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histore originale par Andrej Koymasky


LES ÉPREUVES
DE MODESTE
CHAPITRE 9
L'ÉPÉE INVINCIBLE

Ayant traversé les bois, ils se trouvèrent en face d'une vue à couper le souffle : sur leur droite était un groupe de trois hauts volcans d'où sortaient des jets grands et minces de lave incandescente qui alors s'ouvraient comme des fleurs et descendaient en s'éteignant, semblable à un spectacle de feux d'artifice. Sur la gauche, continuait la forêt. Devant eux, il y avait une basse chaîne de montagnes grises, presque pyramidales, sans végétation.

Presque au pied de la chaîne de montagnes il y avait un bâtiment sombre de forme irrégulière, qui semblait construit avec les mêmes pierres des montagnes derrière lui, avec un toit à trois niveaux différents de tuiles rouges. De deux hautes cheminées un panache de fumée gris foncé sortait, qui après être monté de plusieurs pieds, se courbait vers l'est en deux bandes parallèles au terrain, et se dispersait progressivement dans l'air.

La route menait seulement à ce grand bâtiment. En approchant, ils virent que c'étaient en fait trois bâtiments de différentes tailles et hauteurs reliées autour d'une cour. Une haute grille ouverte en fer forgé menait à la cour. De la direction opposée à la leur allait et venait une procession d'hommes poussant des charrettes pleines de ce qui ressemblait à un rocher noir qui entraient par la grille et en sortaient vides. C'étaient tous des hommes très forts, nus en dehors d'un pagne étroit, et ils semblaient de la même couleur que les pierres qu'ils transportaient.

Arrivés à la grande grille, ils arrêtèrent un des hommes qui était en train de sortir avec la charrette vide et ils demandèrent : "Qu'est cet endroit ?"

"Ceci est le terreau Sispaunce de Maître Tofer forgeron et seigneur des quatre éléments." répondit l'homme et il reprit son chemin.

Alors, les deux amis arrêtèrent l'homme qui le suivait et ils lui demandèrent : "C'est ici qu'a été forgée l'épée en acier sur laquelle se reflète le danger ?"

"Maître Tofer vient de terminer de la forger." répondit l'homme, et il continua son chemin.

Ils en arrêtèrent un troisième et lui demandèrent : "Comment pouvons-nous rencontrer Maître Tofer ?"

"En ce moment il est dans sa forge, là à la gauche, qui est en train d'aiguiser la nouvelle épée. Entrez, et quand il cesse de travailler, vous pouvez lui parler, mais ne le perturbez pas jusqu'à ce qu'il ait remisé ses outils." répondit l'homme et il recommença à pousser sa charrette vide.

Sincère et Modeste traversèrent la grille. Sur la gauche se trouvait le plus grand des bâtiments, avec un grand portail fermé et une petite porte latérale. A main droite il y avait un long bâtiment bas avec deux portes et à la fin de la cour un immeuble de hauteur moyenne avec une grande porte ouverte, où entraient les hommes avec les charrettes pleines puis en émergeaient avec les charrettes vides. Tout semblait recouvert d'une lourde poussière gris foncé.

Modeste et Sincère essayèrent de pousser la petite porte à côté du grand portail fermé, qui s'ouvrit sans aucun bruit. À l'intérieur, il y avait quelques hommes autour d'une forge, eux aussi nus en dehors d'un étroit pagne noir. Six manœuvraient trois grands soufflets, deux tiraient l'eau d'un puits et la versaient dans un grand bassin en pierre, trois attisaient les charbons rougeoyants dans la forge, quatre y faisaient tournoyer des longues barres de fer avec les bouts incandescents et enfin un battait une barre sur l'enclume avec un lourd marteau.

Aucun de ceux qui étaient présents ne sembla remarquer les deux amis qui étaient entrés, et qui s'arrêtèrent an s'adossant au mur à côté de la porte, à regarder en silence les hommes s'affairer en travaillant dur. Le soufflage des soufflets, le débit de l'eau, les coups de marteau étaient les seuls sons qui remplissaient l'immense salle, en réverbérant sur les murs dans une cascade continue d'échos.

Sincère donna un coup de coude à son compagnon et lui montra une table placée contre le mur sur le côté opposé de la grande porte : il y avait six épées étincelantes, appuyées sur un grand coussin en cuir.

L'homme qui était en train de battre la barre de fer rouge, s'arrêta, la plongea dans la vasque de pierre pleine d'eau pure et avec un fort grésillement s'éleva un rideau de vapeur qui se dispersa dans l'air. Tous les autres arrêtèrent le travail. L'homme sembla alors remarquer les deux intrus.

"Qui êtes-vous, étrangers, et qu'est ce que vous voulez ?"

"Je suis Modeste, et lui est mon camarade Sincère. Nous sommes venus dans le Monde Magique pour rencontrer Maître Tofer et lui demander de nous donner l'épée invincible sur laquelle se reflète le danger."

