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histore originale par Andrej Koymasky


LES ÉPREUVES
DE MODESTE
CHAPITRE 8
LE LIÈVRE À LA FOURRURE D'OR

Ayant salué le Seigneur des Castors, ils reprirent la route qui courbait vers le sud puis s'enfonçait dans la forêt vers l'est. Sortis de la forêt ils arrivèrent sur les rives d'une autre rivière. Ils en remontèrent la côte en suivant la route qui maintenant tournait vers le nord-est jusqu'à ce qu'ils arrivent à un grand pont en bois. Ils le parcoururent. Sur le côté opposé la route se dirigeait à nouveau vers le sud.

Ils étaient dans une large plaine entourée sur trois côtés par des bois. Presque au centre se trouvait un beau bâtiment entouré par une centaine de huttes. Comme ils approchaient ils virent que la maison avait les murs des façades recouverts de marbre précieux de cinq différentes nuances de jaune, formant une décoration à losanges. Le bâtiment avait une forme pentagonale et une tour à chaque coin, faisant ainsi penser à une couronne précieuse.

Quand ils sont arrivés aux petites maisons, ils virent des hommes qui étaient occupés à nettoyer les rues pavées à l'aide de longues branches feuillues.

Sincère demanda à l'un des hommes courbés pour balayer la route : "Qui vit dans ce magnifique palais ?"

L'homme se releva et dit : "Le seigneur de ces terres, le noble Cher Sise."

"Et quel est le nom de cette terre ?" demanda toujours Sincère.

"Once Pule. Mais laissez-moi finir le nettoyage de la route, notre Seigneur revient et doit trouver tout en ordre !" et il recommença à balayer la route.

Sincère se tourna vers Modeste : "Je suis certain que ce seigneur a le cinquième des trésors que tu cherches : le lièvre à la fourrure d'or. Cet homme a dit qu'il va revenir, de sorte que nous pouvons l'attendre à côté du portail d'entrée de son palais."

"Qu'est-ce qui te fait penser que nous pouvons trouver ici le cinquième trésor ?"

"Tu vois que les marbres couvrant le bâtiment suggèrent la couleur de l'or, aussi le nom de cette terre et de son seigneur, en anagramme, font référence à la richesse et l'opulence."

Ils s'assirent à côté du portail du bâtiment, sur la haute marche en pierre blanche avec des marqueteries noires qui entourait tout le bâtiment.

Il passa peu de temps, et ils virent arriver un homme sur un cheval blanc. Il portait une robe de soie jaune avec des boucles d'or, il était blond avec les cheveux longs à l'épaule, et son cheval avait de beaux harnais en or. Modeste et Sincère se levèrent et quand l'homme fut devant la porte du palais, ils le saluèrent.

"Bonne journée à toi, Cher Sise. Nous étions en train de t'attendre." dit Modeste.

"Bonne journée à vous, étrangers. Qu'est-ce qui vous amène à mon palais ?" demanda l'homme.

"Nous savons que tu possèdes le lièvre à la fourrure d'or. Mon roi, Valdemar, veut l'avoir."

"Et qui est ce roi Valdemar ? Je ne le connais pas. Pourquoi devrais-je lui donner mon lièvre à la fourrure d'or ? Qu'en aurais-je en échange ?"

Modeste et Sincère se regardèrent et ne savaient pas comment trouver une bonne réponse à cette question.

À ce moment-là, la porte de son palais s'ouvrit et en sortirent cinq jeunes esclaves nus. L'un d'eux se mit à quatre pattes à côté du cheval et Cher Sise démonta de la selle, en utilisant l'homme comme un escabeau. L'un des autres esclaves prit le cheval et l'amena dans le bâtiment, les quatre autres escortèrent leur maître qui était sur le point d'entrer ; mais sur la porte, il s'arrêta et se tourna vers les deux amis.

"Qu'on ne puisse jamais dire, cependant, que je refuse l'hospitalité à deux voyageurs étrangers. Venez, je vais commander à mes esclaves de vous préparer un agréable bain relaxant, un repas et un lit pour vous reposer avant de poursuivre votre voyage."

