge se vida et nous pûmes fermer. Alors Bayley nous donna deux lanternes et nous dit d'aller dans la chambre du baron. Simon et moi sommes allés frapper à sa porte. De l'intérieur la voix basse et forte de l'homme nous dit d'entrer. Comme on entrait, il sortit du lit. Maintenant il portait seulement la casaque et était jambes nues. Nous nous inclinâmes et il nous ordonna de poser nos lampes aux côtés du lit, il tourna derrière nous et ferma la porte avec le loquet, puis alla s'asseoir devant le lit, sur le coffre.

"tez vos habits l'un l'autre, très lentement !" ordonna-t-il, en appuyant son dos contre le mur. "Et dans l'entre temps caressez vous, palpez vous, excitez vous l'un l'autre. Vous ne devez pas penser à moi."

Nous commençâmes. Il n'était pas du tout facile de ne pas penser à lui, qui ne détournait pas ses yeux de nous, et dont les yeux brillaient d'un feu mystérieux. Cependant, nous exécutâmes ce qu'il nous avait demandé. Simon semblait calme, sur son visage flottait un léger sourire. Il ne se souciait pas, contrairement à moi, de l'homme pour qui nous faisions le spectacle, mais seulement de moi.

Moi, au contraire, je me sentais tiraillé entre le plaisir de pouvoir enfin faire ce que je rêvais depuis des mois et la présence silencieuse qui m'effrayait et m'embarrassait. Néanmoins, je commençais à m'exciter aux légers et agréables attouchements de Simon. Quand nous fûmes nus, nous avions tous deux une érection ferme.

"Sur le lit !" ordonna doucement Sir Philip.

On s'est mis à genoux. Simon me serra entre ses bras en me tirant à lui et ses lèvres cherchèrent les miennes. Dans un premier temps, n'ayant jamais été embrassé, je me raidis un instant, me demandant ce que je devais faire, mais ensuite j'ai simplement imité le Simon plus expérimenté... et je commençais finalement à oublier la présence du noble seigneur qui nous regardait.

J'ai trouvé que c'était très agréable de s'embrasser... Simon guida ma main entre ses jambes, je saisis son membre dur sentant un fort plaisir, et il saisit le mien, me faisant frémir. Nous commençâmes à nous branler l'un l'autre, en continuant à nous embrasser avec la langue profondément dans la bouche l'un de l'autre.

Puis, avec l'autre main, Simon commença à me frotter un mamelon. De mes lèvres s'échappa un léger gémissement de plaisir. Encore une fois, je l'imitai, et à l'aveugle je trouvai son mamelon dur, que je frottai entre index et pouce... Même Simon laissa échapper un court gémissement de plaisir. Je sentais le souffle de Sir Philip devenir lourd. Je tournai juste un peu mes yeux et je vis qu'il avait soulevé la casaque entre ses jambes et qu'il se caressait lentement la ferme colonne de chair, de très bonne taille, debout maintenant comme un mât de drapeau...

Simon me poussa sur le matelas sur mon dos et, avec les deux mains, me caressait tout le long de mon corps, de la poitrine jusqu'aux cuisses, en se concentrant sur les points les plus sensibles, assez pour me faire frissonner et sursauter. Il me regardait avec un léger sourire sur ses belles lèvres. Je continuais à le branler lentement, en le serrant légèrement.

"Simon... mets le lui dans la bouche..." ordonna le baron, d'une voix basse, vibrante d'excitation.

Simon se déplaça sur les genoux, se mettant à califourchon sur ma poitrine et appuya son poteau sur mes lèvres. Je levai la tête et le pris avec ma bouche. Simon se pencha en avant, posant ses mains sur le matelas et se soulevant un peu sur les genoux, commença à me le pousser dedans et dehors. Je compris que Simon m'avait fait mettre de manière que Sir Philip puisse bien voir tout.

Simon gémit encore pour le plaisir, quand je fis darder ma langue sur la couronne de son gland. Il me le poussa dedans lentement, jusqu'à ce que je l'aie senti me chatouiller la gorge. Puis il commença à bouger en haut et en bas, tout d'abord très lentement, en agitant son bassin. Je levai les yeux et vit qu'il me regardait dans les yeux. Son sourire s'accentua.