"Je suis Maître Tofer, forgeron et seigneur des quatre éléments. Pour vous permettre de prendre et emporter ce que vous demandez, vous devez d'abord passer trois épreuves. Si vous réussissez, vous pouvez enlever l'épée, mais aussi si vous échouez même à une seule des épreuves, vous resterez ici comme mes esclaves et vous devrez aller à la montagne pour creuser le minerai et l'amener ici pour le faire fondre et faire les barres de fer que je dois travailler."

"Dites-nous, quelles sont les trois épreuves que nous avons à surmonter, Maître Tofer." dit Sincère.

Le forgeron les amena alors devant la table sur laquelle étaient les six épées qui semblaient être parfaitement identiques. Il les montra l'une après l'autre et en décrit le travail : combien de fois il avait replié et battu chaque barre pour en faire une lame, puis combien de fois il avait passé la cote à aiguiser pour en faire le fil.

"Voilà, bien que toutes les six épées soient redoutables, seule l'une d'entre elles est l'épée invincible sur laquelle se reflète le danger. Si vous m'indiquez laquelle c'est, vous aurez passé la première preuve."

Sincère lui demanda de répéter le traitement de six épées donc avec un geste sûr, il en indiqua une. Il dit : "C'est celle-ci, car tu as dit que tu as replié la barre huit fois, résultant ainsi deux cent cinquante-six couches Puis tu m'as dit que tu y as passé la pierre à aiguiser pour pendant vingt-sept fois par côté et par partie, ce qui signifie tu l'as passé pour cent et huit fois.

"Enfin, tu as dit que tu y as passé la plus fine cote une seule fois, mais en passant sur les quatre côtés pour la touche finale, ce qui donne un nombre total de 365, qui est, chaque jour de treize mois lunaires plus un. Les autres épées, en ajoutant les chiffres, donnent un résultat ou plus, ou moins grand, et le résultat n'a rien à voir avec les nombres magiques du temps. "

"Eh bien, oui, tu as choisi la bonne épée et tu m'as donné la bonne raison. Évidemment d'où vous êtes venus on connait la magie des chiffres et tu es rapide à calculer. Maintenant, la seconde épreuve : pour enlever l'épée de ce coussin et la mettre dans l'étui adapté, tu dois choisir entre ces six étuis." dit-il et lui montra six étuis en cuir robuste et doublés de velours, décorés chacun avec une pierre précieuse qui en constituait le fermoir et d'autres qui en décoraient la surface.

Sincère les observa minutieusement et il vit que l'une des gaines avait une monture vide, sans pierre ; il remarqua aussi que la monture vide avait été faite pour recevoir une pierre carrée. Alors, en souriant, il plongea dans son sac, il en sortit le cristal de pyrite parfaitement cubique et le plaça dans la monture vide : il y entra parfaitement.

"Celui-ci est l'étui juste, en effet il lui manquait cette pierre que j'ai apporté avec moi. Fixe-la dans la monture et enfile dans l'étui l'épée magique. Nous sommes prêts pour le dernier test."

"Nous allons d'abord dans nos logements, afin que nous puissions nous faire un bon bain rafraîchissant, puis avoir un peu de repos et un bon repas. Après cela, nous allons vous soumettre à l'épreuve finale." dit Maître Tofer.

Ils sortirent de la grande forge, ils traversèrent la cour et entrèrent dans le bâtiment bas qui était en face. Celui-ci était divisé en trois parties : à gauche, il y avait des lits, à droite la cuisine et les tables à manger, et au centre une grande salle de bains.

Maître Tofer et les quatre seigneurs de la terre, du feu, de l'air et de l'eau allèrent se laver les premiers dans le bassin, ils en sortirent nus et complètement débarrassé de la poussière grise. Après eux allaient même se laver les aides et en dernier les esclaves de la forge de Sispaunce.

Quand ils allèrent tous dans la Grande Salle pour le déjeuner, Tofer fit asseoir à sa table Modeste et Sincère. Dans la grande salle, il régnait une gaieté bruyante. Même Tofer et ses quatre assistants échangeaient des blagues, principalement basés sur des jeux de mots au sujet de leur travail.

Après le repas commun, tandis que les esclaves avaient une courte sieste, Tofer amena les deux amis dans un petit jardin qui se trouvait derrière le complexe des bâtiments.

"Eh bien, comme je l'ai dit, pour voir si vous vous en irez avec mon épée invincible sur laquelle se reflète le danger, ou si je gagne deux autres esclaves, il y a une épreuve de plus que toi, Modeste, devras surmonter. Chaque épée doit avoir son étui. Je veux que tu me dises quelle épée, doit aller dans quel étui."

Sincère demanda : "Mais ici, je ne vois ni épées ni étuis... comment mon ami peut te répondre ?"