Sincère et Modeste le suivirent. Dès qu'ils furent entrés, la porte se ferma toute seule. Cher Sise les conduisit à travers chambres et salles, puis frappa de ses mains et immédiatement apparurent quatre serviteurs.

"Vous deux, accompagnez mes invités dans la salle de bains et assistez-les, puis amenez-les dans la salle à manger où je les attendrai. Vous deux, cependant, placez leurs bagages dans la chambre d'hôtes."

La salle de bain était au centre d'une grande pièce circulaire et de cinq embouchures d'or en forme de dauphins coulait l'eau chaude et parfumée. Les deux esclaves déshabillèrent Modeste et Sincère et entrèrent avec eux dans la vasque, où ils les lavèrent soigneusement, en leur faisant un long massage érotique. Puis ils les firent sortir et les essuyèrent avec de grandes nappes blanches puis leur pulvérisèrent un parfum léger. Ils leur donnèrent deux belles tuniques de soie jaune à se mettre.

Puis, à travers salons et couloirs, ils les conduisirent dans une pièce avec une table préparée. Cher Sise leur montra deux sièges de chaque côté, et quelques esclaves commencèrent à leurs servir des spécialités, chacune accompagné d'une boisson différente. D'autres esclaves commencèrent à jouer de la musique douce et d'autres encore dansèrent pour eux une chorégraphie très sensuelle.

Sincère demanda : "Le lièvre à la fourrure d'or est une statue forgée par l'homme ou un être vivant ?"

"C'est un être vivant, logiquement. Son poil croît sans cesse, donc je dois le tondre très souvent. Aussi, tout en mangeant des carottes tout à fait normales, ce qui sort de son corps après la digestion sont des grains d'or gros comme des noisettes."

"C'est un animal prodigieux en effet ! Tu nous permettras au moins de l'admirer ?" demanda alors Sincère.

"Ce sera un plaisir, mais après avoir reposé et avant de vous offrir le dîner."

"Tes esclaves sont tous très beaux." Remarqua Modeste. "Comment les as-tu eus ?"

"C'étaient des étrangers comme vous, et comme vous ils voulaient mon lièvre à la fourrure d'or. N'ayant pas été capables de me convaincre de le leur donner, ils ont perdu leur liberté et maintenant ils sont à moi pour toujours."

"Alors," Sincère intervint, "il y a une façon par laquelle nous pourrions te convaincre de nous donner le lièvre à la fourrure d'or."

"Vous pouvez essayer, mais maintenant vous savez quel risque vous courez. Je ne pense pas vraiment que vous me ferez une offre convaincante. Renoncez donc à votre demande et, après vous l'avoir montré, je vous laisserai aller."

Quand ils furent conduits dans la chambre d'hôtes, où avaient été préparés pour eux deux lits jumeaux dont la structure était faite d'or pur, ils se couchèrent, et Sincère dit : "Je crois que nous avons un moyen de lui enlever le lièvre aux poils d'or. Le magicien Chemin m'a aussi donné une citrine, dont la couleur est l'or, donc je suis sûr que je vais devoir utiliser cette pierre."

"Oui, mais comme vas tu l'utiliser ? Si Cher Sise ne veut pas nous la donner, je ne pense pas que ce sera d'accord à l'échanger avec une pierre de citrine. Toute sa richesse provient de cet animal."

"Je ne sais pas, mais je ne pense pas lui offrir la pierre en échange du lièvre. Comme tu le dis à juste titre, ce ne serait pas logique qu'il accepte un tel échange. Mais je vais prendre avec moi la citrine, et j'espère que quand on verra le lièvre aux poils d'or, j'aurai l'inspiration sur la façon d'utiliser la pierre précieuse que m'a donné le magicien Chemin."

"Jusqu'à présent, en plus d'utiliser la pierre, j'ai toujours dû avoir du sexe avec les gardiens du trésor. Mais Cher Sise ne montre aucun intérêt sexuel pour moi." dit Modeste. Puis il demanda : "Dans chaque rencontre, un autre élément a eu une certaine importance : C'était quelque chose relié aux numéros. Ici, à part le cinq qui revient souvent, et qui correspond au fait que ce soit le cinquième trésor, as-tu vu une autre combinaison de chiffres qui nous aidera à obtenir le lièvre à la fourrure d'or ?"