Au bout d'un moment, pendant que Simon accélérait ses mouvements, à mesure qu'il augmentait son excitation, nous entendîmes à nouveau la voix du noble client.

"Enlève-toi de dessous, garçon, va derrière Simon et mets le lui tout dedans !" ordonna-t-il.

Comme je glissai de sous mon compagnon, je regardais le baron : il avait des yeux comme des charbons, une de ses main s'agitait vigoureusement sur son mat, et l'autre fouillait sous ses testicules dans le pli entre ses fesses. Je me mis à genoux derrière Simon, entre ses jambes. J'ai essayé de le lui enfiler dans le trou, mais je ne semblais pas y réussir, mon pieu glissait de tous les côtés. Simon poussa une main derrière, il me le saisit et le guida sur l'objectif...

J'étais tellement excité et anxieux et ému et... que je tremblais et je me sentais comme des vagues de chaleur me monter dans le corps et exploser dans ma tête. Je poussai... poussai plus vigoureusement, en saisissant les hanches de Simon... et je sentis la chair de la paroi de l'anneau doux, céder à mon assaut, se rendre à mon bélier, se laisser conquérir.

Je commençais à pénétrer en Simon qui, quand il me sentit avancer en lui, enleva sa main et poussa en arrière ses fesses, pour faciliter mon invasion. Ce fut une avancée très lente, continue. Les parois souples de son canal enveloppèrent, chaudes, mon pieu... Les temples me battaient avec violence... mon souffle se fit haletant... je renversai les yeux et poussai avec toute mon énergie, oubliant complètement la présence de notre spectateur.

Mon pubis, enfin, fut fortement comprimé contre les fesses de Simon, et pourtant je poussais encore de toutes mes forces, presque en gémissant pour le plaisir.

"Fous-le... allez... encule-le..." ordonna Sir Philip à voix basse.

J'ai commencé enfin à m'agiter sur lui, en lui, avec vigueur, avec des coups forts et désordonnés... haletant et gémissant, presque avec urgence, de plus en plus vite... Je pouvais sentir l'excitation monter en moi comme le flot de crue d'un torrent au dégel...

"Allez... allez... allez..." m'incitait la voix enrouée et excitée de notre client, et il semblait venir de partout, résonnait en moi, même juste semblait venir de l'intérieur de mon corps, ma tête et mes entrailles...

Je sentais la sueur glisser sur mon corps, presque dans une caresse subtile et aiguë, tous mes sens étaient excités à la limite et finalement je fus saisi par un tourbillon, par un tremblement incontrôlé, et en lançant un cri faible, rauque, je m'enfonçai dans Simon vigoureusement et je me détendis, en sursautant, en retenant mon souffle, jusqu'à ce que je m'écroule sur lui, en aspirant bruyamment l'air qui était en train de me manquer.

Simon se laissa aller en bas et je lui restai dessus haletant lourdement. J'entendis comme venant de loin, une espèce de long gémissement comme d'un animal blessé, et je compris que le baron avait atteint l'orgasme. Et j'ai soudain eu honte pour le spectacle que j'avais donné. Un silence chargé de tension descendit dans la chambre, puis il disparut lentement.

Je m'ôtai de sur Simon et glissai sur le côté, couché sur le ventre, les yeux fermés.

Au bout de quelques minutes, la voix du baron ressuscita : "Très bien. Vous pouvez aller maintenant. Rhabillez-vous."

Je suis sorti du lit en me sentant fatigué, même épuisé. Sans regarder ni Simon ni Sir Philip, j'enfilai mon pantalon, mes chaussures, ma casaque. Notre client vint à côté de nous et nous tendit une pièce chacun. Nous nous inclinâmes et en silence, nous sommes sortis avec nos lampes, tandis que le baron mettait le verrou à sa porte.

Ma tête tournait, je me sentais bizarre. Une fois dans le garde-manger, nous avons vu que Jan était déjà sur sa paillasse, endormi, et Gavin manquait : il devait être dans la chambre d'un client. Nous nous étendîmes, nous avons éteint les lampes. Je sentis une main de Simon se poser sur mon ventre.