Tofer rit et haussa les épaules, comme pour dire que même cela faisait partie de l'épreuve.

Modeste, se basant sur les cinq épreuves précédentes qui avaient été toutes basés sur le sexe, comprit à quoi faisait référence Tofer : le mot épée signifiait le membre viril, et le mot étui pouvait se référer a l'anus... Mais lequel ? De qui ? Le chef forgeron Tofer lui demandait d'être pénétré ou il voulait être pénétré? Il avait une chance de donner la bonne réponse au cinquante pour cent.

Alors il pensa: Anset l'avait pénétré, puis il avait pénétré Évi ; avec Deutrecus il avait fait un soixante-neuf, et Térélen et Atman l'avaient pris. Il avait pris Cher Sise... et maintenant, s'il ne me se trompait pas... il aurait du faire un soixante-neuf avec Tofer. Mais dans ce cas, ce serait leurs deux épées, et les étuis n'étaient pas leurs anus mais leurs bouches... Il était un peu perplexe. Ou peut-être Tofer avait parlé de l'épée et étui au singulier pour le tromper ? En réalité, cependant, il n'avait dit rien à propos d'une épée, il avait parlé d'une manière générale, sans vraiment préciser.

"Eh bien? Je suis en attente de ta réponse, Modeste." insista Tofer avec un sourire amusé, qui montrait comment le grand forgeron était sûr que Modeste ne pourrait pas surmonter cette épreuve.

Modeste alors, pensa à jouer d'astuce : "Tu m'as parlé d'une épée et d'un étui pour m'égarer, mais tu aurais du parler de deux épées et deux étuis..."

Il vit que Tofer pour un instant, avait perdu son sourire, puis essaya de prendre une expression indifférente, et dit : "Ne compte pas ce que j'ai dit, mais ce que tu vas faire."

"L'herbe me semble tout à fait douce, Tofer, et le temps est doux et agréable. Qu'en dirais-tu si toi et moi on se déshabille et on se met sur l'herbe... de telle sorte que chacun de nous peut prendre soin de l'épée de l'autre ?" dit Modeste, se sentant sûr maintenant d'avoir donné la bonne réponse.

"Par tous les sept grands dieux ! Tu es la première personne qui a passé toutes les épreuves ! Eh bien, l'épée invincible sur laquelle se reflète le danger est à toi ! Vous pouvez aller la chercher et vous en aller..." s'exclama Tofer mais Modeste perçut une étincelle de ruse dans ses yeux.

"Seulement après que nous nous soyons déshabillés et qu'on se sera donné du plaisir avec nos bouches, Tofer !" dit Modeste.

Le grand forgeron ferma les yeux un moment, puis soupira : "Qu'il soit ainsi !" et il commença à se déshabiller, immédiatement imité par Modeste.

Ils se couchèrent sur l'herbe fraîche et parfumée, sans perdre plus de temps, et ils mirent la tête sur l'aine de l'autre et commencèrent à se sucer l'un l'autre le membre.

Sincère les regardait et se sentait triste de voir celui duquel il était éperdument amoureux s'unir aussi a cet homme. Il comprit que cela était nécessaire pour la réussite de leur entreprise, mais encore une fois il se demandait pourquoi il devait souffrir ainsi.

Les deux sur l'herbe se sucèrent l'un l'autre avec art, en portant l'autre à des niveaux de plaisir de plus en plus élevés. Pourtant, se dit Sincère, aucun d'entre eux ne semblait vraiment apprécier cette union de sexe... Ou peut-être que son espoir lui montrait des choses qui ne correspondaient pas à la réalité ?

Comme les autres fois, Sincère aurait voulu fermer les yeux ou regarder ailleurs, ou même pouvoir partir, mais c'était impossible, et il dut regarder aussi cette union, voir les lèvres de son bien-aimé glisser en avant et en arrière sur le membre de Tofer et son membres disparaître et apparaître entre les grandes lèvres du forgeron.

Enfin, avec son soulagement, car cela marquait la fin de sa torture, les deux vinrent presque en même temps, l'un dans la confortable et chaude bouche de l'autre. Donc, ils se séparèrent, ils se levèrent, se rhabillèrent, et tranquillement retournèrent à la forge.

Tofer remis l'épée à Modeste, qui la ceignit, puis il accompagna les deux amis aux grandes grilles en fer forgé.

"Bonne route, Modeste. Bonne route, Sincère. Maintenant je vais devoir recommencer mon travail... Allez-vous en."

Les deux amis reprirent le chemin. La route pour un trait tournait vers l'est, puis retournait vers le nord, entrait dans une forêt qu'elle traversait à nouveau en direction de l'est, jusqu'à ce qu'ils arrivent à côtoyer une nouvelle chaîne de montagnes. Le soleil les illuminait en en tirant des dessin de lumière, et une fois de plus la scène était incroyablement belle, comme en tout point du Monde Magique.


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