"Pas pour le moment, mais aussi pour ceci je me laisserai guider par mon instinct lorsque nous serons en présence de cet animal prodigieux."

Enfin deux esclaves arrivèrent les avertir que le prince Cher Sise les attendait dans le salon où il tenait le lièvre à la fourrure d'or et les guidèrent jusque là. Sincère avait pris de son sac la belle citrine qu'il gardait cachée dans une main.

Le prince les attendait à la porte du salon. Avant de les laisser entrer, il leur demanda : "Quand vous entrerez, vous verrez que l'animal vit tous les jour de l'an dans une grande cage avec des barres d'or à la section pentagonale. Avant d'entrer vous aurez à me dire combien de barres a la cage. Si vous me dites le nombre exact, je vais ouvrir et vous pouvez voir de près le lièvre aux poils d'or, sinon vous pourrez le voir seulement de loin, à travers les barres de la cage."

Sans réfléchir, Sincère dit : "La cage a certainement soixante-treize barres !"

Le prince le regarda abasourdi et demanda : "Comment t'as fait pour savoir leur numéro ? Si tu étais un magicien dans ton pays, ici dans le Monde Magique tes magies ne peuvent pas agir !"

"Si tu ne m'avais pas dit que les barres ont une section pentagonale, je ne l'aurais pas su." répondit Sincère avec un sourire.

"Je ne comprends pas..." dit Modeste.

"Tout simplement, puisque le lièvre aux poils d'or vit toute l'année, qui est trois cent soixante cinq jours dans une cage avec des barres pentagonales, qui est, à cinq côtés... il suffit juste diviser les jours d'une année pour cinq et on obtient soixante-treize, qui est un nombre premier."

Le prince fronça les sourcils, puis il sourit à nouveau et dit : "Eh bien, avant de pouvoir vraiment m'enlever le lièvre aux poils d'or, vous avez encore deux obstacles à surmonter... et je suis sûr que vous ne saurez pas les surmonter."

Ils entrèrent dans la grande salle circulaire. Au centre il y avait une grande cage en or, dans laquelle était le lièvre qui, à leur entrée les regarda et se dirigea loin d'eux.

"Il est presque temps de le tondre." dit le prince.

"Mais comment peux-tu le tondre si, comme je vois, il ne se laisse pas approcher ?" demanda Modeste.

"C'est parce qu'il voit maintenant des étrangers. Quand c'est seulement moi ici avec lui, il se laisse approcher sans problème et je peux le tondre à mon aise."

Sincère alors se pencha et, ayant atteint avec sa main presque jusqu'au plancher, il fit rouler la citrine vers le lièvre. Celui-la regarda la pierre, puis ayant effectué cinq grands sauts, il atterrit entre les bras de Modeste, qui le soutint, et il s'accroupit contre sa poitrine.

"Je dirais que le lièvre aux poils d'or a changé de... maître !" dit Sincère avec un sourire satisfait.

"Cela semble ainsi." dit le prince, "Mais je suis toujours le maître de cette maison, et je ne vous laisserai pas partirai d'ici. Mes esclaves vous l'interdiront."

"Tu es toujours le patron, maintenant que le lièvre à la fourrure d'or ne t'appartient plus ? Les hommes dans cette construction sont-ils encore tes esclaves, maintenant que tu n'es plus le maître ?" lui demanda Sincère avec un léger sourire. "Rassemble-les et voyons s'ils obéissent à toi ou à Modeste !"

"Vous ne pourrez pas sortir d'ici !" Cher Sise insista, confiant.

Il frappa de ses mains et par la porte de la chambre arrivèrent tous les esclaves du palais qui se disposèrent tout autour de la grande cage dans laquelle étaient les trois hommes.

Alors le prince dit : "Ces deux hommes et le lièvre à la fourrure d'or ne doivent pas quitter la cage !"

"Ouvrez-nous les portes et laissez-nous sortir !" ordonna Modeste.

Et voilà que certains des esclaves essayaient de fermer les portes et d'autres de les ouvrir et bientôt dans le salon régnait une confusion indescriptible.