"Ça t'a plu." dit-il à voix basse.

"Je ne sais pas..." répondis-je, en me sentant étrange.

"Pourquoi ?"

"J'aurais voulu que... que ça arrive... d'une autre façon..." je murmurai, confus.

"C'est-à-dire ?"

"Il me semblait presque... tu sais... comme deux chiens que... Je suis désolé."

"Pourquoi ? À moi pas."

"Non ?"

"Non, même si je... eh bien... j'aurais préféré que nous soyons... toi et moi seuls... pour notre première fois..."

Ce « première fois » me descendit dans le cœur comme une caresse : "Il te plairait le faire à nouveau avec moi ?"

"Oui..."

"Mais pas ainsi..."

"Bien sûr, tout seuls..."

"Oui, mais... pas comme deux chiens en chaleur... Tu me plais, Simon, et... et ça fait un bout de temps que je le désire... mais pas ainsi."

Simon s'approcha de moi, me fit tourner sur le côté vers lui, me serra entre ses bras et m'embrassa légèrement, sur les lèvres ; à voix basse, il me demanda : "Comment, alors ?"

"Je ne sais pas... mais..."

"Comme deux... amants ?" Il suggéra doux, avec la voix si chaude qui me fit frémir.

"Non ?" je lui demandai.

"Oh oui, bien sûr. Oui... Moi aussi j'avais envie de... de toi."

"De me le mettre ?"

"Même. Mais de t'embrasser ainsi, de te serrer entre mes bras... de... de... de faire l'amour, en bref, pas seulement de foutre."

"Pas comme je l'ai fait avec toi, à l'étage..."

"On ne peut pas faire l'amour devant un étranger... et pas pour l'argent, ne crois tu pas ?"

"Mais tu... tu voudrais vraiment que nous deux..."

"Si c'était possible... si c'était juste nous deux..."

"Et pourquoi avec moi ?"

"Et pourquoi pas avec toi ? Tu me plais beaucoup... non... pas beaucoup, énormément."

"Habituellement, c'est toi qui, avec les clients, tu le mets, n'est-ce pas ?"

"Oui... Mais je savais exactement que Sir Philip t'aurait demandé de me le mettre."

"Mais... et pourquoi ?" je demandai, confus.

"Je pense que c'est parce que... il désire se faire mettre, mais ne l'admets pas. Pour cela, je pense, il n'a jamais participé... et il veut que le plus jeune baise le plus vieux. Je crois."

"Mais il te plairait me le mettre ? Et ça ne t'a pas dérangé de te faire mettre par moi ?"

"Ça me plairait, bien sûr. Mais ça m'a aussi plu. Toi à moi et moi à toi... ce serait bien si nous pouvions..."

"Et tu en as envie... maintenant ?" je demandai.

"Oui..."

Alors je m'affairai avec ma brague, je la déliai, la baissai et murmurai : "Viens !"

Il caressa mon cul, "Bayley ne veut pas, il nous l'a interdit."

"Il dort... et nous sommes dans l'obscurité... Allez !" je le suppliai.

Je l'entendis tripoter, puis venir tout contre moi par derrière... me prendre entre ses bras... commencer à pousser... et enfin je l'ai senti commencer à m'entrer dans...

Quand il fut tout dedans, il me mordilla le cou et demanda : "Tu vas bien ?"

"Oui... vas-y..."

Il commença à balancer d'avant en arrière le bassin... Ça me plaisait... et je sentais que pour Simon, pour lui donner du plaisir, pour le rendre heureux, j'aurais fait m'importe quoi. Je m'agitais légèrement, me poussant contre lui, en appréciant son solide et calme va-et-vient. Je n'avais jamais senti rien de semblable pour personne. Et cette fois, il ne me semblait pas du tout qu'on faisait comme deux chiens en chaleur, au contraire...

Quand il a enfin atteint en moi son propre plaisir, je me sentis particulièrement heureux et, pour la première fois dans mes jeunes années, je suppose, je pensais que la vie est belle...

Nous avons remis nos vêtements en silence, puis Simon chercha mes lèvres avec les siennes, m'embrassa légèrement et chaleureusement et murmura : "Bonne nuit, mon ami..."


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