Alors Modeste remit le lièvre à son ami Sincère et l'animal se coucha entre ses bras. Puis il alla devant Cher Sise, et dit : "Maintenant, je vais montrer à tous que tu es mon sujet."

Il s'enleva la tunique restant nu, puis prit le prince et essaya de le déshabiller. Tous se turent et regardèrent ce qui se passait dans la grande cage aux barres d'or. Cher Sise engagea un combat avec Modeste, mais celui-ci était plus fort et plus agile, et peu à peu il prit le dessus sur l'autre. Il réussit progressivement à le déshabiller, le força à se coucher sur le plancher, se trouvant au-dessus de lui en le tenant immobile et poussa son membre dur entre les fesses du prince.

Cher Sise essaya une dernière résistance désespérée, mais Modeste, tenant ses poignets aux côtés de la tête contre le sol, lui écarta les jambes avec les siennes, descendit sur lui avec énergie en se plongeant complètement en lui. Ensuite, en remuant d'haut en bas le bassin vigoureusement, il commença à lui marteler dedans à un rythme soutenu alors que le prince pleurnichait comme un animal blessé.

Mais bientôt les glapissements du prince se transformèrent en gémissements de plaisir, et il se mit à crier : "Oui, plus fort... plus fort... Oui, tu es le maître... Oui, baise-moi... baise-moi !"

Tous les yeux étaient fixés sur le couple qui s'agitait sur le plancher. Modeste s'aperçut que l'homme sous lui était en train d'obtenir un maximum de plaisir, et il s'agita en lui afin d'augmenter le plaisir mutuel, faisant légèrement balancer ses hanches comme il continuait à se déplacer vers le haut et vers le bas avec une énergie croissante.

Et voilà que Cher Sise émit un grand cri de plaisir, de jouissance, et son corps fut secoué par un orgasme fort et cela également déclencha l'orgasme de Modeste, qui, avec une dernière série de fortes poussées déchargea à l'intérieur de lui.

Pendant quelques minutes, dans le salon descendit un silence parfait, tout le monde était encore immobile comme si le temps avait cessé de couler. Les deux corps gisant sur le plancher ne bougeaient que par leur respiration profonde qui se calma lentement, revenant à la normale.

Puis Modeste se désenfila de lui, se leva et laissa même Cher Sise se relever. Donc, il ordonna : "Apportez ici toutes nos affaires et ouvrez les portes pour que moi et mon ami on puisse reprendre notre voyage. Quant à lui," dit-il, pointant vers Cher Sise, "il sera désormais esclave de ce palais et chef de tous les esclaves. Vous lui obéirez jusqu'à ce qu'un nouveau maître vienne. Ceci j'ordonne, je commande et je veux !"

Tous les esclaves s'affairèrent à exécuter les ordres de Modeste. Lorsque, ayant récupéré leurs biens et leurs vêtements, Modeste et Sincère furent rhabillés, les esclaves ouvrirent toutes les portes du palais en se mettant en une file et se prosternèrent pendant que les deux amis atteignaient la porte d'entrée et sortaient.

Ils traversèrent la ville et reprirent leur route, qui maintenant se dirigeait vers le sud, en avançant à nouveau dans un bois.

"Bon," dit Modeste, "il nous reste à trouver les deux derniers trésors, l'épée d'acier invincible sur laquelle se reflète le danger, et la lampe éternelle qui disperse les ténèbres. Mon roi, Valdemar, devra tenir sa promesse !"

Sincère hocha la tête, mais il se sentait triste, car il était de plus en plus amoureux de Modeste, même si sans espoir. Ceci, pensait-il, était son vrai test, celui pour lequel le magicien Chemin l'avait envoyé à accomplir cette entreprise de voyager aux côtés de Modeste. Chaque fois qu'il devait assister, malgré lui, à l'union sexuelle de Modeste avec les gardiens des trésors, au début il avait éprouvé seulement de l'envie, mais progressivement elle s'était transformée en une grande souffrance.

Il pensa avec une douleur anticipée aux deux dernières entreprises qui les attendaient et se demanda combien son cœur aurait encore à souffrir.


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